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	<title>tecmagazin &#124; Blog Armes, Tir, Militaria, Poudre Noire &#38; Rechargement</title>
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	<description>Blog Armes, Tir, Poudre Noire</description>
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		<title>Essai du pistolet Radom Vis wz 35</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Oct 2011 13:17:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>picantin60@yahoo.fr</dc:creator>
				<category><![CDATA[A l'Affiche]]></category>
		<category><![CDATA[Armes]]></category>
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		<description><![CDATA[La Pologne est un des pays d’Europe ayant été au centre des déchirements historiques des grandes puissances continentales. Au cours du 19ème siècle, exception faite de la période Napoléonienne, la Pologne sera véritablement écartelée entre la Prusse, la Russie et l’Autriche. Cette bataille pour la possession territoriale va considérablement marquer la culture de ce pays [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La Pologne est un des pays d’Europe ayant été au centre des déchirements historiques des grandes puissances continentales. Au cours du 19ème siècle, exception faite de la période Napoléonienne, la Pologne sera véritablement écartelée entre la Prusse, la Russie et l’Autriche. Cette bataille pour la possession territoriale va considérablement marquer la culture de ce pays et forger le caractère trempé de ses habitants. Après le premier conflit mondial, la Pologne connaît enfin une certaine autonomie, elle fonde sa deuxième République. Cette période de calme n’est que de courte durée, puisque la Russie Bolchévique déclenche un conflit entre 1919 et 1920, avec pour objectif de récupérer les terres orientales. Dès 1926, Jozef Pilsudki prend le pouvoir et plonge progressivement le pays dans un régime autoritaire.</p>
<div id="attachment_1467" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/texte-et-photos_img_0.jpg"><img class="size-large wp-image-1467 " title="Essai du pistolet Radom Vis wz 35" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/texte-et-photos_img_0-565x413.jpg" alt="" width="565" height="413" /></a><p class="wp-caption-text">Le pistolet Radom Vis 35 posant avec le Colt 1911 (ici A1). Le lien de parenté est évident.</p></div>
<p>C’est dans ce contexte que le pistolet qui nous intéresse va être développé. A cette époque, l’armée polonaise est équipée de différents matériels, le plus souvent de récupération. On trouve donc de manière plus ou moins réglementaire, des armes de poings allemandes, austro hongroises, russes et françaises. La Pologne dispose d’une excellente industrie armurière dans la région de Radom. Cet arsenal assure en effet la production de carabines et fusils à système Mauser initialement à destination de la Prusse. Situé à une cinquantaine de kilomètres de Varsovie, cet arsenal va être le berceau de notre pistolet.</p>
<div id="attachment_1468" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel=" lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/texte-et-photos_img_1.jpg"><img class="size-large wp-image-1468 " title="Essai du pistolet Radom Vis wz 35" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/texte-et-photos_img_1-565x201.jpg" alt="" width="565" height="201" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche : Le Vis 35 avec culasse en position ouverte. Cette photo met en évidence le système de ressort récupérateur monté sur une tige guide, ce qui représente l’une des différences majeures avec le Colt 1911. A droite : Pistolet CZ28, cette arme a été pressentie pour devenir le pistolet réglementaire polonais. Le Vis 31 va irrémédiablement cesser cette étude.</p></div>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>Ce délai très court prouve l’habileté technique et industrielle des ingénieurs polonais</p>
</blockquote>
<p>En 1929, le commandement de l’armée polonaise décide de moderniser et d’harmoniser l’arme de poing réglementaire. La première piste étudiée est l’acquisition de la licence de fabrication du pistolet tchèque modèle 28. Cette arme est directement inspirée du modèle Mauser. Une première étude met en évidence le coût important de cette opération et les problèmes de fiabilité de ce modèle. Une autre piste est alors envisagée : La création d’un nouveau type d’arme confiée à l’industrie nationale d’armement. L’ingénieur qui va être à l’origine du projet est Piotr Wilniewczyc.</p>
<p><strong>Une arme de conception nouvelle</strong></p>
<p>Dès les premières présentations du projet, la pertinence du prototype fait irrémédiablement abandonner l’étude du CZ28. Le premier prototype, le Wis 31, destiné au tir, est produit en 1931 soit à peine deux ans après le lancement du projet. Ce délai très court prouve l’habileté technique et industrielle des ingénieurs polonais. Piotr Wilniewczyc souhaite construire son arme en se reposant sur des systèmes déjà éprouvés. Il s’inspire dès lors de deux références en la matière, le Browning 1903 et le Colt modèle 1911, deux œuvres de John Moses Browning. Le calibre retenu est le 9mm Parabellum, qui présente le meilleur compromis poids puissance.</p>
<div id="attachment_1469" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/texte-et-photos_img_2.jpg"><img class="size-large wp-image-1469 " title="Essai du pistolet Radom Vis wz 35" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/texte-et-photos_img_2-565x332.jpg" alt="" width="565" height="332" /></a><p class="wp-caption-text">Le Vis 35 et le Colt 1911 vu de dessus. L’épaisseur est quasi similaire, cette vu accentue le mimétisme des deux armes.</p></div>
