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	<title>tecmagazin - Blog Armes, Tir, Chasse, Rechargement, Militaria... &#187; Rechargement</title>
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	<description>news &#124; articles &#124; vidéos</description>
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		<title>Guide Pratique du Rechargement par Alain Gheerbrant</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Jan 2010 12:01:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Robert P.</dc:creator>
				<category><![CDATA[A l'Affiche]]></category>
		<category><![CDATA[Rechargement]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le guide pratique du rechargement à l&#8217;usage des chasseurs et des tireurs rassemble pour la première fois sur DVD-ROM une bibliothèque de recettes inédites pour charger plus de 200 calibres d&#8217;armes rayées d&#8217;épaule ou de point et 2 500 balles avec les poudres françaises.
Cet ouvrage de référence décrit les cartouches modernes et anciennes et la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2010/01/guide_rechargement_manuel.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-727" title="guide_rechargement_manuel" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2010/01/guide_rechargement_manuel.jpg" alt="guide_rechargement_manuel" width="400" height="521" /></a></p>
<p>Le guide pratique du rechargement à l&#8217;usage des chasseurs et des tireurs rassemble pour la première fois sur DVD-ROM une bibliothèque de recettes inédites pour charger plus de 200 calibres d&#8217;armes rayées d&#8217;épaule ou de point et 2 500 balles avec les poudres françaises.</p>
<p>Cet ouvrage de référence décrit les cartouches modernes et anciennes et la pratique du tir, et vous explique comment recharger vos munitions d&#8217;armes de poing et d&#8217;épaule, pas à pas, dans le respect absolu des règles de sécurité.</p>
<p>Le Guide pratique du rechargement est l&#8217;outil indispensable de tous ceux qui souhaitent utiliser des munitions plus performantes, adaptées à leur arme comme à leur pratique du tir ou à leurs gibiers, pour tirer davantage à moindre coût et en toute sécurité.</p>
<p>Accédez enfin aux astuces et aux tours de main de professionnels expérimentés!</p>
<ul>
<li>Format 21&#215;27cm</li>
<li>176 pages</li>
<li>Nombreuses illustrations couleur</li>
<li>Broché</li>
<li>DVD-Rom (compatible Mac &amp; PC) </li>
</ul>
<p>Disponible dès maintenant chez votre armurier.</p>
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		<title>LLA ou l’Alox Liquide de chez LEE</title>
		<link>http://www.tecmagazin.fr/blog/2009/12/01/lla-ou-l%e2%80%99alox-liquide-de-chez-lee/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2009 13:30:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jl_scacchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[A l'Affiche]]></category>
		<category><![CDATA[Rechargement]]></category>

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		<description><![CDATA[
Nombreux sont les tireurs ayant pensé à couler leurs propres projectiles. Seulement il reste ensuite à les graisser de façon efficace afin de favoriser leur passage en douceur dans le canon de l’arme à laquelle est dédié le chargement… Là il faut reconnaître que les choses se gâtent un peu ne serait-ce qu’au niveau de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alox_Un-peu-dAlox-liqu.jpg"></a><a href="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alox_Un-peu-de-talc-apr.jpg"></a><a href="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alox_Lutilisation-de-l.jpg"></a><a href="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alox_La-sest-encore-pl.jpg"></a></p>
<p style="TEXT-ALIGN: left"><a href="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alox_Precision-25m-en-3.jpg"></a><a href="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alorx_Precision-25m-en-.jpg"></a><a href="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alox_7-x-64-a-100m-assi.jpg"></a>Nombreux sont les tireurs ayant pensé à couler leurs propres projectiles. Seulement il reste ensuite à les graisser de façon efficace afin de favoriser leur passage en douceur dans le canon de l’arme à laquelle est dédié le chargement… Là il faut reconnaître que les choses se gâtent un peu ne serait-ce qu’au niveau de l’investissement nécessaire à l’achat d’une presse à calibrer, de calibreurs, poussoirs et bien sur de lubrifiant.</p>
<p>C’est là qu’intervient la marque LEE en offrant une procédure abordable et à la portée de tout un chacun.</p>
<p>L’achat de mon premier bidon d’Alox remonte à une bonne douzaine d’années. A l’époque je rechargeais avec plus ou moins de bonheur pour mon COLT 1911 A1 avec des composants industriels et (déjà) plus ou moins disponibles. C’est justement à la suite d’une rupture de stock de mes projectiles favoris que je m’étais renseigné auprès des autres tireurs afin d’en connaître un peu plus sur le coulage des balles. Mon armurier attitré avait donc appelé l’importateur de la marque LYMAN afin de connaître le prix et les délais d’obtention d’une presse à graisser… Autant dire que le prix annoncé, comme le délai non connu m’ont incité à me tourner vers autre chose.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: center"><a href="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alox_Placer-les-balles-.jpg"><img title="lee_alox_Placer-les-balles-" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alox_Placer-les-balles-.jpg" alt="lee_alox_Placer-les-balles-" width="480" height="320" /></a><strong><em><br />
Placer les balles toutes neuves dans un récipient</em></strong></p>
<p style="TEXT-ALIGN: center"><a href="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alox_Un-peu-dAlox-liqu.jpg"><img title="lee_alox_Un-peu-d'Alox-liqu" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alox_Un-peu-dAlox-liqu.jpg" alt="lee_alox_Un-peu-d'Alox-liqu" width="480" height="320" /></a><br />
<em><strong>Un peu d&#8217;Alox liquide</strong></em></p>
<p>J’ai donc envoyé par la poste mon bon de commande dûment rempli accompagné de mon chèque de règlement (Internet n’était pas si développé que ça à l’époque). A l’arrivée du colis j’ai donc déballé le moule à balles en double cavité  et le calibreur à monter sur ma presse RCBS Rock Chucker accompagné de sa petite bouteille d’Alox liquide. Un demi-millier de projectiles plus tard et encore chauds, j’ai donc appliqué à la lettre le protocole décrit sur la notice d’emploi. Il suffit en effet de placer les projectiles à graisser dans un récipient (de forme ronde c’est mieux), de verser un peu d’Alox dessus et de les faire gentiment tourner afin qu’ils soient bien enrobés de lubrifiant. Une première petite astuce concerne l’épaisseur de l’Alox. S’il s’avère un peu trop dense il est possible de le délayer avec un diluant minéral. Pour ma part j’utilise un peu de pétrole lampant désaromatisé ou tout simplement un peu de White Spirit. Bien entendu il ne faut pas en mettre trop. Généralement l’équivalent d’une à deux cuillères à café suffisent pour une bouteille neuve.</p>
<p>Bon, une fois cette petite tambouille effectuée, il faut laisser sécher l’Alox. LEE préconise quelques heures de séchage à température ambiante avant d’effectuer le chargement. En fait l’Alox met un peu plus longtemps à figer et le type de container utilisé pour cette opération se révèle important, le plus adapté semblant être la boite en carton. Mais utilisé tel quel le produit présente quelques petits inconvénients. Le premier est qu’il reste tout de même un peu poisseux, même après plusieurs jours de séchage. En découlent les désagréments suivants, à savoir l’encrassement relativement rapide des jeux d’outils, les ogives qui se collent entre elles lors du stockage, la possibilité de contamination de la poudre dans les cartouches chargées… Mais comme tout problème a sa solution, il suffit lorsque l’Alox a un peu séché de verser un peu de talc sur les projectiles et de remuer doucement. On obtient alors une surface qui ne colle plus et les inconvénients évoqués précédemment se résolvent d’eux même. Et il ne reste plus qu’à répondre aux autres questions&#8230; </p>
<p style="TEXT-ALIGN: center"><img title="lee_alox_Un-peu-de-talc-apr" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alox_Un-peu-de-talc-apr.jpg" alt="lee_alox_Un-peu-de-talc-apr" width="480" height="320" /><br />
<strong><em>Un peu de talc après séchage&#8230;</em></strong></p>
<p style="TEXT-ALIGN: center"><a href="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alox_Un-peu-de-talc-apr.jpg"></a><a href="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alox_La-sest-encore-pl.jpg"></a><strong><em><img title="lee_alox_La-s'est-encore-pl" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alox_La-sest-encore-pl.jpg" alt="lee_alox_La-s'est-encore-pl" width="480" height="320" /><br />
</em></strong><strong><em>Là s&#8217;est encore plus prêt, et ca sent meilleur</em></strong></p>
<h3>Le calibrage, nécessaire ou pas?</h3>
<p>Si l’on se réfère aux documentations de LEE vis-à-vis de ses moules à balles, il est vrai qu’il est fait mention de l’inutilité de calibrage des projectiles micro rayés destinés à la lubrification par Alox liquide… Mais en même temps LEE livre son lubrifiant avec des manchons calibreurs alors… En fait c’est tout simplement l’arme employée qui décide. Dans le cas de mon 1911, le canon employé est un « drop in » de chez WILSON dont le diamètre à fond de rayures est de .4505 (11,47mm) pour lequel j’ai essayé les projectiles bruts de moulage et ceux recalibrés à .451 (11,49mm), diamètre qu’il affectionnait particulièrement lors de l’utilisation de balles du commerce. Dans son cas, les choses n’ont pas changé et c’est le diamètre de .451 qui donne les meilleurs résultats.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: left">La règle absolue en matière de projectiles en alliage de plomb nu est simple : il faut que le diamètre du projectile soit supérieur à celui du canon à fond d’âme. La fourchette de tolérances admise est serrée puisqu’elle est comprise entre -0 et + 5 centièmes de mm dans certains cas. Si l’on de ne respecte pas cette prescription, un emplombage rapide et une précision déplorable seront inévitablement au rendez-vous.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: center"><a href="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alox_Lutilisation-de-l.jpg"><img title="lee_alox_L'utilisation-de-l" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alox_Lutilisation-de-l.jpg" alt="lee_alox_L'utilisation-de-l" width="480" height="320" /></a><br />
<em><strong>L&#8217;utilisation de l&#8217;Alox liquide implique un nettoyage régulière</strong></em></p>
<p>Bien sur le chambrage est  un élément à prendre en compte et, généralement on peut charger des balles de diamètre supérieur à la norme du calibre tant que la chambre de l’arme accepte les munitions ainsi assemblées. Le passage dans le tube ou dans les chambres du barillet fait alors le reste. Il convient donc de connaitre les caractéristiques propres à chaque arme utilisée pour pouvoir faire la munition « qui va bien dedans ». </p>
<p style="TEXT-ALIGN: center"><strong><em><img title="lee_alox_Aux-deux-extremite" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alox_Aux-deux-extremite.jpg" alt="lee_alox_Aux-deux-extremite" width="480" height="320" /><br />
Aux deux extrémités, les projectiles aloxés</em></strong></p>
<h3 style="TEXT-ALIGN: left">Est-ce que les balles micro rayées sont obligatoires pour l’usage de l’Alox liquide?</h3>
<p>Et bien là la réponse est claire et nette : non ! On peut très bien utiliser de l’Alox liquide sur des projectiles qui ne sont pas, à priori, dessinés pour. Cela marche très bien et j’ai d’ailleurs utilisé cette méthode durant plusieurs années sur des balles LEE 358C–158-SWC (diamètre .358 avec gas-check, poids de 158 grains, forme semi-wadcutter) avec d’excellents résultats. Il faut simplement graisser avant la pose du gas-check dans le cadre d’emploi normal ou faire dans l’ordre qu’on veut si on saupoudre au talc un peu après. De la même manière, un peu d’Alox liquide sur des projectiles du commerce fait peut être du bien et certainement pas de mal.  J’ai d’ailleurs retenu la même combinaison pour le calibre .44 avec la balle LEE 429C-240-SWC.</p>
<h3>Et pour les armes d’épaul?</h3>
<p>Dans le cas des armes longues, qu’il s’agisse de carabine tirant des calibres d’armes de poing ou des cartouches spécifiquement développées pour les armes d’épaule, la même manière de procéder peut être employée. Chacun pouvant ensuite l’agrémenter d’un tour de main personnel.</p>
<h3>Une ou plusieurs couches?</h3>
<p>Là encore, LEE préconise d’enduire les projectiles d’Alox avant et après calibrage, si calibrage il y’a. En fait tout est fonction de l’épaisseur et de la quantité de produit. Je veux dire par là que si votre Alox est très (ou trop) dilué, la couche laissée sur l’ogive sera mince et si le calibrage est important, mieux vaudra réitérer l’opération… mais ceci implique deux temps de séchage avant emploi et surtout de procéder deux fois à la même opération. Il y’a le pour et le contre. Pour ma part je préfère en mettre un peu plus au départ et calibrer « léger ».</p>
<h3>Et le calibrage?</h3>
<p>Comme indiqué précédemment, LEE propose un système de manchon calibreur se vissant sur une presse de type standard. Il suffit alors d’insérer le poussoir livré avec à la place usuellement réservée au shell holder et d’y poser le projectile à calibrer. Une action sur le bras de levier de la presse fait passer la balle au travers du manchon, la resserrant au diamètre souhaité. Le système comporte plusieurs avantages : quelle que soit la forme du projectile, il est poussé par la base et ne nécessite aucune forme de poussoir spécifique. Quelle que soit la dureté de l’alliage employé le nez du projectile n’est pas endommagé. Enfin, la boite de stockage s’insère sur le manchon et sert de réceptacle aux balles tout juste calibrées, permettant un rendement très intéressant. Enfin, ce kit ne tient que peu de place dans l’atelier ou dans l’endroit dédié au rangement des outils de rechargement.</p>
<p>Toute médaille ayant un revers, l’utilisation d’une graisse non liquide nécessitera un graissage préalable plus long et les gas-checks (s’ils sont utilisés) devront être mis en place à la main avant d’être sertis lors du passage de la balle qui les porte à <span style="text-decoration: underline;">travers</span> du calibreur.   </p>
<h3>Bon, maintenant un peu d’essais</h3>