<p>Si le prototype présente une apparente similitude avec le modèle Colt 1911, la conception est cependant différente. En effet, le Wis 31 est un condensé des atouts des deux armes précitées. Si l’esthétique et les dimensions, ainsi que la platine rappellent le modèle Colt, la cinématique fait directement appel au Browning. Le fonctionnement est classiquement assuré par verrouillage du canon. La première différence majeure consiste en l’absence de biellette sur le canon, le déverrouillage est assuré par une rampe usinée sous ce dernier. Cette rampe permet d’abaisser le canon et ainsi libérer la culasse. Autre différence majeure, l’absence de bouchon de verrouillage du canon, cette arme ne présente pas de bague de guidage mais une tige guide comprenant le ressort récupérateur. Ces deux modifications vont fiabiliser l’arme, la biellette de verrouillage ne peut se bloquer ou se rompre puisqu’elle est inexistante. Le recours à une tige guide facilite grandement le démontage de l’arme, sans outillage particulier et accentue la précision.</p>
<p><strong>Un prototype fiable</strong></p>
<blockquote class="pullquote pullquote_left"><p>L’adoption officielle intervient en 1936, l’arme prend la dénomination officielle de Vis wz 1935</p>
</blockquote>
<p>Le premier prototype s’avère d’une grande fiabilité. Dès les premières phases d’essais, l’arme tire plus de 6000 coups en ne présentant aucun problème ni aucune défaillance. L’appellation est également modifiée pour devenir Vis, qui signifie « pouvoir » en latin. Dès 1932, de nouvelles améliorations sont apportées à l’arme, sous la forme d’un levier de désarment et d’un rail de fixation pour une crosse additionnelle. L’adoption officielle intervient en 1936, l’arme prend la dénomination officielle de Vis wz 1935.</p>
<p>La production polonaise va s’étaler de 1936 à 1939, jusqu’à l’invasion de la Pologne par l’Allemagne Nazie. On estime à 50 000 le nombre d’armes produites dans cette période. La production de cette arme sera reprise par l’occupant Nazi. Le manque d’armes de poings force l’Allemagne Nazie à faire feu de tout bois, en adoptant en partie les armes de poings des pays envahis (tels les pistolets PA1935A français adoptés sous la dénomination P35). Le Radom Vis 35 va donc continuer à être produit pour le compte de l’occupant en prenant également l’appellation P35… Pour des raisons de sureté visant à éviter le risque que des armes soient détournées par la résistance polonaise, la production va se faire sur plusieurs sites. Une partie des pièces de l’arme sera produite en Pologne, L’autre à Brno en Tchécoslovaquie. L’assemblage final sera effectué dans les usines Steyr en Autriche. Ces productions de guerre sont facilement identifiables aux marquages allemands. La fabrication a également été simplifiée, successivement les plaquettes en bois remplacent les plaquettes en matière synthétique et le levier de blocage de culasse disparaît purement et simplement. On estime que 350 000 pièces auraient été produites pour l’Allemagne.</p>
<div id="attachment_1470" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/texte-et-photos_img_3.jpg"><img class="size-large wp-image-1470 " title="Essai du pistolet Radom Vis wz 35" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/texte-et-photos_img_3-565x268.jpg" alt="" width="565" height="268" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche : L’étui réglementaire polonais comprenant 2 chargeurs supplémentaires et une baguette de nettoyage. A droite : Marquages de la culasse. En premier plan les marquages réglementaires polonais. Refrappés par dessus, la dénomination P35 allemande.</p></div>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>Certaines armes arriveront jusqu’en France et en Grande Bretagne avec des combattants polonais réfugiés</p>
</blockquote>
<p>D’autres variantes ont été étudiées par l’armée polonaise, comme la production d’un pistolet en 45 ACP, ou d’une version tirant en automatique avec un chargeur à grande capacité, comme le Mauser 96 Schnellfeuer. Ces études n’ont pas dépassé le stade de prototype. Le Radom Vis wz 35 sera réglementaire dès son adoption dans l’armée polonaise (terre et air). Lorsque l’armée allemande reprend à son compte la fabrication, les unités de la Kriegsmarine, la SS Polizei et la Waffen SS son équipées de cette arme. Certaines armes arriveront jusqu’en France et en Grande Bretagne avec des combattants polonais réfugiés.</p>
<p><strong>Une arme rationnelle et performante</strong></p>
<p>Le VIS est, comme ses contemporains, construit en acier. Les premières versions sont cependant réalisées avec une carcasse en alliage léger. L’arme est recouverte d’un bronzage noir de guerre, profond et extrêmement résistant. L’allure générale rappelle fortement le Colt 1911, le fonctionnement s’en inspire également. La platine est à simple action, le fonctionnement est assuré avec une culasse calée. Le déverrouillage du canon permet de libérer la culasse et d’assurer le cycle de fonctionnement. Le canon est dépourvu de biellette, c’est une rampe sous le canon qui assure le déverrouillage à la manière du GP35 de la FN HERSTAL. Le Radom repose donc sur deux mécaniques armurières particulièrement efficaces, les ingénieurs polonais ayant su prendre le meilleur de chaque modèle. Les dimensions correspondent à une arme de combat classique avec une longueur de 205mm pour une hauteur de 135mm. La largeur est de 32mm, le canon mesure 115mm avec une ligne de visée de 160mm. La masse à vide est de 1025gr.</p>
<div id="attachment_1471" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/texte-et-photos_img_4.jpg"><img class="size-large wp-image-1471  " title="Essai du pistolet Radom Vis wz 35" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/texte-et-photos_img_4-565x208.jpg" alt="" width="565" height="208" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche : L’arme lors du démontage. La clavette de verrouillage de la culasse facilite grandement les opérations. A droite : L’arme sommairement démontée. L’opération est rapide et simple. Lors de remontage il faut cependant s’assurer du parfait alignement de ressort récupérateur sur le canon.</p></div>
<p>Les commandes de fonctionnement sont classiques, un arrêtoir de culasse sert à l’assemblage de l’ensemble canon culasse sur la carcasse. Le chargeur est libéré par un bouton poussoir positionné à hauteur du pouce sur le flanc gauche. Un levier de sécurité est présent sur le flanc gauche de la culasse, il permet de mettre l’arme en sécurité en rabattant automatiquement le chien. Cette sécurité permet également d’effacer le percuteur, permettant dès lors de porter l’arme en toute sécurité. Une troisième pièce sert à maintenir la culasse en position ouverte, ce levier est particulièrement pratique et efficace pour le démontage de l’arme. Comme sur le Colt 1911, une pédale de sécurité est disposée sur l’arrière de la crosse, sous le busc. Cette dernière, si elle n’est pas totalement enfoncée, neutralise le système de décrochage de la gâchette. Les plaquettes de crosses sont en caoutchouc durcit, elles sont de forme triangulaire et particulièrement enveloppantes. La hausse est montée sur queue d’aronde et peut être dérivée.</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_left"><p>Le démontage est particulièrement simple et fiable</p>
</blockquote>
<p>Les équipements destinés au port et à la maintenance du Radom sont constitués d’un étui en cuir avec une poche pour deux chargeurs et une baguette de nettoyage. Un étui simplifié a été adopté par l’armée allemande, ce dernier comporte un emplacement pour un seul chargeur supplémentaire.</p>
<p>Le démontage est particulièrement simple et fiable. Après avoir extrait le chargeur et vérifié que l’arme est déchargée, bloquer la culasse en position ouverte grâce au levier de manœuvre. Extraire la clavette de l’arrêtoir de culasse et libérer celle ci en abaissant le levier de verrouillage, être prudent et accompagner la culasse lors de cette manœuvre. Une fois la culasse déposée, extraire le ressort récupérateur et le canon. Le remontage s’effectue sans difficulté particulière en sens inverse. Cette simplicité de démontage et de maintenance est l’une des caractéristiques majeures d’une bonne arme de combat. A noter que pour extraire ou remettre en position la clavette d’assemblage, l’astuce consiste à tirer la tige du ressort récupérateur vers l’avant, diminuant ainsi la résistance de ce dernier.</p>
<div id="attachment_1472" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/texte-et-photos_img_5.jpg"><img class="size-large wp-image-1472 " title="Essai du pistolet Radom Vis wz 35" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/texte-et-photos_img_5-565x164.jpg" alt="" width="565" height="164" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche : Vu sur l’éjecteur monté à demeure sur la carcasse. Tout simplement indestructible. Cette vue permet également de voir la pièce libérant le chien, juste sous l ‘éjecteur. A droite : Vu de la culasse ouverte, laissant clairement voir le canon et la tige directrice du ressort récupérateur. </p></div>
<p><strong>La fiabilité de l’arme n’a d’égale que sa précision!</strong></p>
<p>Dès la première prise en main, l’impression de solidité et de qualité est évidente. La masse de l’arme est parfaitement équilibrée et le pistolet pointe naturellement et instinctivement comme toute bonne arme destinée au combat. Les principales commandes de fonctionnement sont situées sur le flanc gauche, à portée de pouce. C’est parfaitement fonctionnel et efficace. Le levier de désarmement est aussi simple que fiable. Lors de son abaissement, une came fait rentrer le percuteur dans le canal de percussion, empêchant dès lors tout risque de départ du coup de feu. En position basse, ce levier agit directement sur la pièce libérant la gâchette, le chien est libéré et reprend sa position de repos.</p>
<p>L’arme objet de notre test est en très bon état, elle a pourtant un long passé historique. Il s’agit d’une fabrication 100% polonaise d’avant guerre, qui a probablement été saisie ou assemblée par les forces allemandes. Les marquages de contrôle et d’affectation ont été refrappés par dessus les marquages initiaux. Les surfaces ont gardé un bronzage correct, à peine éclairci sur les angles. La capacité du chargeur est 8 cartouches. Le fonctionnement est simple, l’arme comprend un nombre de pièces limité (moins d’une quarantaine). L’éjecteur est à demeure sur la carcasse, il est massif et à vrai dire quasiment indestructible!</p>
<div id="attachment_1473" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/texte-et-photos_img_6.jpg"><img class="size-large wp-image-1473" title=" Essai du pistolet Radom Vis wz 35" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/texte-et-photos_img_6-565x249.jpg" alt="" width="565" height="249" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche : Eclaté du Vis 35, moins d’une quarantaine de pièces composent l’arme. A droite : Le levier de désarmement est activé, la clavette sort de son logement et le percuteur est mis en sécurité. Cette pièce vient directement appuyer sur la gâchette qui libère le chien.</p></div>
<p>La prise en main est excellente, peut être encore plus confortable que celle du Colt 1911. La forme en triangle est assez prononcée et assure une parfaite maîtrise lors des tirs. La pédale de sécurité s’efface naturellement et se fait totalement oublier. La prise de visée est correcte, mais très fine. Par grande luminosité il devient difficile d’ajuster avec régularité les tirs. Un deuxième point renforce également ce problème,, la hausse du Colt 1911 a un profil en «U ». Le Radom a lui une hausse en «V ».</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>Le résultat est au dessus de nos attentes</p>
</blockquote>
<p>Pour nos essais, nous avons utilisé des munitions manufacturées Fiocchi 123 Grains FMJ. Plus d’une centaines de cartouches ont été tirées sans aucun problème de fonctionnement. Les manipulations sont aisées. Le recul est particulièrement doux, les étuis sont régulièrement éjectés à 2h à environ 2m de distance, ces douilles ne sont aucunement marquées et ne présentent aucune déformation.</p>
<p>Le point d’impact se situe à gauche du point visé, à environ 10cm. Une contre visée est donc nécessaire, la hausse n’ayant pas été déplacée dans le cadre du test. Après plusieurs séries de tirs dans différentes positions, le tir de précision a été réalisé en position calée sur un sac de sable, cible à 25m. La contre visée s’effectue en alignant les organes de visée à 3h du visuel. Le résultat est au dessus de nos attentes avec un très raisonnable 69/80.</p>