<p>Oui, expliquer c’est bien mais la partie pratique est tout de même la meilleure. Donc, pour ces essais j’ai tout simplement ressorti le matériel dans lequel j’utilise des chargements utilisant exclusivement ce type de graissage.</p>
<p>En .38 spécial et .357 Magnum, la cartouche me servant à l’entrainement au « fun shooting » comporte l’ogive 358TL – 158 – 2R. Il s’agit d’une balle expressément dédiée au « Tumble lubbing » ou lubrification par vibrage, donc à l’Alox. Un calibrage à .358 convient parfaitement à mon vieux et fidèle Smith &amp; Wesson modèle 27. Ces munitions devant être facilement contrôlables et suffisamment précises sont rechargées dans un étui de 357 contenant 0,45gramme de poudre Vectan A0 allumée par une amorce CCI standard. La longueur hors tout est de 41,55mm et la vitesse obtenue à 2m de la bouche est de 362m/s.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: center"><a href="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alox_Precision-25m-en-3.jpg"><img title="lee_alox_Precision-25m-en-3" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alox_Precision-25m-en-3.jpg" alt="lee_alox_Precision-25m-en-3" width="480" height="320" /></a><br />
<em><strong>Précision 25m en 357 à bras franc</strong></em></p>
<p>En 9mm parabellum, j’utilise également une ogive spécifique, la LEE 356TL – 124 – TC. Il s’agit d’une ogive tronconique de 124grs (8g) à méplat, poussée par 0,32g de Vectan A0 ou 0,25g de A1. L’allumage de la charge est confié à une CCI 500 standard et la longueur hors tout est réglée à 28,10mm. Dans mon SIG 2022 cette cartouche génère une vitesse de 312m/s, toujours à 2m de la bouche du canon. Vous avez remarqué ? Je n’ai pas parlé de calibrage. Tout simplement parce que les meilleurs résultats en précision sont obtenus sans !</p>
<p>En 45 ACP le moule utilisé est (encore) un spécifique, le LEE 452TL – 200 – SWC. Il délivre la balle semi-wadcutter de 200grs dont il est fait mention au début. Calibrée à .451, elle est poussée par une charge de 0,28g gramme de Vectan As allumée par une amorce Large  Pistol standard. Ce chargement génère une vitesse de 250m/s. La longueur hors tout est réglée à 31,55mm.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: center"><a href="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alorx_Precision-25m-en-.jpg"><img title="lee_alorx_Precision-25m-en-" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alorx_Precision-25m-en-.jpg" alt="lee_alorx_Precision-25m-en-" width="480" height="320" /></a><br />
<strong><em>Précision 25m en 45 à bras franc</em></strong></p>
<p>Effectivement j’utilise des balles spécifiques au graissage à l’alox dans mes armes de poing, mais pas exclusivement. Les semi-wadcutter à une seule gorge de graissage sont toujours d’actualité dans mon .357, mais celles de l’essai sont plus rapides à charger avec un speed-loader du fait de leur nez arrondi.</p>
<p>Enfin, pour l’arme d’épaule et pour l’entrainement au tir de chasse, j’utilise les rejets de coulée de mon moule LYMAN 287641 (balle de 160grs – 10,4g), graissés à l’Alox et calibrés à .285. Ces projectiles sont ensuite chargés en 7&#215;64 Brenneke dans un étui NORMA contenant 0,70g de Vectan A0 et une amorce Large rifle Standard à 82,70mm de longueur totale. Le tir est peu bruyant et très agréable, permettant la concentration nécessaire en stand, sans penser au porte-monnaie. S’agissant d’une munition uniquement destinée à l’entrainement, je n’en ai (toujours pas) mesuré la vitesse initiale.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: center"> <a href="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alox_7-x-64-a-100m-assi.jpg"><img title="lee_alox_7-x-64-a-100m-assi" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/12/lee_alox_7-x-64-a-100m-assi.jpg" alt="lee_alox_7-x-64-a-100m-assi" width="480" height="320" /></a><br />
<em><strong>7 x 64 à 100m assis san appui</strong></em></p>
<p>Je vous laisse apprécier les résultats obtenus sans appui avec ces chargements aux distances de 25m pour les armes de poing et de 100m pour l’arme d’épaule.</p>
<p>Bien entendu, les chargements communiqués sont sans danger dans mes armes mais il appartient aux rechargeurs désirant les dupliquer de respecter les règles de prudence.</p>
<h3>Les limites d’emploi</h3>
<p>Il y’a forcément des limites pour tout et pour ce qui concerne l’Alox liquide, la barrière d’arrêt se situe aux alentours des 480 &#8211; 500 mètres par seconde. Il s’agit bien sur d’une vitesse moyenne que l’on atteindra en chargements dédiés à l’arme d’épaule. Mais même à ce niveau cette limitation ne vaut que pour la partie précision de la chose, la sécurité n’étant pas mise en cause dès lors que l’on utilise des poudres adaptées. Il est bien certain que ce type de lubrification conviendra parfaitement à des chargements dits  « légers » destinés aux tirs situés entre 100 et 150 mètres, lorsque les vitesses atteintes permettent encore de grouper correctement. Dès lors qu’une utilisation un peu plus sévère est envisagée et que les vitesses initiales doivent passer la limite précitée, alors le choix des alliages, des poudres, graissages et amorçages deviennent très importants. Mais c’est un domaine d’emploi totalement différent…   </p>
<h3>Et à part ça, l’Alox ça sert à quoi?</h3>
<p>Et bien à part ça votre petit bidon de lubrifiant, car c’est avant tout un lubrifiant, peut vous servir à plein de choses ayant trait au bricolage. Enfoncer des vis dans du bois dur est beaucoup moins pénible lorsqu’on utilise une goutte d’Alox. Graisser un filet de boulon et attendre que l’Alox sèche pour le freiner légèrement n’est pas mal non plus. Et enfin, le fin du fin c’est de déposer le l’Alox sur sa chaine de tronçonneuse avant de s’attaquer à un bois dur. La coupe s’en trouve instantanément améliorée. Pour le reste, restons Français: Ayons des idée !</p>
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		<title>Rechargement Revolver d’Ordonnance 1892 St Etienne</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Jul 2009 18:00:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Leveque - picantin60@yahoo.fr</dc:creator>
				<category><![CDATA[A l'Affiche]]></category>
		<category><![CDATA[Armes]]></category>
		<category><![CDATA[Militaria]]></category>
		<category><![CDATA[Rechargement]]></category>

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		<description><![CDATA[Dès les années 1890, la France possède déjà un projet bien avancé, le renouvellement de son arme de poing réglementaire le 1873 en 11mm. La nouvelle arme sera un revolver de calibre 8mm doté d’un barillet tombant.
La production commence lors du dernier trimestre de 1892, l’arme connaîtra une carrière exceptionnelle, en production jusqu’en 1927, il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dès les années 1890, la France possède déjà un projet bien avancé, le renouvellement de son arme de poing réglementaire le 1873 en 11mm. La nouvelle arme sera un revolver de calibre 8mm doté d’un barillet tombant.</p>
<p>La production commence lors du dernier trimestre de 1892, l’arme connaîtra une carrière exceptionnelle, en production jusqu’en 1927, il sera encore en service dans les années 1970. Sans rentrer dans le détail de la production et de l’élaboration de l’arme, nous pouvons dire que peu d’armes auront fait l’objet d’une telle vénération. Symbole d’une industrie puissante et de qualité, le 1892 va s’inscrire dans les armes de la « revanche » contre notre voisin germanique.</p>
<p>Le 1892 va connaître une qualité de réalisation rare, d’une conception et d’un usinage qui encore aujourd’hui impose un respect certain sur le savoir-faire des ouvriers de cette époque. Cette arme est à la fois très moderne, avec un barillet tombant, un calibre réduit. Elle est aussi extrêmement simple, avec moins de 26 pièces et d’une robustesse à toute épreuve. Le mécanisme de l’arme est même disponible par une simple vis faisant basculer une plaque de recouvrement donnant accès à la mécanique (héritage du 1873) tout simplement génial.</p>
<p>Cette arme va connaître un destin or du commun, sa popularité est comparable à celle de notre Lebel, connaissant la colonisation, la police « moderne », la guerre de 1914 dès la guerre de mouvement à la boue des tranchées, la guerre du RIF, la seconde guerre mondiale, l’Indochine L’Algérie, cette arme terminera sa carrière dans les années 1970 avec des personnels de convoyage.</p>
<p>Le défaut principal de cette arme (le seul dirons ces partisans) le calibre. La cartouche de 8mm92 n’a pas en effet une valeur militaire exceptionnelle, le pouvoir d’arrêt et l’énergie de cette cartouche sont faibles, plus en tout cas que les munitions que déploieront les autres Etats. Mais le débat est toujours d’actualité, n’en demeure pas moins que ce revolver ne laisse personne indifférent, pour ma part c’est toujours avec la même admiration que j’admire un 1892, soit pour sa beauté et son état de conservation, soit pour la valeur historique de cette arme chargée de notre histoire et de notre patrimoine armurier.</p>
<p><img title="892_pic1" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/892_pic1.jpg" alt="892_pic1" width="400" height="304" /><br />
<em>3 revolvers 1892 réglementaires dans leur environnement.</em></p>
<p>Quelle que soit les critiques sur la munition, remettons la dans son contexte historique, cette cartouche a connu la notoriété du 357magnum  dans les années 1970, c’est dire !!<br />
De nombreuses copies ont été réalisées chambrant cette cartouche, encore une fois sans faire une étude poussée, nous pouvons nommer entre autre :</p>
<ul>
<li>Les « 1892 » civils de la Manufacture d’Armes et Cycles</li>
<li>Les revolvers belges (Type Nagant, type Hammerless, type « réglementaire »)</li>
<li>Les revolvers espagnols (copie de Smith et Wesson Military and Police et de Colt New Service) le plus souvent réalisé à Eibar et en commande pour l’armée française afin de palier au manque d’armes dès 1915&#8230;</li>
</ul>
<p><img title="892_pic2" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/892_pic2.jpg" alt="892_pic2" width="400" height="301" /><br />
<em>Etui réglementaire dit « simplifié »</em>     </p>
<p><img title="892_pic3" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/892_pic3.jpg" alt="892_pic3" width="400" height="299" /><br />
<em>Marquage de la Manufacture.</em></p>
<p>La cartouche de 8mm92 est aujourd’hui classée en 4ème catégorie, les revolvers également. La fabrication moderne de cette munition est relativement confidentielle, mais nous allons explorer les différentes méthodes pour pouvoir remettre en service notre revolver d’ordonnance.</p>
<p><img title="892_pic4" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/892_pic4.jpg" alt="892_pic4" width="400" height="297" /><br />
<em>Barillet tombant</em>    </p>
<p><img title="892_pic5" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/892_pic5.jpg" alt="892_pic5" width="400" height="298" /><br />
<em>Détail sur la qualité d’usinage</em></p>
<h3>La cartouche originelle de 8mm92</h3>
<p>Le projectile a un diamètre de 8, 30mm ,le même que le diamètre de la cartouche du fusil d’infanterie « Lebel 1886m93 », le banc à rayé est d’ailleurs identique. Cette caractéristique explique l’appellation « 8mm Lebel » qui désigne souvent la cartouche de revolver et non celle du fusil. Ce projectile de forme tronconique pèse 12gr.</p>
<p>L’étui mesure 27,30mm, l’amorçage est généralement Berdan. La longueur maximum de la cartouche est de 37mm.</p>
<p>Cette cartouche a d’abord été chargée à la poudre noire fine, 0,70 à 0,74gr avec une balle plomb.</p>
<p>Ensuite le chargement sera de 0,25gr de T Bis, poudre sans fumée avec un projectile cuivrée.</p>
<p><img title="892_pic6" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/892_pic6.jpg" alt="892_pic6" width="400" height="301" /><br />
<em>Détail de la carcasse</em>    </p>
<p><img title="892_pic7" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/892_pic7.jpg" alt="892_pic7" width="400" height="297" /><br />
<em>Marquage du canon « 1892 »</em></p>
<p>De nos jours il existe heureusement plusieurs solutions pour pouvoir sortir nos « 92 » sur le pas de tir et leur permettre de tirer. Profitons en pour rappeler que nos 1892 sont toujours classées en 4ème catégorie et que leur acquisition et détention nécessitent une autorisation préfectorale ad hoc.</p>
<h3>Trois choix s’offrent à nous pour le rechargement</h3>
<p>La modification de douilles d’origine, même si cette solution est compliquée et délicate je l’évoque. Il est toujours possible de modifier un amorçage Berdan en Boxer à l’aide d’un tour. Il s’agit en faite de reforer le couvre amorce, et de créer ainsi un nouveau logement d’amorce et un nouveau canal d’amorçage. Je ne m’étendrai pas d’avantage sur cette méthode, elle fonctionne (j’en ai fait l’expérience) mais est de loin la plus anecdotique !</p>
<p>La deuxième solution (la meilleur !) Trouver dans le commerce des douilles neuves et Boxer, si ça existe !! Il y a quelques années nous trouvions encore des douilles MEN neuves, laiton et boxer excellentent pour le rechargement (j’en ai entamé un lot il y a 3 ans et après 50 rechargements il n’a toujours pas montré de signes de fatigue…). Ces douilles sont aujourd’hui difficiles à trouver pour plusieurs raisons, d’une part la fabrication a été confidentielle et d’autre part les  tireurs se sont dépêchés de faire des stocks (pensons à l’avenir !). Néanmoins il doit certainement en demeurer dans les tiroirs de quelques armuriers. Notons à ce stade que FIOCCHI possède toujours au catalogue le « 8mm Lebel french revolver ». Cependant ces cartouches sont généralement indisponibles et se révèlent très médiocre au tir. Les douilles permettent plusieurs rechargements mais sont plus fines que les douilles MEN.</p>
<p>La troisième solution consiste à modifier des étuis de 32 20 Winchester qui eux sont disponibles partout pour une somme dérisoire. Ce très vieux calibre américain utilisé dans certaines carabines de type levier sous garde et dans quelques revolvers est de forme particulière, la douille présente en effet un épaulement et un collet. La modification de la douille est d’une simplicité déconcertante.  Munissez-vous d’un Case Trimmer et couper la douille de 32 20 W à la dimension d’une 8mm92 (environ 27mm) puis expandre le collet. Repasser la douille obtenue dans le recalibreur ad hoc et vous obtenez une douille totalement compatible avec le 8mm92 !!!</p>
<p><img title="892_pic8" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/892_pic8.jpg" alt="892_pic8" width="400" height="281" /><br />