<div id="attachment_1474" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/texte-et-photos_img_7.jpg"><img class="size-large wp-image-1474 " title="Essai du pistolet Radom Vis wz 35" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/texte-et-photos_img_7-565x246.jpg" alt="" width="565" height="246" /></a><p class="wp-caption-text">gauche : Le groupement obtenu à 25m. A droite : L’arme recul en ligne, l’on aperçoit la douille à l’éjection.</p></div>
<p><strong>Une arme peu fréquente sur les stands de tir</strong></p>
<p>Cette arme marque une page de l’histoire polonaise prouvant si nécessaire que l’industrie de ce pays était largement à la hauteur des industries occidentales. Les établissements Frankonia ont vendu des Radom Vis 35 en petits lots il y a une dizaines d’années. Au détour des petites annonces un modèle est de temps à autre disponible, chez un armurier ou un particulier. La fiabilité et la précision de ce modèle le classe au même niveau que ces contemporains, allemands, belges ou américains. Le développement de TAR a permis de remettre à l’honneur un nombre important d’armes historiques, le Vis wz 35 peut y trouver une place de choix ! Cette arme est actuellement classée en première catégorie et nécessite les autorisations préfectorales ad-hoc. C’est avec regret que j’ai restitué cette pièce à son heureux propriétaire, j’ai rarement rencontré autant de bon sens dans une arme de ce type…</p>
<p><em><strong>Avertissement</strong></em></p>
<p>Cette étude porte sur une arme dont l’auteur dispose et n’est pas applicable à toute arme de même calibre. Seule la méthode est applicable en fonction de l’état de l’arme et des composants. L’arme dans son intégralité devra être vérifiée par un professionnel.</p>
<p>Sources : Gazette des Armes N°279 http://warrelics.eu www.armeetpassion.com Remerciements à François Grandjanin pour son aide technique et les prises de vues.</p>
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		<title>Banc d’essai du Webley-Fosbery 1914 Target Model</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Oct 2011 12:18:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>picantin60@yahoo.fr</dc:creator>
				<category><![CDATA[A l'Affiche]]></category>
		<category><![CDATA[Armes]]></category>
		<category><![CDATA[Militaria]]></category>

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		<description><![CDATA[En cette fin de 19ème siècle l’industrie armurière connait une croissance importante. Les récentes avancées techniques accélèrent les découvertes, les brevets et les systèmes. Toutes proportions gardées, un parallèle peut être effectué avec l’évolution de l’informatique ces vingt dernières années. Après avoir maîtrisé les aciers, l’industrialisation, la standardisation et le développement de la poudre sans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1444" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Webley-Fosbery_img_0.jpg"><img class="size-large wp-image-1444  " title="Webley-Fosbery 1914 Target Model" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Webley-Fosbery_img_0-565x360.jpg" alt="" width="565" height="360" /></a><p class="wp-caption-text">Webley Fosbery Target Model, l’étui est une fidèle reproduction de l’original. Une baguette destinée au nettoyage de l’arme est positionnée sur ce dernier.</p></div>
<p>En cette fin de 19ème siècle l’industrie armurière connait une croissance importante. Les récentes avancées techniques accélèrent les découvertes, les brevets et les systèmes. Toutes proportions gardées, un parallèle peut être effectué avec l’évolution de l’informatique ces vingt dernières années.</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>Il faut attendre les années 1893 pour voir naître le premier pistolet semi automatique « fiable »</p>
</blockquote>
<p>Après avoir maîtrisé les aciers, l’industrialisation, la standardisation et le développement de la poudre sans fumée, l’industrie armurière développe le concept de semiautomaticité. Un nombre considérable de brevets sont déposés, illustrant les premiers pistolets en fonctionnement semi automatique. Force est de constater que même si ces pièces sont aujourd’hui un héritage armurier admirable, le manque de fiabilité et la complexité étaient souvent à déplorer. Il faut attendre les années 1893 pour voir naître le premier pistolet semi automatique « fiable », le C93 Borchardt.</p>
<p>Comme souvent, les bonnes idées reposent sur des concepts simples et de bon sens. En cette fin de siècle, la plupart des revolvers en service sont fiables. Dès lors, par génie créatif ou par pragmatisme, l’idée germe d’appliquer au revolver les principes mécaniques de la répétition semi-automatique. Plusieurs essais seront mis en œuvre, mais le seul revolver semiautomatique fiable reste le Webley Fosbery. Fruit du travail du colonel George V Fosbery (1832 – 1907). Le moins que l’on puisse dire, est que cette arme semble issue d’un croisement contre nature…</p>
<div id="attachment_1445" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Webley-Fosbery_img_1.jpg"><img class="size-large wp-image-1445 " title="Webley-Fosbery 1914 Target Model" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Webley-Fosbery_img_1-565x265.jpg" alt="" width="565" height="265" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche : Cette vue met en évidence la ligne de translation mécanique entre la carcasse et les parties mobiles canon barillet. A droite : Le Webley Fosbery conserve le système à brisure des modèles réglementaires. A noter la large pédale latérale déverrouillant le barillet.</p></div>
<p>La force de ce revolver est de combiner les qualités d’une arme éprouvée et de lui appliquer un système de réarmement semi-automatique. Si ce mécanisme est hautement complexe et fragile sur les premiers pistolets, l’ingéniosité du colonel Fosbery assure au Webley un fonctionnement irréprochable conjugué à une « simplicité » de conception. L’idée est de rendre mobile l’ensemble canon, barillet sur la carcasse, le tout avec l’aide d’un système récupérateur. C’est en fait la translation mécanique qui assure le réarmement du chien et l’indexation du barillet. Simple, fiable et redoutable. Le colonel Fosbery conceptualise son projet dès 1895. Les premiers prototypes utilisent une base de revolver Single Action Army Colt.</p>
<div id="attachment_1446" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Webley-Fosbery_img_2.jpg"><img class="size-large wp-image-1446 " title="Webley-Fosbery 1914 Target Model" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Webley-Fosbery_img_2-565x209.jpg" alt="" width="565" height="209" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche : Le levier de sureté en position horizontale permet le tir. Le marquage sur la carcasse indique que l’arme est apte à utiliser les munitions chargées en Cordite. A droite : Cette vue permet de voir les parties en mouvement sur la carcasse. L’arrêtoir de recul est visible à l’arrière de la rampe de guidage.</p></div>
<p><strong>Une production Webley &amp; Scott</strong></p>
<p>C’est la firme Webley &amp; Scott de Birmingham qui va assurer la production de cette arme, de 1901 à 1915. Cette firme produisait déjà, en contrat avec le gouvernement britannique, la production des revolvers militaires MKIV et MKV entre autres. Webley produisait également des revolvers à usage civil, type RIC.</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>Elle présente en effet une rapidité de tir accrue et une réelle fiabilité de fonctionnement</p>
</blockquote>
<p>La première apparition du revolver semi automatique Fosbery a lieu en 1900 lors d’une compétition sur le célèbre pas de tir de Bisley. L’arme est chambrée pour la cartouche réglementaire de 455 Webley, à chargement Cordite. Une version en 38acp à huit coups sera produite quelques années plus tard. L’arme rencontre un certain succès auprès des compétiteurs, elle présente en effet une rapidité de tir accrue et une réelle fiabilité de fonctionnement. Bien qu’il soit relativement haut sur la main, ce revolver est confortable au tir et d’une grande précision. Les ouvrages relatent d’ailleurs l’exploit d’un certains Walter Winans qui en 1902, a réussi le tir de 12 cartouches en 15 secondes en groupant dans le visuel de la cible.</p>
<p>La production, estimée à moins de 5000 pièces, a pris fin en 1915. Différentes évolutions et variantes ont été commercialisées, en calibre 455 Webley (6 coups) 38 ACP (8 coups avec usage de clips demi lune), 22 Long Rifle avec utilisation d’un tube réducteur. Différentes longueurs de canons ont également été proposées, 4 pouces, 6 pouces et 7.5 pouces pour le modèle Target, objet de cet article.</p>
<div id="attachment_1452" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/pic.jpg"><img class="size-large wp-image-1452 " title="Webley-Fosbery 1914 Target Model" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/pic-565x261.jpg" alt="" width="565" height="261" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche : La partie mobile est en position arrière, laissant apercevoir le rail de guidage de l’ensemble canon barillet. A droite : Coupe du mécanisme. Position supérieure en phase de réarmement.</p></div>
<blockquote class="pullquote pullquote_left"><p>Le réarmement semi automatique repose sur la récupération de la force générée par le recul lors des tirs</p>
</blockquote>
<p>Dès sa mise sur le marché, le revolver Fosbery a séduit un certain nombre de tireurs civils. Sur le plan militaire, malgré la puissance de feu offerte, la fragilité du système et surtout son intolérance à tout corps étranger (poussière, sable, boue), l’ont irrémédiablement disqualifié. Ainsi le Webley Fosbery ne sera jamais officiellement adopté militairement. Il sera néanmoins présent sur certains lieux de combats, des officiers britanniques l’ayant acquis à titre individuel.</p>
<p>La dernière version de l’arme date de 1914, les points d’améliorations portant essentiellement sur la résistance du ressort récupérateur. Soulignons que la majorité des modifications apportées à l’arme ont pour but de l’adapter à la puissance évolutive de la munition de 455 Webley.</p>
<p><strong>Un revolver semi automatique</strong></p>
<p>La platine de ce revolver est à simple action, la mise en œuvre de l’arme passe donc par l’armement préalable du chien. Le réarmement semi automatique repose sur la récupération de la force générée par le recul lors des tirs. L’arme se compose de deux parties principales :</p>
<div id="attachment_1447" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Webley-Fosbery_img_4.jpg"><img class="size-large wp-image-1447 " title="Webley-Fosbery 1914 Target Model" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Webley-Fosbery_img_4-565x328.jpg" alt="" width="565" height="328" /></a><p class="wp-caption-text">Marquage commercial « Webley Fosbery ». Cette vue met en évidence les deux guides latéraux en places à l’avant du barillet, facilitant l’introduction dans l’étui.</p></div>
<p>L’ensemble carcasse, crosse, pontet et glissière représente la partie « fixe » de l’arme. Sur cet ensemble, la partie mobile composée du canon, barillet et chien, vient s’encastrer dans la glissière. L’ensemble mobile est maintenu en tension par un ressort récupérateur. Lors du tir, la pression exercée comprime le ressort récupérateur, faisant reculer sur l’axe l’ensemble canon, barillet. En butée, une came assure la remise au cran d’armé du chien. La rotation et l’indexation du barillet s’effectue aussi lors de ce cycle, mais en deux temps. Les stries particulières sur le barillet, lui assurent une première « demi » rotation lors du recul de l’ensemble mobile, puis une indexation complète lors de la remise en batterie de l’arme. A noter que les stries présentes sur le barillet constituent un des points évolutifs de l’arme, leur profil ayant considérablement évolué entre 1901 et 1902. Les modèles en 38 ACP présentent également des stries particulières propres à la capacité de 8 cartouches.</p>
<p>Le chargement de l’arme est classique, en tout point identique aux autres armes à brisure du système Webley. Une pédale latérale est présente sur le flanc gauche. Cette dernière une fois comprimée, libère le verrou et permet de basculer l’ensemble canon barillet vers l’avant. L’éjection des douilles est assurée par un extracteur en étoile, qui fait automatiquement saillie lors de l’ouverture, ne reprenant sa position initiale que lorsque le barillet est en position « basse ».</p>