<em>De gauche à droite cartouche réglementaire, cartouche rechargée avec balle BALLEUROPE cartouche manufacturée FIOCCHI, douilles de 32-20winch après transformation.</em></p>
<p>A ce stade nous avons donc des douilles (MEN, FIOCCHI ou 32-20 modifiées), reste à nous procurer des ogives, un jeu d’outils et de déterminer la charge utile.</p>
<p>Plusieurs fabricants proposent des jeux d’outils, RCBS, CH TOOL et depuis peu LEE. Notons que des tolérances particulières peuvent différer entre divers fabrications, notamment RCBS. Etant un inconditionnel du matériel LEE Précision, j’ai opté pour ce JO, d’ailleurs à moins de 40 euros le jeux d’outils c’est totalement imbattable, comptez une centaine d’euros pour un JO CH TOOL et 200 euros pour un RCBS. Le jeu d’outils LEE est livré complet avec 3 matrices classiques, une shell holder et une dosette.</p>
<p>Les projectiles sont très facilement disponibles, il est d’abord possible de couler soit même ses projectiles, nous nous bornerons à détailler les projectiles manufacturés.</p>
<p>FIOCCHI est le seul fabricant à proposer des projectiles blindés FMJ de 111gr. Mais comme pour les cartouches manufacturées, elles sont difficilement disponibles et coûtent particulièrement cher.</p>
<p>BALLEUROPE propose une balle plomb de 111gr, qui est relativement précise. Le plomb est de bonne qualité et la forme round nose semble convenir au pas de rayure. Ces ogives sont disponibles partout, la marque étant amplement distribuée sur le réseau armurier. Leur coût est plus que raisonnable, environ 40 euros les 500 ogives. Pour ma part se sont ces dernières que j’utilise principalement.</p>
<p>HAENDLER &amp; NATERMANN propose un projectile électro-cuivré de 96gr. La qualité de ces projectiles est réelle, mais je ne les ai pas à ce jour utilisé.</p>
<p>Le rechargement effectif ne pose pas plus de difficulté que le rechargement d’une munition de 38 spécial, le protocole étant le même. Il faut cependant respecter les poudres préconisées par les manuels, ainsi privilégiez les poudres A1 et A0 qui donnent d’excellents résultats.</p>
<p>La charge d’usage qui me permet de tirer les meilleurs résultats de mon arme est le couple A1 Balleurope, 0,22gr de A1 avec un sertissage assez marqué. Les sensations de tir sont idéal l’arme et les douilles ne souffrent pas, bref une bonne cartouche permettant à notre bon revolver d’ordonnance de retrouver les chemins du pas de tir.</p>
<h3>Avertissement</h3>
<p>Cette étude porte sur une arme dont l’auteur dispose et n’est pas applicable à toute arme de même calibre. Seule la méthode est applicable en fonction de l’état de l’arme et des composants. L’arme dans son intégralité devra être vérifiée par un professionnel. Il en va de même pour le projectile et la charge de poudre.</p>
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		<title>Modification de la contenance d’un tiroir de doseuse LEE</title>
		<link>http://www.tecmagazin.fr/blog/2009/07/16/modification-de-la-contenance-d%e2%80%99un-tiroir-de-doseuse-lee/</link>
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		<pubDate>Thu, 16 Jul 2009 16:09:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Robert P.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rechargement]]></category>

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		<description><![CDATA[Il existe plusieurs modèles de doseuse chez LEE. La plus simple étant la petite « Lee Perfect Powder Measure ». Plus simple et petite est plus que péjoratif, puisque LEE nous permet, avec cette doseuse, de faire l’acquisition d’un équipement d’exception d’une régularité impressionnante avec pratiquement tous les types de poudre. Cerise sur le gâteau, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il existe plusieurs modèles de doseuse chez LEE. La plus simple étant la petite « Lee Perfect Powder Measure ». Plus simple et petite est plus que péjoratif, puisque LEE nous permet, avec cette doseuse, de faire l’acquisition d’un équipement d’exception d’une régularité impressionnante avec pratiquement tous les types de poudre. Cerise sur le gâteau, elle ne coûte rien et sa fabrication en plastique anti-statique permet même son utilisation avec la PN pour les possesseurs de ce type d’arme.</p>
<p><img class="alignleft" title="auto_disk_mod_1" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/auto_disk_mod_1.jpg" alt="auto_disk_mod_1" width="400" height="304" />Le second modèle que LEE nous propose existe en deux versions : la « Lee Auto-disk » et la « Lee Pro-Auto-disk ». Ces deux modèles sont des doseuses spécialement adaptées aux presses « automatiques ». Le dosage de poudre est prédéfini en volume grâce à un jeu de disques comportant chacun 6 dosages différents. L’écart entre chaque dosage est assez faible pour permettre une approche convenable du dosage voulu.</p>
<p>Pour les dosages inférieurs a ceux proposés, Lee propose le « Lee Micro Disk » qui s’adapte sur la doseuse.</p>
<p>Ce petit kit fonctionne aussi bien que ses grands frères de plus grande contenance, et permet des dosages faibles en volume comme par exemple des rechargements de 1,2 grains en BA10 pour du 7,65.</p>
<p>Néanmoins, Lee a prévu que si un dosage précis ne correspondait pas à la gamme proposée dans ses « disques », il était possible d’utiliser le « Lee Adjustable Charge Bar ». Le dosage est réglable grâce à une molette modifiant le volume désiré. Attention cependant à ne pas l’utiliser dans le début de la plage couverte car la régularité n’est pas aussi bonne. Si le « Lee Adjustable Charge Bar » permet d’adapter avec précision la charge de poudre demandée, l’utilisation de plusieurs presses nécessite l’achat de plusieurs de ces tiroirs ajustables avec les risques que le réglage peut induire.</p>
<h3>Solution</h3>
<p>Une autre solution existe pour adapter un disque à une charge donnée ; la modification d’un tiroir. Cette solution simple et très efficace n’est bien entendu possible qu’à celui qui possède au moins deux jeux de disques sans quoi …</p>
<p>De par sa conception, chacun des 6 trous composant un tiroir a un profil légèrement conique. Le choix de ce profil par le constructeur est lié a deux choses : améliorer la « vidange » de la poudre lors du dosage et très certainement l’amélioration du démoulage de la pièce lors de sa fabrication. Qu’a cela ne tienne, nous allons profiter de cette caractéristique pour « réaléser » les disques, car la conicité des trous correspond exactement au profil d’une lime ronde conique.</p>
<p><img class="alignright" title="auto_disk_mod_2" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/auto_disk_mod_2.jpg" alt="auto_disk_mod_2" width="400" height="298" />Le matériel nécessaire pour ce travail est : une lime conique, quelques bouts de papier de verre en 125, 250 et 400  et un peu de couleur.</p>
<p>Il est évident que la modification d’un trou du tiroir doit se faire sans trop « y aller » sans quoi vous allez très vite dépasser le volume voulu … Un premier passage à la lime va vous permettre « d’aléser » en gros. La finition se faisant à l’aide d’un bout de papier de verre enroulé sur la lime. Il est important d’adapter le sens de rotation de la lime afin de « coller » le papier de verre a celle-ci.</p>
<p>Cette finition se fera en plusieurs étapes du plus gros grain au plus petit permettant ainsi d’avoir un ajustage précis du volume mais surtout de retrouver un poli miroir de la paroi afin qu’aucun grain de poudre ne puisse y rester accroché.</p>
<p>Une fois le bon volume trouvé, il est important de marquer le trou ainsi modifie sans quoi la gestion des disques ne sera plus possible. Un coup de « tipex » dans  le creux gravé du volume est suffisant mais l’utilisation de plusieurs couleurs différentes peut s’avérer nécessaire si l’on dispose de plusieurs jeux de disques ainsi modifiés.</p>
<h3> </h3>
<h3><img title="auto_disk_mod_3" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/auto_disk_mod_3.jpg" alt="auto_disk_mod_3" width="400" height="296" /></h3>
<h3>ATTENTION</h3>
<p>Il est bien entendu nécessaire, lors de l’ajustage du disque, de régulièrement contrôler la charge à la balance. Pour ce faire, je vous invite à remonter le disque sur la doseuse et de faire plusieurs prises de dosage en condition réelle c a d en manipulant la presse comme si vous rechargiez. En effet, les vibrations de la presse augmentent la quantité de poudre pour un volume donné et si ces conditions ne sont pas recréées, le poids de poudre ajusté sera plus faible que le poids de poudre effectif lors de la mise en « batterie » de la presse. Je vous en informe afin que vous ne commettiez pas la même erreur que moi …</p>
<p>Bon rechargement!</p>
<p>[via <a href="http://users.skynet.be/ramsesrecharge/" target="_blank">Les Bricolages de RAMSES</a>]</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Tir au 11mm Gras de Cadet</title>
		<link>http://www.tecmagazin.fr/blog/2009/07/15/tir-au-11mm-gras-de-cadet/</link>
		<comments>http://www.tecmagazin.fr/blog/2009/07/15/tir-au-11mm-gras-de-cadet/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2009 18:24:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Leveque - picantin60@yahoo.fr</dc:creator>
				<category><![CDATA[A l'Affiche]]></category>
		<category><![CDATA[Armes]]></category>
		<category><![CDATA[Militaria]]></category>
		<category><![CDATA[Rechargement]]></category>

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		<description><![CDATA[La défaite de 1870 et les évènements qui la précédèrent développèrent un climat de revanche en France, contre l’Ennemi, l’Allemagne (tout juste formée politiquement en 1870 lors de la proclamation de l&#8217;empire allemand à Versailles dans la Galerie des glaces). Le développement de l’armement est dans ce contexte très important, en volume de réarmement, mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="TEXT-ALIGN: left">La défaite de 1870 et les évènements qui la précédèrent développèrent un climat de revanche en France, contre l’Ennemi, l’Allemagne (tout juste formée politiquement en 1870 lors de la proclamation de l&#8217;empire allemand à Versailles dans la Galerie des glaces). Le développement de l’armement est dans ce contexte très important, en volume de réarmement, mais surtout en innovations. Le fusil Gras détrône son ancêtre le Chassepot en 1874, il n’est en fait qu’une extrapolation de ce dernier pour le tir d’une cartouche métallique (économie, opportunisme ou génie industriel…), l’arme de poing n’est pas en reste avec l’adoption d’un revolver à cartouche métallique à percussion centrale en 1873. L’armement lié à l’artillerie connaît aussi des évolutions importantes.</p>
<p>La société civile abreuvée et galvanisée par la presse et les politiques, prend une part importante à cet état d’esprit. Les sociétés de tir fleurissent, l’armement à disposition étant directement issu d’armes réglementaires.</p>
<p>Dans les années 1880, les fonctionnaires du ministère de la guerre travaillent sur le projet d’initier au plus tôt les citoyens au maniement des armes dans un contexte de « troupe » ou du moins dans un encadrement militarisé. L’objectif étant de gagner en temps et en efficacité lors de formations ultérieures, l’individu n’étant plus à « initier » sur les fondamentaux de l’arme.</p>
<p>Ce ministère prend contact avec le ministère de l’instruction publique, il est en effet plus rationnel de pratiquer ces formations dans un cadre organisé et maîtrisé, l’école primaire correspondant parfaitement à ces critères. Cette décision est complétée par des cours théoriques et patriotiques que peut recevoir la jeunesse de France. Les enfants de onze à treize ans vont donc être familiarisés avec le maniement des armes, manipulation, ordre serré , parades, prises d&#8217;armes, exercices de pointage, tir.</p>
<p><em><img title="gras_cadet_PHOTO-1" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/gras_cadet_PHOTO-1.jpg" alt="gras_cadet_PHOTO-1" width="500" height="174" /><br />
</em><em>2 « Cadets » sur le pas de tir: A gauche un modèle réalisé par l’industrie civile, A droite un modèle issu d’un Chassepot</em></p>
<p>Dans ce cadre il convient d’élaborer une arme parfaitement adaptée à l’usage de l’instruction scolaire ainsi qu&#8217;à la taille moyenne des élèves-recrues. Le cahier des charges demande la sécurité de fonctionnement de l’arme, la  ressemblance avec l’arme réglementaire (à savoir le fusil d’infanterie Gras modèle 1874 M80), un calibre similaire de 11mm adapté au tir réduit et enfin une adaptation de l’arme à la morphologie des tireurs (enfants de 11 à 13 ans). Cette liste n’est pas exhaustive mais reprend l’essentiel des caractéristiques qui nous intéressent.</p>
<p>Plusieurs solutions ont été entreprises pour la réalisation de ces armes, la première fut la réutilisation de fusils Chassepot et de culasses de fusils Gras. D’autres armes ont été réalisées avec des armes du système Gras réformées ou déclassées, enfin d’autres armes ont été réalisées par l’industrie civile avec l’utilisation de pièces d’origines diverses (notre modèle d’essais provient de cette industrie).</p>
<p>La fabrication est estimée à 50.000 pièces réalisées entre 1880 et 1881. Les Manufactures d’Armes Nationales sont Saint Etienne, Tulle et Châtellerault, les marquages étant respectivement S, T, C 1881. Les fabrications civiles ont en général pour point commun l’absence de marquage et de date, excepté sur les crosses (numéro et lettre « M ») et sur les boîtiers.</p>
<p>Les caractéristiques techniques de l’arme doivent permettre par le poids et les dimensions de cette dernière, d’être utilisable facilement par des enfants de onze à treize ans. La hausse est la réplique de celle du modèle règlementaire, cependant les distances sont fonction du calibre de tir réduit, à savoir 10, 20, 30 et 40 mètres. Certaines pièces ont été modifiées, crosse réduite, canon et tonnerre allégés, etc …</p>
<p><em></em><br />
<img title="gras_cadet_PHOTO-2" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/gras_cadet_PHOTO-2.jpg" alt="gras_cadet_PHOTO-2" width="400" height="252" /><br />
<em>En haut un modèle réalisé par l’industrie civile.<br />
En bas un modèle issu d’un Chassepot.<br />
Noter l’absence de bronzage sur le modèle du bas et le vernissage de la crosse.</em></p>
<p> </p>
<p>L’arme ayant été testée est dans ma collection depuis quelques années, achetée à un particulier non collectionneur. Ce dernier l’avait acquis pensant acheter une arme d’infanterie Gras. Cette arme est dans un état proche du neuf… le bronzage est un peu éclairci par endroits, mais d’un joli brun tabac. Le canon est irréprochable, aucune trace de corrosion, a-t-il seulement déjà tiré ? La monture est produite dans un beau noyer, poncé huilé. Bref que demander de plus?</p>
<p>Il n’y a que très peu de marquages, la culasse ayant une nomenclature militaire classique, le boîtier de culasse et le tonnerre un marquage Commercial X15x. Une fois l’arme démontée, un poinçon de contrôle est présent sous le canon. La crosse est marquée du numéro de l’arme.</p>
<p>Les premières munitions destinées aux fusils de Cadet sont des réutilisations de munitions à blanc de type Gras, modifiées pour recevoir une balle ronde. La distance de tir s’étendant à quelques dizaines de mètres (cours d’école), ce projectile donne satisfaction. D’autres munitions vont apparaître ultérieurement, notamment avec des balles ogivales et des rechargements permettant d’accroître la précision.</p>
<p>Rappelons que la douille réglementaire de 11mm Gras (11,15X59r) mesure 59mm, la cartouche réduite du Cadet 50,60mm et la 348 winchester en configuration Gras, 55mm.</p>
<p><em><img title="gras_cadet_PHOTO-3" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/gras_cadet_PHOTO-3.jpg" alt="gras_cadet_PHOTO-3" width="400" height="148" /><br />
</em><em>A noter l’absence d’indication de distance sur la hausse de notre arme. Le cran principal hausse couchée correspond à 30m, le curseur hausse levée correspond lui à 50m.</em><em><img title="gras_cadet_PHOTO-4" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/gras_cadet_PHOTO-4.jpg" alt="gras_cadet_PHOTO-4" width="400" height="122" /><br />
Le fusil de Cadet à une baguette correspondant à la longueur de son canon, il n’y a pas de directrice de baïonnette sur ces armes. En effet les baïonnettes à bouts arrondis que l’on rencontre parfois sont destinés aux armes de manipulation, impropres au tir. Il semblerait que certains Cadet aient des montages de baïonnettes, ceux que j’ai eu en</em></p>
<p><em><img title="gras_cadet_PHOTO-5" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/gras_cadet_PHOTO-5.jpg" alt="gras_cadet_PHOTO-5" width="400" height="128" /><br />
</em><em>Modification d’un Gras de Cadet, destinée à adapter la baïonnette de manipulation<br />
</em><em>La directrice ne reprend pas la forme générale de celle réglementaire.</em></p>
<p>La munition de notre arme est le 11mm Gras dit de Cadet. Cette munition ne se différencie de la munition réglementaire que par la longueur de la douille (l’épaulement étant similaire), le type de projectile (forme et poids adaptés au tir réduit) et à la charge de poudre.</p>
<p>Le rechargement de notre cartouche demande les jeux d’outils du 11 mm Gras. Ces outils sont généralement fabriqués sur commande dans ce calibre, mais l’excellente firme américaine CHTOOL les a au catalogue (référence 11,15&#215;59r). Bon marché, ils sont néanmoins de très bonne facture, se composant classiquement de trois outils, recalibreur, expandeur, et sertisseur. A noter que pour la suite des opérations un expandeur RCBS de 32 acp sera indispensable (ou un autre outil de forme similaire). Il faut compter un budget de l’ordre de 160 à 200 € pour le jeu complet hors shell holder (numéro 8 de chez Lee).</p>
<p>Le choix de la douille est crucial, n’ayant pas trouvé de source d’approvisionnements durable sur le marché. Les cotes de la douille réglementaire font tout de suite penser à la douille à tout faire des tireurs aux armes anciennes, la 348 winchester. Entre autres cette douille nous permet de faire du 11mm Gras, Gras de cadet, 43 Espagnol, 8mm Lebel, 8mm Portugais, 8mm Autrichien et Hongrois, etc. …cette douille sera la base de notre étui.</p>
<p>La transformation de l’étui de 348w est relativement simple, le matériel nécessaire se résumant au jeu d’outils 11mm Gras et à un expandeur de type 32 acp de chez RCBS.</p>
<p>Monter sur la presse l’outil expandeur CH TOOL en remplaçant la tige d’origine par celle de l’expandeur de 32 acp RCBS. Lubrifier l’intérieur de la douille avec de la graisse suffisamment fluide (la graisse RCBS lube case est idéale) puis passer la douille dans l’outils, la deuxième passe s’effectuant avec l’expandeur de 11mm Gras. La douille est ensuite dégraissée, réduite au Case Trimmer à 51mm et le collet recuit. Le reste de la modification s’effectuera lors du fire forming.</p>
<p><img title="gras_cadet_PHOTO-6" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/gras_cadet_PHOTO-6.jpg" alt="gras_cadet_PHOTO-6" width="400" height="300" /><br />
<em>De gauche à droite, 11mmGras réglementaire, 11mmGras sur base de 348w, 2 douilles de 11mmGras de Cadet sur base 348w.</em></p>
<p><em><img title="gras_cadet_PHOTO-7" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/gras_cadet_PHOTO-7.jpg" alt="gras_cadet_PHOTO-7" width="400" height="191" /><br />
De  gauche à droite :<br />
45 long Colt 260gr<br />
11mm Cadet (balle coulée)<br />
11mm73 200gr</em></p>
<p><strong>La charge de poudre destinée au fire forming est variable, dans le cas de la poudre noire, 2,45 grammes de PNF2 sont envisageables, en poudre sans fumée, 1,20 grammes de A0 suffisent. Nous utilisons lors du premier tir une balle de 400 grains. La douille ainsi obtenue aura les dimensions extérieures de la cartouche militaire, longueur exceptée.</strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Notons à ce stade que le fire forming, qu’il s’effectue à poudre noire ou à poudre sans fumée, doit IMPERATIVEMENT être réalisé dans une arme réglementaire du système Gras (infanterie ou autre). Les pressions nécessaires au formage de la douille nécessitent une arme ayant une solidité avérée.</span></strong></p>
<p>Le choix du projectile est simple et répond parfaitement aux besoins du tireur. Il existe tout d’abord des moules reproduisant le projectile ogival de la balle d’époque. Dans le commerce trois types de projectiles peuvent convenir à notre arme.</p>
<p>Une balle ronde de 452 à 454, type cap and ball. Ce projectile fréquemment rencontré sur des munitions d’origine offre cependant moins de précision, et pose un problème de rétention dans le collet. En un mot il est parfaitement utilisable à courte distance et en employant exclusivement de la poudre noire.<br />
Une balle de 45 long Colt est utilisable, celle de nos essais est une Balleurope en diamètre 452 pour 260 grains. Elle fonctionne correctement mais présente d’une part un emplombage plus important du canon et une plus grande difficulté pour siéger le projectile dans le collet. Le poids de ce projectile n’est pas nécessaire à notre rechargement, les résultats obtenus en cible sont quand à eux corrects.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: center"><em><img class="aligncenter" title="gras_cadet_PHOTO-8" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/gras_cadet_PHOTO-8.jpg" alt="gras_cadet_PHOTO-8" width="87" height="300" /></em></p>
<p>Une balle destinée au rechargement du 11mm73, type Balleurope en diamètre 453 pour 200 grains. Cette balle présente de nombreux avantages, facilement disponible le poids et la forme rappellent la balle d’origine. Elle est de plus facile à siéger dans la douille.</p>
<p>Les phases de rechargement finales ne posent aucun problème particulier, il convient de sertir légèrement le projectile afin d’optimiser l’inflammation de la charge.</p>
<p><em><img title="gras_cadet_PHOTO-9" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/gras_cadet_PHOTO-9.jpg" alt="gras_cadet_PHOTO-9" width="400" height="446" /><br />
Pour comparaison, cartouche réglementaire 11mm Gras avec balle plomb et calepin de 1884. L’autre est une Gras de Cadet, base 348w avec balle plomb de 200grains.</em></p>
<p>Une fois que toutes nos douilles auront été passées au fire forming, recuites une deuxième fois et égalisées au case  trimmer, nous pouvons commencer le rechargement définitif. Nous utilisons des amorces CCI 200 Large Rifle, remarquons que des Large Pistol fonctionnent également. Pour la poudre, la A0 de la SNPE est très efficace. La charge se situe entre 0,70 grammes et 0,75 grammes suivant le projectile employé (utilisation de la dosette Lee de 1,3 Cm3). Avec cette poudre nous obtenons une régularité des vitesses. Il n’y a aucun imbrûlé, ni dans la douille ni dans le canon, preuve que la poudre et le chargement son pertinent.</p>
<p><strong>ATTENTION,</strong> il s’agit d’une charge réduite de poudre sans fumée, la poudre n’occupe que le 1/4 de l’espace disponible dans la douille, le risque de doubles charges est bien réel et aurait des conséquences désastreuses pour l’arme et le tireur.</p>
<p><em><em><img title="gras_cadet_PHOTO-10" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/gras_cadet_PHOTO-10.jpg" alt="gras_cadet_PHOTO-10" width="400" height="276" /></em><br />
De nos jours fautes de « Cadets » il revient aux grands enfants de faire revivre ces armes.<br />
Thème de collection passionnant, leur précision et leur simplicité de mise en œuvre en fond également de bonne carabine d’initiation pour jeune tireur.</em></p>
<p>Les sensations de tir sont confortables, la faible charge de poudre et le poids léger du projectile en sont l’origine. Notons cependant qu’un adulte utilisant cette arme se trouve relativement mal à l’aise, la crosse étant réellement très courte ! Pour ma part je mesure 186cm et il m’a fallut quelques séries avant de trouver mes repères et un confort de tir. L’arme est agréable, superbement équilibrée, la visée s’effectue très nettement avec un alignement à 6 heures du visuel.</p>
<p>Chaque coup est régulier en cible, les résultats l’attestent, l’extraction de la douille ne pose pas de problème majeur, mais l’éjection n’est pas assurée (En cause l’écart entre le culot réglementaire et celui du 348 winchester). La distance de tir peut facilement être augmentée à une cinquantaine de mètres, mais chaque erreur de visée se traduit par un écart important en cible, la longueur de la crosse pose ici de réels problèmes (en particulier si on essaye un tir posé). Je dois trouver un adulte ou mieux un enfant de taille adéquat et maîtrisant le tir pour poursuivre les essais à cette distance.</p>
<p><img title="gras_cadet_PHOTO-11" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/gras_cadet_PHOTO-11.jpg" alt="gras_cadet_PHOTO-11" width="400" height="300" /></p>
<p><em><img title="gras_cadet_PHOTO-12" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/gras_cadet_PHOTO-12.jpg" alt="gras_cadet_PHOTO-12" width="400" height="300" /></em></p>
<ul>
<li>Premier tir 54/60 distance 25m balles de 11mm73 200 grains 0,72 grammes A0.</li>
<li>Deuxième tir 44/60 distance 25m balles de 45lc 260 grains0,72 grammes A0.</li>
<li>Troisième tir 59/60 distance 25m balles de 11mm73 200 grains0,72 grammes A0.</li>
</ul>
<p>En conclusion, cette arme est très sympathique, elle est à même de ravir les collectionneurs, les tireurs et surtout les « jeunes » s’initiant au tir. Cette famille d’armes représente un thème de collection très intéressant, trouvant naturellement sa place avec celle des armes réglementaires de la même époque. Elles témoignent d’un temps révolu où l’instruction civique pouvait conduire à une certaine forme de militarisme et de nationalisme, quel fut leur impact dans l’histoire?</p>
<p>Aujourd’hui ces armes nous transmettent une partie de l’histoire de cette fin du 19ème siècle. Ces fusils n’ont généralement que peu été sollicités, nous les retrouvons dans un état convenable, ils ne sont pas fréquents mais pour qui sait chercher et être patient… Classés en 8ème catégorie leur possession est libre, les mises en œuvre pour le tir sont relativement simples et donnent de bons voire de très bons résultats. La valeur est fonction de l’état de l’arme, mais une fourchette raisonnable s’établie entre 300€ et 500€. C’est l’occasion d’initier au tir le dernier de la famille ou le petit neveu avec autre chose qu’une carabine à plombs!</p>
<h3>Avertissement</h3>
<p>Cette étude porte sur une arme dont l’auteur dispose et n’est pas applicable à toute arme de même calibre. Seule la méthode est applicable en fonction de l’état de l’arme et des composants. L’arme dans son intégralité devra être vérifiée par un professionnel. Il en va de même pour le projectile et la charge de poudre.</p>
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		<item>
		<title>Tirer au 8X50R</title>
		<link>http://www.tecmagazin.fr/blog/2009/07/14/tirer-au-8x50r/</link>
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		<pubDate>Tue, 14 Jul 2009 17:24:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Leveque - picantin60@yahoo.fr</dc:creator>
				<category><![CDATA[A l'Affiche]]></category>
		<category><![CDATA[Armes]]></category>
		<category><![CDATA[Militaria]]></category>
		<category><![CDATA[Rechargement]]></category>

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		<description><![CDATA[En 1884 Paul VEILLE met au point une nouvelle poudre révolutionnaire, supplantant la poudre noire et ouvrant le développement des munitions modernes. L’invention de Paul VEILLE découle d’une découverte, le coton poudre (milieu du 19ème siècle). Le résultat obtenu en 1884, une poudre en lamelles ou en paillettes, dont les dimensions auront pour effet de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En 1884 Paul VEILLE met au point une nouvelle poudre révolutionnaire, supplantant la poudre noire et ouvrant le développement des munitions modernes. L’invention de Paul VEILLE découle d’une découverte, le coton poudre (milieu du 19ème siècle). Le résultat obtenu en 1884, une poudre en lamelles ou en paillettes, dont les dimensions auront pour effet de modifier la vivacité de la poudre.</p>
<p>Entre autre cette nouvelle poudre « B » présente comme avantages:</p>
<ul>
<li>Absence de fumée de combustion (à contrario des tirs de salves PN, pas d’identification des tirs).</li>
<li>Encrassement considérablement réduit par rapport à la PN, résidus non corrosifs (attention certaines formules d’amorçage au fulminate sont elles encore corrosives).</li>
<li>Régularité de combustion (précision considérablement accrue).</li>
<li>Réduction des calibres et augmentation des vitesses initiales (progressivité de la poudre).</li>
</ul>
<p>La genèse, les études et prototypes des premières cartouches doivent à la demande des autorités françaises, faire usage le plus possible des machines outils, outillages en service pour produire les munitions destinées aux fusils GRAS, alors réglementaires (11,50X59R). Notons qu’il en sera de même lors de la mise au point de la première arme utilisant cette cartouche, le fusil 1886 puis 1886 M93 dit « LEBEL » qui dès ses prototypes fera appel à des composants et des méthodes déjà employés sur le fusil GRAS. Rappelons que le Colonel LEBEL était commandant de l’Ecole Normale de Tir de Chalons, en charge des essais des premières armes du système 1886.</p>