<div id="attachment_1448" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Webley-Fosbery_img_5.jpg"><img class="size-large wp-image-1448 " title="Webley-Fosbery 1914 Target Model" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Webley-Fosbery_img_5-565x206.jpg" alt="" width="565" height="206" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche : Le large bouton sur la carcasse permet le démontage du barillet par simple enfoncement. Cette vue met également en évidence l’axe de verrouillage. A droite : Les stries du barillet sont spécialement étudiées pour une remise en indexation à l’issue de la remise en batterie de l’arme.</p></div>
<p>Pour que l’arme soit en condition de tir, il convient d’armer au préalable le chien (comme sur n’importe quelle arme de poing en simple action). Une autre méthode, plus singulière, consiste à prendre le canon de la main faible et de le comprimer vers l’arrière, à l’identique d’une culasse de pistolet semi automatique.</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>
En cas de défaut de percussion, d’enrayage ou de rupture de pièce de translation, le tir est toujours possible</p>
</blockquote>
<p>Ce revolver est donc de par son mode de fonctionnement, totalement original. Pour parfaire le tout, il possède une sureté manuelle présente sur la gauche de la carcasse. Sous la forme d’un levier, elle permet de transporter l’arme en position armé. Je ne suis pas certain de la pertinence de porter ainsi cette arme prête au tir, mais le cas de figure a bel et bien été étudié.</p>
<p>Un point important permet de valoriser la pertinence de ce système en comparaison des pistolets semi-automatiques de l’époque. En cas de défaut de percussion, d’enrayage ou de rupture de pièce de translation, le tir est toujours possible. Il convient dès lors de repousser l’ensemble canon barillet en arrière, comme exposé précédemment. Chaque mouvement assurera l’armement du chien et l’indexation du barillet.</p>
<p><strong>Une arme fiable et efficace</strong></p>
<p>L’arme ne m’appartenant pas, je n’ai pas eu le loisir de la démonter. J’attire par contre l’attention sur le démontage du barillet. En effet sur les revolvers Webley, la procédure de démontage est particulièrement sensible. Le barillet ne peut être déposé qu’en ôtant une vis latérale, permettant dès lors de basculer une came libérant l’ensemble. Cette particularité a été conservée sur les modèles MKIV à MKVI, en 455 Webley et en 38 Smith &amp; Wesson. Sur le modèle Fosbery, le barillet est instantanément démontable en faisant pression sur le bouton positionné sur la carcasse au dessus du barillet. Cette simplicité peut cependant devenir un point faible dans des conditions d’utilisation militaire.</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_left"><p>Sur le modèle Fosbery, le barillet est instantanément démontable</p>
</blockquote>
<p>Pour les essais nous avons dupliqué une munition de 455 Webley à partir de douilles de 45 Long Colt. La procédure est assez simple mais nécessite un minimum de matériel. En premier lieu, il faut rectifier l’épaisseur du bourrelet par l’intérieur. Un petit tour de précision suffit à cette opération, l’épaisseur du bourrelet est ramenée à 0,8mm. La douille ainsi modifiée est recoupée à la longueur désirée. Le 455 Webley a évolué au cours de l’histoire et de l’évolution des poudres. Les douilles ont ainsi été réduites au fur et à mesure de l’utilisation de poudres type Cordite, nécessitant un volume moins important. Nous nous sommes basés sur une douille étalon de type MKII mesurant 20mm.</p>
<div id="attachment_1449" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Webley-Fosbery_img_6.jpg"><img class="size-large wp-image-1449 " title="Webley-Fosbery 1914 Target Model" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Webley-Fosbery_img_6-565x262.jpg" alt="" width="565" height="262" /></a><p class="wp-caption-text">De gauche à droite : Douilles de 45 Long Colt, avant et après modifications. Cartouche 455 Webley issue d’une douille modifiée. 3 autres cartouches réglementaires 455 Webley.</p></div>
<p>Le choix des projectiles est assez vaste, des moules permettent même de reproduire la balle réglementaire. Nous avons fait le choix d’utiliser un projectile courant et disponible, une balle destinée au 45 ACP. Nos projectiles proviennent de la production Balleurope, coniques avec un diamètre de 11.48mm pour un poids de 230 grains.</p>
<p>Le protocole de rechargement est lui simple et traditionnel. La firme Lee Precision propose un classique jeu d’outils carbure en trois éléments. Particulièrement économique, il assure néanmoins une bonne qualité et une fonctionnalité excellente. Toutes les munitions ont été chargées avec de la poudre pailletée A1 de la SNPE.</p>
<p><strong>Une arme aussi précise que sa légende</strong></p>
<p>L’arme dont nous avons eu la « jouissance » est un modèle Target à canon de 7 ½ pouces. La longueur du révolver est de 30 cm pour une masse de 1280 gr. Comme précisé précédemment, la première prise en main est déroutante. La position sur la main est très haute, l’angle de la crosse est également inhabituel. Passé cette première impression, on s’adapte très vite à la prise en main, l’équilibre général étant excellent. La ligne de visée est particulièrement soignée. Suffisamment longue pour exploiter les organes de visée, elle permet d’obtenir un contraste efficace entre le guidon et la hausse. Bien que perlé, le guidon permet une acquisition confortable de la cible. Typique des armes de précision de cette fin de 19ème siècle, les tireurs habitués aux armes contemporaines seront un peu déroutés lors des premiers tirs.</p>
<div id="attachment_1450" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Webley-Fosbery_img_7.jpg"><img class="size-large wp-image-1450 " title="Webley-Fosbery 1914 Target Model" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Webley-Fosbery_img_7-565x213.jpg" alt="" width="565" height="213" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche : La prise en main est particulière, l’arme étant haute sur la main. Néanmoins l’équilibre est bon et la prise de visée excellente. A droite : L’arme au tir, les pièces mobiles sont en recul. Le chien est réarmé et l’ensemble canon barillet est prêt à se remettre en batterie.</p></div>