<p>La paternité de la munition est en partie due au Capitaine DESALEUX, rapporteur de la Commission. Les défauts qui seront évoqués ultérieurement sur cette munition sont directement liés à cette « évolution » à partir d’une douille existante et de surcroît chargée à la poudre noire. Les avantages physiques qui auraient pu être mis en œuvre par l’avènement de la poudre B ont été partiellement annulés par cette politique économique.</p>
<ul>
<li>Pression maximum admissible 3 500 bars</li>
<li>Longueur max. de la douille 50,50 mm</li>
<li>Diamètre extérieur du collet 8,85 mm</li>
<li>Longueur max. de la cartouche 69,85 mm</li>
<li>Diamètre nominal de l&#8217;alésage 8,00 mm</li>
<li>Diamètre nominal à fond de rayure 8,30 mm</li>
</ul>
<p>Les problèmes qui surviendront avec la munition sont comme précédemment évoqué liés à la réactualisation d’une douille existante et non à la création d’un nouvel étui plus rationnel.</p>
<p>Le culot de notre étui de 8X50R est quasi identique au culot de la douille de 11mm GRAS. Avec la réduction du calibre à 8mm, l’étui présente un dessin étrange (forme de bouteille). Cette forme va dans un avenir proche poser de gros problèmes pour la conception des armes semi-automatiques et automatiques (par exemple la forme demi-lune du chargeur FM1915 CHAUCHAT…). La cartouche est cependant plus courte que ses concurrentes, ce qui, considérant le mode de fonctionnement de notre fusil 1886 M93 (système KROPATSCHEK à magasin tubulaire dans le fut) est un avantage, permettant d’accroître sensiblement la capacité. Notons également que ce mode de chargement dans le fut du fusil impose que les cartouches aient une position oblique dans le magasin pour éviter toute percussion accidentelle de la cartouche précédente (un couvre amorce sera également mis en place sur le culot de la douille pour augmenter la sécurité).</p>
<p>Cette nouvelle cartouche va donner naissance à toute une famille d’armes, qui seront utilisées jusqu’aux évènements d’Algérie et plus tard encore dans certaines unités de Gendarmerie et de Police (les CRS conserveront le mousqueton M1916 jusqu’à la fin des années 80).</p>
<p>Pour ne nommer que les armes les plus fréquentes tirant le 8X50R:</p>
<ul>
<li>Fusil d’infanterie 1886 M93 dit « Lebel ».</li>
<li>Fusil d’infanterie 1907 (fusil de tirailleurs).</li>
<li>Fusil d’infanterie 1907 modifié 1915 (07/15).</li>
<li>Fusil d’infanterie 07/15 modifié 1916 (07/15 M16).</li>
<li>Fusil d’infanterie modèle 1916.</li>
<li>Mousquetons 1890 / 1892 / 1892 M16 / M1916 / R35.</li>
<li>FSA 1917</li>
<li>Armes automatiques, FM 1915 CHAUCHAT, mitrailleuse HOTCHKISS ; ST Etienne.</li>
<li>Fusil REMINGTON 1901 modifié (Rolling Block)</li>
<li>Fusil GRAS 1866M80 et 1874M80 modifiés.</li>
</ul>
<p><em></em> <img class="alignnone size-full wp-image-260" title="8x50_pic1" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/8x50_pic1.jpg" alt="8x50_pic1" width="500" height="258" /><br />
<em>Photo1 : Les armes sur le pas de tir. De bas en haut, mousqueton Berthier M16, fusil  Berthier     1907/15, fusil 1886M93 « LEBEL ».</em></p>
<p>Outres les évolutions liées aux projectiles, à la charge ou à l’étui, la principale intervention effectuée sur ces armes aura lieu en 1932 avec le rechambrage destiné à l’utilisation de la nouvelle munition modèle 1932 destinée au tir dans les mitrailleuses et dont le collet est légèrement plus fort que sur les cartouches précédentes (d’où le fraisage de la chambre en conséquence et l’apposition sur le tonnerre du marquage N certifiant la transformation.) Il est à signaler que peu d’armes ont échappé à la modification.</p>
<p>Sans vouloir faire un état complet des différentes cartouches produites, les principales évolutions sont les suivantes :</p>
<ul>
<li>Cartouches modèle 1886 : balle en plomb chemisé avec méplat. Culot de la douille plane.</li>
<li>Cartouches modèle 1886 M : logement d’amorce et enclume modifiés. Balle en Maillechort, de forme cylindro-ogivale, apparition du couvre amorce.</li>
<li>Cartouches modèle 1886 D (1898) : la balle « D » est l’œuvre du capitaine Desaleux, balle réellement exemplaire. Monolithique en laiton, elle augmente la tension de trajectoire et la capacité balistique. Plus longue que la balle d’origine, la gorge de sertissage n’apparaît qu’en 1905. Sa fabrication se fit par estampage d’un fil de laiton (c’est la balle la plus fréquemment retrouvée sur nos champs de batailles).</li>
<li>Cartouches modèle 1886 D AM : Modification de l’amorçage et du couvre amorce.</li>
<li>Cartouches modèle SFM Md 1917 : Fabrication civile d’une balle similaire au modèle « S » allemand (diffusion confidentielle).</li>
<li>Cartouches modèle 1923 C : Adaptation de la balle SFM 1917 avec une gorge de sertissage et un projectile plus lourd.</li>
<li>Cartouches modèle 1932 N : Adoption d’une balle plus lourde pour le tir en arme automatique. Nécessite le rechambrage des armes, le collet étant plus fort que sur les cartouches précédentes.</li>
<li>La production continuera pendant la seconde guerre mondiale et jusqu’en 1948.</li>
</ul>
<p>D’autres variantes spécialisées seront fabriquées :</p>
<ul>
<li>Balle perforante « P » APX n°4, balle Poignon pour attaque de bouclier…</li>
<li>Balle traceuse « T » .</li>
<li>Balle incendiaire.</li>
<li>Balle sectionnée pour le tir à courte distance.</li>
<li>Cartouches à feuillettes pour le tir de grenade VB….</li>
</ul>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-261" title="8x50_pic2" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/8x50_pic2.jpg" alt="8x50_pic2" width="400" height="278" /><br />
</em><em>Photo 2 : Cartouche 1886 « D » AM, 2 cartouches M1932, une cartouche à feuillettes, une douille neuve PRVI, une 348W modifiée (non coupée), une 348W avant modification.</em> </p>
<p>Pour le tireur historique actuel, plusieurs choix sont possibles pour mettre à l’honneur ces armes sur un pas de tir. Notons que les armes en 8X50R sont classées en 1ère catégorie et nécessitent donc un accord préfectoral. Des variantes en calibre civil 8X348W sont proposées sur le marché, nous n’en parlerons pas, ce calibre étant éloigné de la cartouche initiale et difficilement exploitable. Le choix le plus rationnel étant d’acquérir l’arme en calibre d’origine (meilleurs résultats en cibles, munitions et protocoles de rechargement testés, sauvegarde du patrimoine historique etc…)</p>
<p>Donc pour les heureux propriétaires d’armes en 8X50R (ou ceux qui souhaitent le devenir) deux problématiques se posent avant le rechargement. Outre le fait de s’assurer que son arme est dans un état de conservation la rendant propre au tir, il va falloir se procurer des douilles et des ogives compatibles avec le diamètre du pas de rayure.</p>
<p>Hormis les balles coulées en alliage de plomb, dans le commerce nous ne trouverons que des projectiles en 8mm avec un diamètre de 8,20mm (323 millièmes de pouce) contre les 8,30mm (329 millièmes de pouce) relevés dans le canon à fond de rayures. Par expérience deux fabricants proposent des projectiles donnant des résultats acceptables :<br />
 Sellier &amp; Bellot avec en 8,20mm une FMJ BT de 196grains et une SPCE de 196 grains également<br />
Partizan qui propose une intéressante 8,20mm FMJ BT Match de 196grains, dont la forme rappelle un peu notre balle « D ». Notons que malgré ce qui est annoncé par le fabriquant, le diamètre des projectiles testés était supérieur à 323 (325 relevé), hasard de production ou pas c’est un point positif pour notre cartouche!</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-262" title="8x50_pic3" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/8x50_pic3.jpg" alt="8x50_pic3" width="400" height="251" /> <br />
<em>Photo 3 : de gauche à droite, balle modèle 1886M, Balle « D », balle coupée pour tir réduit, évolution de balle « D », balle modèle 1932. Balle Partizan, balle S&amp;B SPCE, balle S&amp;B FMJ.</em> </p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-263" title="8x50_pic4" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/8x50_pic4.jpg" alt="8x50_pic4" width="400" height="94" /><br />
Photo 4: Panorama des culots, de gauche à droite 4 culots militaires, le culot de la 8X50R Partizan, 2 culots de 348Winchester.</em></p>
<p>Pour les étuis trois choix s’offrent à nous :</p>
<p>L’acquisition de douilles neuves. C’est possible depuis quelques mois, la firme Partizan propose en effet régulièrement des étuis boxer dans des calibres militaires obsolètes dont notre 8mm Lebel. Proposés à un tarif très avantageux, ils sont de qualité acceptable, supportant facilement une dizaine de tirs à pleine charge (avec un recuit en moyenne tous les 5 tirs). Mieux vaut cependant ne pas hésiter trop longtemps avant de faire sa commande, les quantités disponibles ne sont pas régulières et les lots s’arrachent. C’est de loin la solution la plus simple, la plus rationnelle et la plus économique. Rappelons qu’une autorisation de première catégorie est indispensable à cette commande…</p>
<p>Un autre procédé consiste à transformer des étuis militaires d’époques (couvre amorce et amorçage berdan) en amorçage boxer. Cette solution peut être considérée comme « limite » mais effectuée par quelqu’un de compétent avec le matériel ad hoc elle donne de bons résultats. Au préalable il faut sélectionner un lot de douilles homogène et ne présentant aucun défaut (corrosion, usure, déformation…). Le couvre amorce est ensuite percé à l’aide de deux forets recréant ainsi un puis d’amorçage et une cheminée. Cette méthode donne de bons résultats, avec des douilles réutilisables plusieurs fois, j’ai personnellement constaté ces résultats.</p>
<p>La dernière solution, la plus classique est la transformation des étuis civils de 348 Winchester. Cette excellente douille nous sert déjà rappelons le à recharger 11mm gras, gras de cadet, 43 espagnol, 8mm lebel, 8mm portugais, 8 mm autrichien et hongrois, etc…</p>
<p>La transformation est simplissime, il suffit après lubrification de passer la douille dans le recalibreur, la douille ensuite sera raccourcie au case trimmer à 50,50mm. La douille obtenue sera recuite (une fois tous le cinq tirs). Le seul point problématique de cette méthode c’est le diamètre du bourrelet au culot de la douille de 348W plus faible que la 8X50R d’origine, l’extracteur de l’arme devra être en parfait état afin d’extraire la douille de la chambre (mieux vaut conserver une baguette à porter de main). Les douilles de 348Winchester sont de plus en plus difficiles à trouver en armurerie, mieux vaut faire quelques réserves…</p>
<p>Petite remarque sur les jeux d’outils, plusieurs fabricants possède le 8X50R à leur catalogue, RCBS, CHTOOL , LEE. LEE est de loin le jeux d’outils le plus économique et d’un rapport qualité prix imbattable. Il est livré avec son shell holder pour le 8 Lebel, ne pas oublier de commander le shell holder du 348W si l’on reforme ces douilles.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-264" title="8x50_pic5" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/8x50_pic5.jpg" alt="8x50_pic5" width="400" height="300" /><br />
<em>Photo 5 : Cartouches rechargées, douilles PRVI, ogives PRVI, 2,92grammes de TU5000.        </em></p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-265" title="8x50_pic7" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/8x50_pic7.jpg" alt="8x50_pic7" width="400" height="333" /><br />
Photo 5bis : Culot réglementaire Berdan modifié Boxer.</em></p>
<p>Pour le chargement final nous utiliserons la Tubal 5000 de la SNPE. Cette poudre semble correspondre parfaitement à notre cartouche, en effet la densité de chargement et la vivacité semblent proches de la poudre d’origine. D’autres poudres sont à exclure, notamment les sphériques type SP7, la forme de la douille entraîne des problèmes de combustion allant même, avec des densités maximales, jusqu’à ne pas s’enflammer !! Sous l’effet de l’amorce la balle se retrouve dans le canon, avec les risques que cela représente. Mieux vaut éviter cette poudre.</p>
<p>Les charges de TU5000 varient entre 2,50grammes et 2,90grammes. Avec ces charges il n’y a aucun signe de surpression ou de fatigue prématurée de l’étui. Les résultats à 100 mètres sont tout à fait acceptable avec les armes d’infanterie et le mousqueton, les cibles ci-jointe en attestent. Le point d’impact est rarement le point visé avec des armes militaires de ce type, dans le test aucune contrevisée n’a été effectuée (cependant toute charge doit être élaborée en augmentant progressivement la charge de poudre et en observant les réactions de l’arme, de la douille et les résultats en cible).</p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-266" title="8x50_pic6" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/8x50_pic6.jpg" alt="8x50_pic6" width="400" height="300" /><br />
Photo 6 : Densité de chargement 2,92gr TU5000    </em></p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-267" title="8x50_pic8" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/8x50_pic8.jpg" alt="8x50_pic8" width="400" height="300" /><br />
Photo 7 : de gauche à droite, groupements à 100m au    Lebel, au Berthier 1907/15 et au mousqueton.</em></p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-268" title="8x50_pic9" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/8x50_pic9.jpg" alt="8x50_pic9" width="400" height="300" /><br />
Photo8 : 7 balles à 100M au fusil 1886m93</em></p>
<p>Pour un tireur actuel, la satisfaction d’utiliser ce calibre dans des armes chargées d’Histoire, mérite à mon avis d’y consacrer une ou plusieurs autorisations. Sur le marché actuel peu d’armes sont disponibles en calibre d’origine, beaucoup étant sacrifiées au 8X348W. Le plaisir et l’authenticité sont à ce prix!</p>
<h3>Avertissement</h3>
<p>Cette étude porte sur des armes dont l’auteur dispose et n’est pas applicable à toute arme de même calibre. Seule la méthode est applicable en fonction de l’état de l’arme et des composants. L’arme dans son intégralité devra être vérifiée par un professionnel. Il en va de même pour le projectile et la charge de poudre.</p>
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		<item>
		<title>Marlin 444 avec système de visée XS Sight Systems &amp; Scout</title>
		<link>http://www.tecmagazin.fr/blog/2009/07/14/marlin-444-avec-systeme-de-visee-xs-sight-systems-scout/</link>
		<comments>http://www.tecmagazin.fr/blog/2009/07/14/marlin-444-avec-systeme-de-visee-xs-sight-systems-scout/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2009 15:33:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Leveque - picantin60@yahoo.fr</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accessoires]]></category>