<p>L’approvisionnement de l’arme est particulièrement rapide et aisé. La pédale latérale présente sur la gauche de la carcasse, permet de faire basculer sur son axe avant l’ensemble canon barillet. Un extracteur collectif en étoile fait alors automatiquement saillie avant de reprendre sa position initiale en fin de parcours. Les munitions sont introduites une par une avec une grande simplicité, le barillet étant en position horizontale. Pour refermer l’arme, il suffit de saisir le canon et de le ramener en position, pour ma part j’efface la pédale afin d’éviter toute friction inutile sur le verrou.</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>L’arme est très confortable au tir, presque « moelleuse »</p>
</blockquote>
<p>L’armement est pour le moins insolite. En effet peu de tireur ont un jour été amené à armer un revolver en tirant le canon en arrière, à la manière d’un pistolet semi automatique. La mécanique est souple et parfaitement ajustée, il n’y pas de jeu parasite entre les pièces mobiles et la carcasse. C’est avec une certaine émotion que le doigt presse la détente ! Le départ est net, la course de détente est courte et précise.</p>
<p>La sensation est sans commune mesure, l’arme est très confortable au tir, presque « moelleuse ». Le recul des pièces mobiles est perceptible, mais ne perturbe pas la remise en cible. Les coups s’enchainent, on prend vite cette habitude déroutante de tirer avec un revolver semi automatique. Le recul est parfaitement en ligne, l’arme est vivante mais ne relève pas sur la main permettant d’enchainer des coups successifs très rapide. Pour éprouver la fiabilité de fonctionnement, nous nous sommes amusés à tirer quelques munitions avec une cadence élevée. Un barillet est tiré en moins de quatre secondes, pour un observateur extérieur, le bruit et la cadence de tir font immédiatement penser à un pistolet.</p>
<p>L’arme nous a agréablement surpris par sa souplesse et son fonctionnement, mais également par sa précision. Sa réputation est parfaitement justifiée, puisque nous avons obtenu un très respectable 50 points sur 60 à la distance de 25m.</p>
<div id="attachment_1451" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Webley-Fosbery_img_8.jpg"><img class="size-large wp-image-1451 " title="Webley-Fosbery 1914 Target Model" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Webley-Fosbery_img_8-565x600.jpg" alt="" width="565" height="600" /></a><p class="wp-caption-text">Le résultat est très satisfaisant, tir rapide et précis</p></div>
<blockquote class="pullquote pullquote_left"><p>Peu d’armes de poing m’ont apporté autant d’émotions</p>
</blockquote>
<p>Peu d’armes de poing m’ont apporté autant d’émotions, tirer avec une arme mythique, rare et témoin d’une glorieuse période armurière. Sa cinématique inédite et futuriste lui a permis une carrière cinématographique, s’illustrant dans les mains de Humphrey Bogart (Le Faucon Maltais 1941) et de Sean Connery (Zardoz 1974). Sa précision lui permettrait à coup sûr de pouvoir s’illustrer lors de compétitions aux armes anciennes, mais combien de propriétaires accepteraient de tirer avec cette arme ? Cette pièce est en effet particulièrement rare, et coûteuse. Son classement en 8ème catégorie la rend certes disponible au « grand public » mais encore faut-il trouver un exemplaire et dépenser quelques milliers d’euros.</p>
<p>Son concept simple et efficace, a certainement contribué à l’évolution des systèmes semi automatique. Pour les amateurs ou les « originaux » dont je fais partis, la firme italienne Mateba a produit un revolver semi automatique reprenant en partie les principes de fonctionnement du Webley Fosbery. Si la ligne est résolument moderne, ces armes attireront à coup sûr le regard des voisins de stand.</p>
<p>Julien Lucot</p>
<p><strong><em>Avertissement</em></strong></p>
<p>Cette étude porte sur une arme dont l’auteur dispose et n’est pas applicable à toute arme de même calibre. Seule la méthode est applicable en fonction de l’état de l’arme et des composants. L’arme dans son intégralité devra être vérifiée par un professionnel.</p>
<p><strong>Sources</strong></p>
<p>Dowell, William Chipcase, The Webley Story, (Commonwealth Heritage Foundation, Kirkland, Washington: 1987) Cibles numéro 446 Gazette des armes numéro 431 Gazette des armes numéro 164</p>
<p>Remerciements à Jean Michel Riomet, pour avoir organisé cet essai. http://www.jmpcollectarmes.fr</p>
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		<title>Essai: Jeux d&#8217;Outils Lee Collet Dies</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Oct 2011 13:25:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jl_scacchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[A l'Affiche]]></category>
		<category><![CDATA[Rechargement]]></category>

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		<description><![CDATA[Au moment de charger les munitions qui vont nous accompagner au stand de tir, il est courant qu’une question vienne à l’esprit: Quel est le meilleur outil pour le recalibrage de l’étui? LEE COLLET DIES: Les meilleurs? Disons le tout net, plusieurs écoles cohabitent à ce niveau. Bien entendu les exigences commerciales étant ce qu’elles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au moment de charger les munitions qui vont nous accompagner au stand de tir, il est courant qu’une question vienne à l’esprit: <em>Quel est le meilleur outil pour le recalibrage de l’étui?</em></p>
<div id="attachment_1425" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Lee-collet-die.jpg"><img class="size-large wp-image-1425 " title="Lee-collet-die" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Lee-collet-die-565x376.jpg" alt="" width="565" height="376" /></a><p class="wp-caption-text">Jeux d&#39;Outils Lee Collet Die Set</p></div>
<p><strong>LEE COLLET DIES: Les meilleurs?</strong></p>