		<category><![CDATA[Armes]]></category>
		<category><![CDATA[Rechargement]]></category>

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		<description><![CDATA[Historique de la munition
En 1964, démarre un partenariat entre Marlin et Remington pour la création d’une munition. La base de travail est un étui rallongé de 44 Remington magnum à 56,52mm. La balle est une soft point de 240 grains (15,55 grammes). Quelques années plus tard sera introduite une balle de 265 grains (17,16 grammes). [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Historique de la munition</h3>
<p>En 1964, démarre un partenariat entre Marlin et Remington pour la création d’une munition. La base de travail est un étui rallongé de 44 Remington magnum à 56,52mm. La balle est une soft point de 240 grains (15,55 grammes). Quelques années plus tard sera introduite une balle de 265 grains (17,16 grammes). Remington demeure de nos jours le principal fabriquant de cette munition, quelques autres fabricants la proposent à leurs catalogues (notamment Hornady, Sologne …).<br />
Cette munition est excellente à courte et moyenne distance en battue, pour tous les types de gros gibiers d’Europe occidentale. Les distances pertinentes de tir s’échelonnent entre 10 et 50 mètres. Au-delà, la munition perd rapidement de la vitesse, nécessitant une correction au tir.</p>
<p>Aujourd’hui plusieurs fabricants proposent des armes chambrées dans ce calibre, naturellement Marlin, mais également Winchester (94E Timber), Fair (double express), Rizzini (double express), des carabines à un coup (New England Firearms, Harrington &amp; Richardson)…</p>
<h3>Historique de l’arme</h3>
<p>La carabine initiale est dérivée du modèle Marlin 336, initialement chambrée pour la munition de 30/30 Winchester. Cette carabine, par sa construction, supporte facilement les munitions les plus puissantes, notamment grâce à un système de verrouillage très résistant. Le même modèle se décline en 45/70 Government, 450 Marlin…</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-218" title="marlin_pic1" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/marlin_pic1.jpg" alt="marlin_pic1" width="500" height="184" /><br />
<em>La Marlin 444 en action sur le pas de tir, l’équilibre contribue au confort de tir.</em></p>
<p>L’arme pèse 3,2kg, avec un canon de 56 cm et une capacité de 5+1 cartouches, ce qui ne la classe pas dans les « poids plumes ». Son canon peut être de type « microgroove » ou à 6 rayures classiques. Une foultitude de modifications est possible sur ce modèle, customs mis à part, l’on peut citer les systèmes take down, les versions à canon court, à compensateur, stainless, etc… Les accessoires destinés à cette famille d’armes sont également importants, nous illustrerons plus loin un système d’aide à la visée réactive particulièrement performant.</p>
<p>L’arme est livrée avec un verrou de sécurité, assez peu pratique. En fait il s’agit d’un gros étrier gainé de caoutchouc, venant prendre position dans la fenêtre d’éjection, et verrouillé par un imposant cadenas marqué du logo de la marque. Bref pas très fonctionnel… Un accessoire intéressant est également inclus, un élargisseur de crête de chien.</p>
<p>Particulièrement pratique pour armer rapidement la carabine si elle est équipée d’une optique, ou avec des gants.</p>
<p>L’arme est très fonctionnelle, je dois dire qu’en plusieurs années d’utilisation sur le terrain, je n’ai pas de reproche à lui faire, exception faite de ses organes de visée. L’arme est équipée d’une hausse semi Buckhorn, large et obsolète. Le guidon est lui fin, perlé et emprisonné dans un cache métallique, franchement inesthétique. Si des armes « western » sont équipés de la sorte, rien n’est choquant, les organes de visées correspondant à une période historique précise. Par contre la carabine modèle 444 est destinée à la chasse et mériterait donc des organes de visée contemporains.</p>
<p>La parade est simple, l’on peut se procurer très facilement des feuillets de hausse type battue ou affut, Lyman et Wilsons en produisent d’excellents à bon marché. L’autre solution est de changer radicalement le type de visée, c’est le choix que j’ai fait en montant un Ghost Ring.</p>
<p> <img class="alignnone size-full wp-image-219" title="marlin_pic2" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/marlin_pic2.jpg" alt="marlin_pic2" width="400" height="298" /><br />
<em>Une mécanique aussi fiable que simple, une vis permet le démontage des pièces maîtresses.</em></p>
<h3>Rechargement, données techniques et essais</h3>
<p>Comme évoqué précédemment, la munition de 444 Marlin est destinée au tir de gros gibiers à courte distance. L’utilisation en stand (exception faite de l’entrainement avec son arme de chasse) ne présente pas d’intérêt. La cartouche est très précise mais destructrice pour les gongs, cibles métalliques et autres équipements. A ce jeu mieux vaut revenir au 44 Remington Magnum…</p>
<p>La douille est familièrement considérée comme l’extension de la douille de 44 Remington Magnum, ce n’est pas aussi simple, l’épaisseur de la douille (au culot) et la conicité ne sont pas identique, cependant la filiation est évidente. Les projectiles employés sont rigoureusement les mêmes. Allant de 200 grains à 300 grains, pour un diamètre de 429, soit 10,93 mm.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-220" title="marlin_pic3" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/marlin_pic3.jpg" alt="marlin_pic3" width="500" height="164" /><br />
<em>De gauche à droite :<br />
• Balles, Fiocchi 240gr, Hornady 265gr et Hornady XTP 300gr.<br />
• Cartouches, balle XTP, Hornady 265gr et Fiocchi 240gr</em></p>
<p>Le rechargement ne pose réellement aucune difficulté, les composants sont disponibles chez tous les professionnels (attention les cartouches manufacturés sont à mon sens à un prix inconsidéré, du moins pour les Remington.). Les jeux d’outils sont disponibles auprès de tous les fabricants, Lee étant le moins cher et le plus simple. Pour ma part j’utilise un Hornady Custom Grade, j’apprécie énormément son système de positionnement du projectile, composé d’un manchon flottant.</p>
<p>Les opérations de rechargement sont presque aussi simples que pour une cartouche d’arme de poing, notons toutefois la nécessité de lubrifier les douilles (les outils n’étant pas carbure), et de veiller à un sertissage énergique de la balle. A ce propos, choisir des balles ayant une réelle gorge de sertissage, Fiocchi et Hornady par exemple.</p>
<p>La poudre étant, à mon sens, la plus rationnelle est la Tubal 2000. Les densités de chargement sont maximales, dans un canon de 56 cm elle ne laisse quasiment aucun imbrulé. Le tableau suivant illustre les mesures de vitesses et d’énergie en fonction des types de rechargements. Les munitions, quelque soit le projectile, ont un recul relativement « brutal », sans être désagréable. Le poids et l’équilibre de l’arme sont parfaits.</p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-221" title="marlin_pic4" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/marlin_pic4.jpg" alt="marlin_pic4" width="500" height="149" /></em></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-222" title="marlin_pic5" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/marlin_pic5.jpg" alt="marlin_pic5" width="400" height="294" /><br />
<em>Un des groupements réalisés à 50m, debout sans appui. Les 2 impacts du haut résultent d’une contre visée.</em></p>
<h3>Système XS Sight &amp; Scout Mount</h3>
<p><a href="http://www.xssights.com">http://www.xssights.com</a></p>
<p>Cette carabine étant destinée aux tirs à courtes et moyennes distances dans des conditions difficiles (pénombre, zones boisées…), le remplacement de la hausse d’origine s’avère nécessaire. Beaucoup d’armuriers proposent des hausses types Lyman, ou adaptent des bandes de battue similaires aux carabines classiques. Ces deux systèmes sont efficaces et éprouvés, mais l’adjonction d’une hausse réduit les facultés de tir rapide voir instinctif, le montage d’une bande de battue occasionne lui des coûts importants et présente une certaine fragilité.</p>
<p>Pour ma part, utilisant fréquemment des armes militaires, je me suis familiarisé au tir avec oeilleton dit « de combat », permettant de tirer les deux yeux ouverts, en tir réactif ou en tir de précision. J’ai donc naturellement souhaité reproduire ces avantages sur ma carabine de traque. Wilson propose des oeilletons, mais ceux-ci sont destinés au tir de stand, pas aptes aux conditions difficiles. La firme XS Sights propose elle, le produit le plus élaboré du marché.</p>
<p><img title="marlin_pic6" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/marlin_pic6.jpg" alt="marlin_pic6" width="500" height="110" /><br />
<em>Montage Weaver Scout monté sur l’arme, il est nécessaire de déposer la hausse et d’insérer une cale permettant de solidariser le rail sur le canon.</em></p>
<p><em><img title="marlin_pic7" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/marlin_pic7.jpg" alt="marlin_pic7" width="500" height="136" /><br />
</em><em>Montage du rail Weaver Scout (illustration de la notice XS Sights). Optique de tir réactif ATN monté sur le rail.</em></p>
<p>En effet, de l’arme de poing à la carabine d’assaut M4, en passant par les fusils militaires type Lee Enfield, XS Sights propose des solutions d’aide à la visée, d’oeilleton, de Ghost Rings, de montages optiques, scouts ou conventionnels, etc…Le choix et la qualité de réalisation sont étonnants, le prix est lui plus qu’abordable (du moins aux USA).</p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-225" title="marlin_pic8" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/marlin_pic8.jpg" alt="marlin_pic8" width="500" height="236" /><br />
</em><em>Assemblage du Ghost Ring et principe de réglage. La réalisation « tout » acier des pièces est un gage de solidité et de résistance à l’usage.</em></p>
<p>Les solutions s’offrant à nous sont multiples, l’offre pour les carabines de type Marlin est énorme ! J’ai donc choisi un équipement de type Ghost Ring, très proche des visées offertes par les armes d’assaut de nouvelle génération (type H&amp;K et SIG), ainsi que d’un montage d’optique Weaver scout, permettant de monter une optique d’arme de poing ou tout type de viseurs, Aimpoint, point rouge, lunette d’armes de poing ou scout type Burris ou Buschnell…</p>
<p>Réception faite du matériel, (voir les tarifs chez Midway.usa), un constat s’impose: les pièces en aluminium sont d’une finition irréprochable, le Ghost Ring est de la même qualité et d’une solidité apparente. Le montage est d’une simplicité exemplaire (usant des vis et taraudages déjà présents sur l’arme). Une trentaine de minutes suffisent aux montages de l’oeilleton et du rail Weaver (en n’oubliant pas la fixation des pièces par un filet de frein filet). Suivant l’utilisation et le gout de chacun, il y a deux oeilletons disponibles dans le kit, un large et un étroit. Personnellement, l’étroit est parfaitement adapté aux situations courantes de chasse en battue. A noter que le guidon est lui-même compris dans l’offre, le nouveau modèle étant plus étoffé que le précédent, compatible avec l’oeilleton et additionné d’une bande blanche verticale aidant à la prise de visée.</p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-226" title="marlin_pic9" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/marlin_pic9.jpg" alt="marlin_pic9" width="500" height="233" /><br />
</em><em>Détail de la visée dans le Ghost Ring, l’acquisition de la cible se fait naturellement, en épaulant. La prise de visée peu facilement être conservée lors du réarmement de l’arme.</em></p>
<p>Le réglage ne pose aucun problème, il s’agit d’une vis et d’une contre vis assurant le déplacement latéral de l’oeilleton, le serrage complet permet son immobilisation. Pour le réglage en hauteur, il suffit de débrider les vis et d’ajuster la hauteur souhaitée. Il n y’a donc aucune difficultés à mettre en oeuvre ces matériels.</p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-227" title="marlin_pic10" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/marlin_pic10.jpg" alt="marlin_pic10" width="500" height="151" /><br />
</em><em>Assemblage du Ghost Ring et principe de réglage. La réalisation « tout » acier des pièces est un gage de solidité et de résistance à l’usage.</em></p>
<p>En conclusion, l’association arme et munition est excellente, en ne perdant pas de vue l’utilisation de ce calibre et ses performances. L’action de chasse à courtes distances, ou la recherche au sang de gibiers blessés sont le domaine de prédilection du 444 Marlin.</p>
<p>Avant d’acquérir ma première carabine à levier sous garde en 444 Marlin (une Winchester 94E Timber) je n’étais pas spécialement convaincu par ce système, et mon armurier (un spécialiste de la précision situé à Pantin…) a réussi à me persuader. A l’utilisation, s’envolent les préjugés, c’est fiable efficace et fonctionnel. Je recommande personnellement ce type d’arme pour qui cherche un outil de chasse, plutôt qu’une carabine de prestige qu’on n’ose salir ou rayer…. Je m’aligne fréquemment avec des Express ou des carabines semi automatique, et je dois dire qu’avec de l’entrainement, la précision et la capacité à doubler sont quasiment identiques.</p>
<p>L’investissement nécessaire pour équiper correctement cette carabine et en tirer le maximum de profit est tout à fait limité, compter 150€ pour les Ghost ring et rail weaver (en provenance direct des USA, hors TVA). A ma connaissance un seul revendeur national propose ces produits, mais ayant l’opportunité de me servir à la source…..</p>
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		<title>Rechargement du 43 Egyptien</title>
		<link>http://www.tecmagazin.fr/blog/2009/07/14/rechargement-du-43-egyptien/</link>
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		<pubDate>Tue, 14 Jul 2009 13:28:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Leveque - picantin60@yahoo.fr</dc:creator>
				<category><![CDATA[A l'Affiche]]></category>
		<category><![CDATA[Militaria]]></category>
		<category><![CDATA[Rechargement]]></category>

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		<description><![CDATA[En 1868, une forte commande de fusils Rolling Block No1 a été passée entre le gouvernement Egyptien et la firme Remington, armes chambrées pour la cartouche de 43 Egyptien. A cette époque, les gouvernements considéraient comme prestigieux d’avoir une cartouche militaire « nationale ».
Avant que ces armes ne soient livrées à l’Egypte, une grande partie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En 1868, une forte commande de fusils Rolling Block No1 a été passée entre le gouvernement Egyptien et la firme Remington, armes chambrées pour la cartouche de 43 Egyptien. A cette époque, les gouvernements considéraient comme prestigieux d’avoir une cartouche militaire « nationale ».</p>
<p>Avant que ces armes ne soient livrées à l’Egypte, une grande partie furent vendues par Remington à la France en Guerre. Rappelons que la France est rentrée en Guerre en juillet 1870 contre la Prusse. Depuis 1866 les fusils réglementaires sont l’excellent Chassepot en 11mm à cartouches combustibles et des conversions de Fusils 1842 en fusil à tabatière modèle 1867. Néanmoins le manque d’armes disponibles pour équiper les soldats pousse le gouvernement à créer une commission d’armement (1870/1871) pour acquérir à l’étranger ces matériels. Nous achèterons ainsi aux Etats Unis, des fusils Remington en 43 Egyptien, 43 Espagnol, des fusils Peabody, des revolvers de diverses fabrications etc.…<br />
Le nombre estimé d’armes de ce calibre est de 13000 fusils Remington en 43 Egyptien livrés pendant la période 1870/1871, puis 60000 livrés plus tard en reliquat de commande. Ces armes ne serviront que très peu et seront peu à peu déclassées. Notons que des Rolling block furent chambrés pour la cartouche de 11mm Gras (dit modèle de Défense Nationale) d’autres bien plus tard le seront en 8mm Lebel, avec le fusil Remington M1901, d’autres seront convertis en lance amarres pour la Marine.</p>
<p>Le 43 Egyptien a été employé essentiellement à la fin du 19ème siècle, remplacé ensuite par des munitions de plus faible calibre à poudre sans fumée. Les armes qui chambrèrent cette cartouche furent entre autre notre fusil Remington et une mitrailleuse Gatling.<br />
L’appellation la plus fréquente de ce calibre est 11,43mmX50R, c’est d’ailleurs sous cette dernière que nous trouvons les outils de rechargement. La balle d’origine est comme beaucoup d’autres cartouches de l’époque sous calibrée. Le diamètre du projectile initial est de 11,13mm (soit 439 centièmes de pouce) pour un poids de 26 grammes (400 grains).  La plupart des moules de fabrication actuelle reprennent ces côtes. Ce projectile devaient évidemment être calepiné.</p>
<p> <img class="alignnone size-full wp-image-203" title="43_egypt_photo1" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/43_egypt_photo1.jpg" alt="43_egypt_photo1" width="605" height="123" /><br />
<em>(Photo 1) Fusil Remington N°1 M1867.</em></p>
<p>L’étui est d’une forme bouteille, classique pour l’époque, la longueur est de 48,80mm. Le diamètre au collet est de 11,78mm, à la base 14,71mm et au culot 16,8mm. Il est relativement difficile de se procurer des douilles neuves de ce calibre en France. Bertram et NFDS en fabriquent mais ne sont pas régulièrement distribués. Certains catalogues aux USA proposent ces douilles (Midway, Buffaloarms).</p>
<p>Le fusil qui nous intéresse est un Rolling block modèle 1867 (Remingtons ilion N.Y. U.S.A. Pat. May 3d Nov. 1864 April 17th 1866). Comme toute arme ancienne, il convient de s’assurer de son état de conservation et de son aptitude au tir, un démontage complet s’impose. De même, les tolérances dans l’usinage des chambres sont très larges à cette époque et en particulier sur ce type d’arme, nous effectuons donc un moulage de la chambre à la paraffine. Ce moulage nous donne un diamètre à fond de rayures du canon de 11,43mm (451) pour une longueur de chambre de 54mm (loin des 48,8 mm réglementaires !). A ce stade, plusieurs problèmes doivent être solutionnés : où trouver un jeu d’outils pour ce calibre ? Où trouver des projectiles d’un diamètre de 11,43mm avec des poids de 20gr à 26gr ? Et comment se procurer des douilles ?</p>
<p>Les outils sont généralement fabriqués sur commande dans ce calibre, mais l’excellente firme américaine CHTOOL les a au catalogue. Bon marché, ils sont néanmoins de très bonne facture, se composant classiquement de trois outils, recalibreur, expandeur, et sertisseur. A noter que pour la suite des opérations un expandeur RCBS de 32 acp sera indispensable (ou un autre outil de forme similaire).</p>
<p>De nombreux fabricants proposent à leur catalogue des balles en plomb ou électro-cuivrées destinées au 45/70, d’un diamètre de 11,60mm (458). Il suffit en fait de recalibrer à 11,43mm ces projectiles, opération extrêmement simple grâce à un recalibreur de presse type LEE 451. Un simple graissage à l’Alox de la balle permet de recalibrer sans forcer même les balles electro-cuivrées sans abîmer le chemisage. Notons qu’il est également possible de couler ses projectiles avec un moule en 458.</p>
<p>La question qui fut la plus épineuse fut le choix de la douille, n’ayant pas trouvé de source d’approvisionnements durable sur le marché. Les cotes de la douille réglementaire font tout de suite penser à la douille à tout faire des tireurs aux armes anciennes, la 348 winchester. Entre autre cette douille nous permet de faire du 11mm gras, gras de cadet, 43 espagnol, 8mm lebel, 8mm portugais, 8 mm autrichien et hongrois, etc. …cette douille sera la base de notre étui.</p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-204" title="43_egypt_photo2" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/43_egypt_photo2.jpg" alt="43_egypt_photo2" width="400" height="300" /> <br />
</em><em>(Photo 2 ) Boîtier de culasse, Chien et verrou du Rolling Block</em></p>
<p>La transformation de l’étui de 348w est relativement simple, le matériel nécessaire se résumant au jeu d’outils 43 Egyptien et à un expandeur de type 32 acp de chez RCBS.</p>
<p>Monter sur la presse l’outil expandeur CH TOOL en remplaçant la tige d’origine par celle de l’expandeur de 32 acp RCBS. Lubrifier l’intérieur de la douille avec de la graisse suffisamment fluide (la graisse RCBS lube case est idéale) puis passer la douille dans l’outils, la deuxième passe s’effectuant avec l’expandeur de 43 Egyptien. La douille est ensuite réduite au Case Trimmer à 54mm, dégraissée et le collet recuit. Le reste de la modification s’effectuera lors du fire forming.</p>
<p>La charge de poudre destinée au fire forming est variable, dans le cas de la poudre noire, 2,45 grammes de PNF2 sont envisageables, en poudre sans fumée, 0,90 grammes de A0 suffisent. Nous utilisons lors du premier tir une balle de 300 grains. N’oublions pas que la douille ainsi obtenue n’aura pas les cotes extérieures de la douille d’origine, en particulier le diamètre du culot et le corps de la douille au culot (le culot de la 348w n’a que 152mm de diamètre contre 168mm sur la cartouche réglementaire). </p>
<p>Une fois que toutes nos douilles aurons été passées au fire forming, recuites une deuxième fois et égalisées au case  trimmer, nous pouvons commencer le rechargement définitif. Nous utilisons des amorces CCI 34 large rifle destinées aux fusils semi-automatiques. Ces amorces sont en effet plus dures et le risque que le percuteur ne les perce est minime.  Pour la poudre, la A0 de la SNPE est très efficace. La charge se situe entre 0,90 grammes et 1 grammes suivant le projectile employé. ATTENTION, il s’agit d’une charge réduite de poudre sans fumée, la poudre n’occupe que le 1/3 de l’espace disponible dans la douille, le risque de doubles charges est bien réel et aurait des conséquences désastreuses pour l’arme et le tireur.</p>
<p>Pour le projectile nous avons le choix entre les ogives de 300 grains et 400 grains. Le fabriquant HN Germanie fabrique d’excellentes balles électro-cuivrées « CUHS » idéale pour notre arme après recalibrage. Avec le projectile de 300 grains nous chargeons à 1 gramme de A0, avec le projectile de 400 grains nous chargeons à 0,90 gramme de A0.</p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-205" title="43_egypt_photo3" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/43_egypt_photo3.jpg" alt="43_egypt_photo3" width="400" height="300" /><br />
</em><em>(Photo 3) De gauche à droite, douille réglementaire, douille modifiée après fire-forming, douille avant le fire-forming, cartouche complète après plusieurs tirs, balle de 400 grains et 300 grains HN.</em></p>
<p>Les résultats sont là, bonne régularité, peu de recul, des étuis intacts. Les groupements en cible sont très satisfaisants, l’arme tenant aisément le visuel de la C50 à 100m. Cette arme a déjà tiré plusieurs centaines de cartouches sans connaître le moindre problème, rappelons à ce stade que le port du casque en stand est primordial, mais aussi celui de lunettes de protection, une fuite de gaz vers le visage du tireur est toujours possible ! Enfin une baguette de nettoyage sera la bienvenue pour éventuellement extraire une douille restée dans la chambre (l’extracteur étant aux cotes de l’étui d’origine, peut parfois passer par-dessus le bourrelet de notre douille).</p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-206" title="43_egypt_photo4" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/43_egypt_photo4.jpg" alt="43_egypt_photo4" width="400" height="300" /><br />
</em><em>(photo 4) Cible C50 à 100m, avec 0,90 gramme de A0 et une ogive de 300grains.</em></p>
<p>Voilà quelques éléments pour faire revivre ces armes ayant fait partie d’une période importante de notre histoire, elles trouvent encore naturellement leur place sur un pas de tir. La technique de rechargement est largement accessible aux tireurs ayant une bonne connaissance du rechargement.</p>
<h3>Avertissement</h3>
<p>Cette étude porte sur une arme dont l’auteur dispose et n’est pas transposable à toute arme de même calibre. Seule la méthode est applicable en fonction de l’état de l’arme et des composants. L’arme dans son intégralité devra être vérifiée par un professionnel. Il en va de même pour le projectile et la charge de poudre.</p>
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		<title>Vidéo: Rechargement Lee Pro1000</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Jul 2009 23:45:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Robert P.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rechargement]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéos]]></category>

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		<description><![CDATA[Rechargement de la 9 MM parabelum avec presse LEE Pro1000, ogives coulé avec le plomb récupéré dans la butte de tir, amorce winchester et poudre française A1&#8230;


 
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span>Rechargement de la 9 MM parabelum avec presse LEE Pro1000, ogives coulé avec le plomb récupéré dans la butte de tir, amorce winchester et poudre française A1&#8230;<br />
</span><br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Ykre2yNLKVQ&amp;hl=en&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/Ykre2yNLKVQ&amp;hl=en&amp;fs=1&amp;" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br />
<span> </span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le Réglage des Outils de Rechargement</title>
		<link>http://www.tecmagazin.fr/blog/2009/07/13/le-reglage-des-outils-de-rechargement/</link>
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		<pubDate>Mon, 13 Jul 2009 15:37:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jl_scacchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[A l'Affiche]]></category>
		<category><![CDATA[Rechargement]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette fois ça y’est!  Après avoir tiré quelques cartouches avec votre nouvelle arme, vous avez décidé de vous mettre au rechargement. Le kit complet de la marque de votre choix est acheté. La presse est installée et il est temps de procéder au réglage des différentes matrices qui vous permettrons l’obtention de munitions non seulement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette fois ça y’est!  Après avoir tiré quelques cartouches avec votre nouvelle arme, vous avez décidé de vous mettre au rechargement. Le kit complet de la marque de votre choix est acheté. La presse est installée et il est temps de procéder au réglage des différentes matrices qui vous permettrons l’obtention de munitions non seulement moins chères, mais également parfaitement adaptées à votre arme.</p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-142" title="die_setup_002_1" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/die_setup_002_1.jpg" alt="die_setup_002_1" width="350" height="233" /><br />
</em><em>Le rechargement permet d’assembler tous les types de cartouches imaginables</em></p>
<h3>Des outils comme s’il en pleuvait…</h3>
<p>Comme l’amateur débutant peut le constater, les marques d’outils sont nombreuses! Néanmoins il existe une compatibilité totale entre ces jeux d’outils et les différentes presses disponibles sur le marché à partir du moment ou ceux-ci sont filetés. Le rechargeur a donc le choix entre plusieurs systèmes et niveaux de qualité dont la valeur n’est pas forcément représentée par le prix.</p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-143" title="die_setup_004_1" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/die_setup_004_1.jpg" alt="die_setup_004_1" width="282" height="172" /><br />
Chaque « shell holder » correspond à une famille de calibre. L’usage et les tolérances de fabrication veulent que l’on utilise la même marque que les outils de rechargement<br />
</em> <br />
On distingue généralement deux types de matrices : celles destinées aux étuis droits et les autres qui concernent les étuis à collets rétreints également dénommés « bouteilles » par le tireur franchouillard explicite.</p>
<p>Le premier type est généralement composé de trois matrices respectivement destinées au recalibrage et désamorçage, à l’évasement puis à la mise en place du projectile. Dans un premier temps, nous allons détailler le réglage distinct de ce jeu d’outils standard avant de nous pencher sur la question de l’outillage destiné aux calibres à collets retreints.</p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-144" title="die_setup_006_1" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/die_setup_006_1.jpg" alt="die_setup_006_1" width="350" height="233" /><br />
Quelle que soit leur marque, tous les outils comportant un filetage standard se montent sur toutes les presses équipées de la sorte</em></p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-145" title="die_setup_007_1" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/die_setup_007_1.jpg" alt="die_setup_007_1" width="350" height="233" /><br />
Mixer les outils n’est donc pas un problème : ici un jeu RCBS avec évaseur HORNADY (cal. 45 ACP)</em></p>
<h3>Direction l’atelier…</h3>
<p>La première chose à faire est de monter le shell holder (la petite griffe de maintien des étuis) sur le bélier de la presse de rechargement et de placer ce dernier en position haute. Il suffit ensuite de visser la première matrice pour l’amener au contact du shell holder. On effectue ensuite un retour d’un huitième de tour et… C’est tout. Il suffit ensuite de caler cet ajustement au moyen du collier de serrage fourni avec chaque matrice. Le réglage ainsi obtenu correspond à un recalibrage intégral. Cela signifie que notre étui, préalablement tiré ou acheté neuf en vrac (1), sera calibré aux cotes minimales après passage dans ce premier outil.</p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-146" title="die_setup_14_1" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/die_setup_14_1.jpg" alt="die_setup_14_1" width="350" height="233" /><br />
Le recalibreur de gauche comporte une bague de carbure permettant de ne pas lubrifier les étuis avant recalibrag</em>e<br />
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Un petit truc en passant concernant les contre écrous de serrage: si ceux-ci sont maintenus par une vis (sauf chez LEE ou cette tache est assignée à un joint torique), il conviendra de desserrer légèrement la matrice (1/10° de tour suffit) avant blocage sous peine de la gripper contre la presse. Ah oui! Ces outils sont proposés en deux versions: avec ou sans bague au carbure (de tungstène ou de titane). S’agissant de douilles droites, mieux vaut privilégier l’option carbure puisque cet aménagement permet de se passer de lubrification préalable des étuis… ainsi que du retrait de cette couche de lubrifiant.</p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-147" title="die_setup_011_1" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/die_setup_011_1.jpg" alt="die_setup_011_1" width="238" height="178" /><br />
Une fois le bélier en position haute, l’outil n°1 sera amené au contact du shell holder par vissage pour un calibrage intégral.1/8° de tour sera donné en retrait afin d’éviter les chocs sur l’outil</em></p>
<h3>Le second outil</h3>
<p>Avant toute tentative d’ajustement il vaut mieux essayer de comprendre sa destination réelle. Ce type de matrice ne concerne essentiellement les douilles droites mais parfois aussi celles à collet rétreint dès lors que l’on fait usage de projectiles de plomb.</p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-148" title="die_setup_010_1" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/die_setup_010_1.jpg" alt="die_setup_010_1" width="221" height="134" /><br />
Vue de face d’une cartouche de 9&#215;19 (9mm para) à coté d’un étui du calibre évasé</em><br />
 <br />
En effet, la matrice n’est ici conçue que pour assurer le port d’un mandrin destiné à évaser les lèvres de l’étui. Que les munitions soient destinées à une arme de poing à répétition (revolver), à un coup ou à alimentation automatique (pistolet semi auto) il faudra évaser suffisamment les lèvres du collet. Cette opération a pour but d’assurer une présentation et un alignement corrects destiné à éviter l’enfoncement des parois de l’étui lors de la mise en place du projectile. Mais quelle est la valeur idéale de l’évasement ? La réponse est plutôt du style Normand : ça dépend ! En effet, le choix du type de projectile employé conditionne ici notre valeur de réglage. Dans le cas de balles chemisées, un évasement imperceptible à l’œil et permettant seulement le maintien correct de la balle avant son passage dans la matrice de siégeage est largement suffisant. Les projectiles de plomb (alliage) nécessitent un élargissement plus conséquent. L’usage général consiste à évaser suffisamment pour permettre un enfoncement d’environ 2/10° de mm (mesure tout à fait arbitraire) pour les balles à cul plat (la hauteur d’un gas-check de .357, soit 1,5mm, constitue un bon indicateur). Dans le cas d’une « bevel base », la mesure se prend au dessus du rétrécissement. Mais bon! Ne mégottons pas, il est tout à fait possible d’utiliser l’évasement des balles plomb pour l’usage des chemisées. La mixité est de rigueur, même dans notre matière de prédilection.</p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-149" title="die_setup_016_1" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/die_setup_016_1.jpg" alt="die_setup_016_1" width="350" height="233" /><br />
L’étui après évasement</em><br />
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Un autre aspect de cet outil concerne la profondeur de réglage des mandrins expandeurs. Il faut savoir que cette dernière doit, en toute logique, être adaptée à la longueur du projectile destinée à entrer dans l’étui. Le maintien de la balle est en effet réalisé à ce niveau par élasticité du métal… ce qui nous amène au diamètre de notre mandrin qui se situe idéalement à 3 ou 4 100èmes de mm en deçà de la cote réelle du projectile employé. Là, tous les outils ne sont pas égaux en fonction des calibres. RCBS a tendance à être aux cotes « juste ce qu’il faut » mais la profondeur de siégeage est limite pour les projectiles lourds (surtout en munitions pistolet). HORNADY et LEE sont très corrects pour les mêmes critères. La palme de l’excellence revient à REDDING et LYMAN avec un gros avantage pour cette dernière marque avec les  outils « M » à mandrins interchangeables longs ou courts selon les desideratas du tireur. Le seul bémol en la matière concerne l’importation de LYMAN aussi sporadique qu’anecdotique… </p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-150" title="die_setup_017_1" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/die_setup_017_1.jpg" alt="die_setup_017_1" width="280" height="222" /><br />
Un évasement correct permettra la pénétration de la balle dans l’étui de la valeur de son gas-check<br />
</em> <br />
Mais revenons à nos moutons. Le réglage de notre évaseur s’effectue en plaçant un étui vide et préalablement recalibré sur le shell holder. Une fois le bélier de la presse amené en position haute, la matrice sera vissée et bloquée comme précédemment mais SANS son mandrin expandeur. Tout en bloquant le levier du bélier de la presse dans la position choisie, nous allons maintenant procéder au vissage de l’expandeur jusqu’à sentir la résistance opposée par le tulipage de son corps. A ce stade, il ne reste plus qu’à procéder par quart de tour en amenant l’élargissement des lèvres du collet à la valeur désirée. Cela a l’air tout simple, mais il est normal (surtout les premières fois) de déformer exagérément quelques étuis… Mais il suffira simplement de les recalibrer. Ceux ne pouvant l’être trouvent très bien leur place dans la « boîte bêtisier » qui traîne souvent à proximité immédiate de notre atelier…   </p>
<h3>Maintenant au tour du troisième…</h3>
<p>Cet outil assure en fait deux fonctions distinctes. Il va servir en premier lieu à enfoncer le projectile selon une valeur définie puis à effectuer, ou non, un sertissage. Contrairement à ce que pourrait penser le tireur / rechargeur débutant, nous allons procéder à ces réglages dans l’ordre inverse de leur énumération.</p>
<p>Nous commencerons donc par le sertissage. Là encore, nous allons poser sur le shell holder un étui recalibré et NON évasé (2). Après avoir positionné le bélier de la presse en position haute, la matrice est vissée jusqu’au contact des lèvres de l’étui. A ce stade les opérations suivantes changent selon que nous voulons appliquer un sertissage ou non à notre cartouche. Dans le cas d’une munition non sertie (généralement destinée aux semi-automatiques chambrant sur la lèvre de l’étui), nous allons dévisser la matrice d’un quart de tour  et la bloquer à l’aide de son contre-écrou. Nous pourrons ensuite passer aux opérations de positionnement du projectile.</p>
<p>Après avoir remplacé notre étui par un autre déjà évasé, il suffit maintenant d’y déposer l’un de nos projectiles puis d’amener le bélier de la presse en position haute. Le mandrin poussoir est alors vissé jusqu’au contact de la tête de la balle avant abaissement du bélier. Nous procèderons alors par petites touches successives jusqu’à trouver la valeur d’enfoncement et la longueur de cartouche désirée. Le poussoir est ensuite bloqué en place s’il dispose d’un dispositif idoine.  </p>
<p><em><img class="alignnone size-full wp-image-151" title="die_setup_021_1" src="http://www.tecmagazin.fr/blog/wp-content/uploads//2009/07/die_setup_021_1.jpg" alt="die_setup_021_1" width="350" height="233" /><br />
Le projectile chemisé s’enfoncera pour tenir en place sans problème. C’est l’outil positionneur qui redressera les parois de l’étui après enfoncement du projectile de la valeur désirée<br />
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Si nous désirons appliquer un sertissage à notre munition, le protocole de réglage devient légèrement différent. A ce stade, il nous faut procéder au dévissage du poussoir de balle sur plusieurs tours avant de dévisser également le contre écrou de la matrice. C’est l’avancement de cette dernière en direction du shell holder qui conditionnera la valeur du sertissage. Attention, la plupart des outils sont très peu progressifs à ce niveau là et il convient encore d’y aller progressivement par petites touches. La valeur réelle du sertissage n’étant pas réellement mesurable par le particulier, nous nous contenterons de parler de sertissage de type léger, moyen ou fort… avec toutes les variations que cela sous-entend d’un individu à un autre. Une fois ce dernier réglage effectué, il suffit de repositionner le mandrin poussoir au contact de la tête de l’ogive pour retrouver la valeur d’enfoncement préalablement définie. Bien sur, ce protocole de réglage reste valable quel que soit le type d’outil choisi : sertisseur roll crimp ou taper crimp, avec ou sans chambre flottante d’alignement.</p>
<h3>Passons maintenant aux variantes des matrices pour étuis à collet rétreint</h3>
<p>Si à la base, les réglages sont similaires à ceux précédemment évoqués, nous observerons une variante sur le premier outil. Bien qu’il soit également destiné au désamorçage et au recalibrage, la forme de l’étui permet au rechargeur d’effectuer un recalibrage partiel seulement. C’est très bien, mais à quoi ça sert diront les courageux qui suivent jusqu’à maintenant.  Et bien c’est tout simple : lorsque la cartouche est tirée dans une chambre de carabine, la pression fait fretter l’étui qui assure alors une étanchéité parfaite garantissant une poussée régulière des gaz. Dans le même temps, le laiton s’est adapté aux dimensions propres de la chambre. Le recalibrage partiel permet donc au rechargeur de conserver ces cotes acquises par le feu et la munition ainsi rechargée s’adaptera au plus près aux dimensions de la chambre. Dès lors, la poussée des gaz de combustion sera utilisée pour pousser le projectile seulement, la conformation à la chambre étant déjà acquise. L’avantage ? C’est tout simplement que le résultat en cible s’en ressent positivement. Bien sur, les armes équipées d’un canon de match aux cotes minimum peuvent s’affranchir de cette considération technique mais dans tous les cas, cela ne peut pas faire de mal.</p>
<p>Donc, deux options sont possibles avec un outillage standard, le calibrage intégral et partiel. La différence s’effectue à l’enfoncement de notre première matrice. Pour obtenir un calibrage intégral, nous l’amènerons au contact du shell holder (en position haute bien entendu) avant de procéder au blocage du contre écrou. Dans le cas d’un calibrage partiel, nous laisserons un espace d’environ 1,5mm entre le shell holder et la base de l’outil. C’est tout ? Oui et ça marche en plus. Mais attention ! La munition obtenue sera celle de la carabine dans laquelle elle aura été tirée à la base. Si l’interchangeabilité est un critère important pour vous, passez au calibrage intégral. Et d’ailleurs quels sont les intérêts de ce dernier ? Et bien lorsque l’on utilise des armes à répétition (levier de sous garde) ou semi automatiques dans lesquelles la munition subit un transport brutal, le calibrage intégral est la règle sous peine de devoir endurer des défauts d’alimentation.</p>
<p>La seconde matrice ne pose aucun problème et se règle à l’identique de la troisième du jeu d’outil destiné aux douilles droites. La seule particularité des cartouches à collet rétreint concerne l’enfoncement du projectile dont le cul ne devra pas dépasser la base de l’épaulement sous peine de pressions (et surpressions) aléatoires.</p>
<h3>Mais pourquoi deux seulement?</h3>
<p>C’est la question logique en la matière et la réponse l’est tout autant. Les fabricants considèrent en fait que le projectile chemisé ne nécessite aucun évasement des lèvres de l’étui puisque le diamètre du collet a été modifié lors du passage dans le premier outil. En effet, lors de sa montée dans la matrice, le collet est rétreint avant d’être remis au bon diamètre par la bague de recalibrage, elle même montée sur l’aiguille de désamorçage.</p>
<p>Tout cela est très bien, mais rien n’empêche le tir de balles de plomb allié. Dans ce cas, les fabricants peuvent fournir la matrice manquante en surplus du jeu d’outils standard. A ce sujet, nous formulerons les mêmes remarques que pour les plongeurs expandeurs du second outil du jeu destiné aux étuis droits.</p>
<h3>Alors…</h3>
<p>Et alors c’est tout ! Vous n’êtes par encore partis à l’atelier pour recharger ?  Vous verrez la pratique rechargement n’est pas plus difficile qu’autre chose et vous apportera bien des satisfactions dont la plus importante et celle qui en s’instaurant entre votre arme et vous deviendra inestimable : la régularité qui amène à la confiance.</p>
<p><em>(1) – Les étuis neufs aussi (et même surtout) sont à recalibrer avant une première utilisation : ils ont été brinqueballés dans tous les sens et leurs diamètres sont irréguliers. Dans le meilleur des cas la négligence de cette étape vous donnera une précision erratique. Dans le pire, la pression va refouler le laiton et les gaz vont refluer sur l’arrière… là ou se trouve le tireur.</em></p>
<p><em>(2) – Cette opération est également faisable avec une cartouche manufacturée dont on veut dupliquer les valeurs de sertissage puis, d’enfoncement.</em></p>
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