<p>Disons le tout net, plusieurs écoles cohabitent à ce niveau. Bien entendu les exigences commerciales étant ce qu’elles sont, les fabricants proposent de quoi satisfaire les demandes des utilisateurs en proposant autant de matériels adaptés.</p>
<p>Un choix raisonné s’impose donc. Jusqu’alors la plupart des auteurs spécialisés s’accordent à dire qu’un travail sur le collet de la munition seulement permet de conserver les cotes du chambrage. Dans ces conditions la poussée des gaz est utilisée principalement pour la propulsion du projectile. L’énergie dévolue au frettage devient une quantité négligeable. Les pressions obtenues en chambre sont donc régularisées et les résultats en cible s’en ressentent positivement.</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>Une carabine de grande diffusion présentera des tolérances de fabrication (ou des dispersions)  plus importante</p>
</blockquote>
<p>A contrario certains tireurs de Bench-Rest constatent que la précision « est ailleurs » et obtiennent d’excellents résultats en effectuant un calibrage intégral. Alors que doit-on en penser objectivement? Tout d’abord que ces deux types de tireurs ne jouent pas dans la même cour. Le matériel utilisé explique par lui-même ces différences. En effet une carabine de grande diffusion, dont la chambre est réalisée à la chaine, présentera des tolérances de fabrication (ou des dispersions) plus importante que celle fabriquée en petite quantité et à la main. La plupart de nos carabines « de chasse » sont des produits industriels. La taille de nos chambrages oscille donc entre le minimum (rarement) et le maximum des cotes définies par la C.I.P ou le S.A.A.M.I. Dans ces conditions la théorie du calibrage partiel devrait se révéler la plus adaptée,  c’est ce que nous allons voir.</p>
<p><strong>Les différents outils du marché:</strong></p>
<p>Afin de faire au plus simple, je n’ai retenu que les plus courants et donc disponibles auprès de nos armuriers habituels. Ils sont classables dans les  trois catégories suivantes :</p>
<p>Les « Full Length » : C’est l’outil habituel trouvé chez l’ensemble des fabricants. C’est celui livré avec un jeu neuf dans 99 % des cas. I faut dire qu’il présente un avantage pour le néophyte dans la mesure où il permet de retrouver les cotes quasiment originales de l’étui tiré. Coté désavantages on notera qu’outre le corps de l’étui, il agit également sur l’épaulement tant en largeur qu’en profondeur. Vous l’avez compris, pour être parfaitement efficace le full lengt die nécessite une chambre aux cotes mini, faute de quoi vos étuis vont souffrir de nombreuses remises aux cotes…</p>
<div id="attachment_1422" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Forster-intégral-avec-marquages-sur-le-pourtour-de-la-matrice.jpg"><img class="size-large wp-image-1422 " title="Forster-intégral-avec-marquages-sur-le-pourtour-de-la-matrice" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Forster-intégral-avec-marquages-sur-le-pourtour-de-la-matrice-565x376.jpg" alt="" width="565" height="376" /></a><p class="wp-caption-text">Outil Forster intégral avec marquages sur le pourtour de la matrice</p></div>
<p>Mais toute médaille ayant un revers, le full lengt die présente aussi la particularité de ne pouvoir calibrer un étui que de façon partielle pour peu que l’on règle son enfoncement un petit millimètre plus haut. Dans ce cas plus ou peu d’action sur le corps de l’étui et une action de resserrement sur une partie du collet seulement.</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_left"><p>Une fois encore Lee fait une approche différente du calibrage de collet avec cet outil</p>
</blockquote>
<p>Les « Neck sizer » : Souvent fourni en complément d’un jeu d’outil « standard » ou proposé séparément cette matrice a la particularité de n’agir que sur le collet de l’étui, comme son nom l’indique. Comme pour le full lengt précédent il est possible de régler son enfoncement pour n’agir que sur une partie du collet. Comme dans le cas de l’outil précédent le calibrage du collet est obtenu par resserrement préalable au passage d’une olive (elliptique chez Hornady).</p>
<div id="attachment_1423" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Hornady-neck-sizer.jpg"><img class="size-large wp-image-1423" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Hornady-neck-sizer-565x376.jpg" alt="" width="565" height="376" /></a><p class="wp-caption-text">Hornady-neck-sizer</p></div>
<p>Le revers? Même enfoncé au maximum cette matrice n’agit absolument pas sur le corps de l’étui ou sur son épaulement. Cela signifie que si vous désirez récupérer des étuis tirés dans une arme présentant une chambre plus large ou plus longue que la votre, il vous faudra recourir à un autre type de matrice dénommée « body die » qui réduira toutes les cotes au minimum sans toucher au collet (2).</p>
<p>Le « Collet Die » : Une fois encore Lee fait une approche différente du calibrage de collet avec cet outil. En effet au lieu de resserrer le collet à l’aide d’un manchon et d’y passer une olive pour le remettre aux cotes désirées, l’opération s’effectue en resserrant le collet à l’aide de mors mobiles sur une tige calibrée. Les avantages sont nombreux : pas de lubrification nécessaire, possibilité de réduction du diamètre de la tige portant l’aiguille de désamorçage pour obtenir un serrage plus important si nécessaire (qui a dit que cela n’était possible que sur des outils à bushings interchangeables?), coût de revient moindre… Ah oui, un dernier mais pas le moindre, le fait que tout étant monté flottant, les jeux longitudinaux s’annulent d’eux même lors de la mise en pression.</p>
<p>Revers, vous avez dit revers? Bien sur, comme dans le cas du neck sizer il conviendra de recourir à un boddy die en cas de changement d’arme, sauf si les tolérances s’additionnent dans le bon sens évidement.</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>Seul le collet die est immédiatement reconnaissable à la base de son manchon</p>
</blockquote>
<p>Et alors pourquoi pas d’outil à bushing interchangeable? Tous simplement parce que l’usage d’un bushing intervenant sur la partie externe du collet implique des épaisseurs d’étui parfaites. Pour obtenir cette perfection il faut bien entendu tourner les collets. Le risque, si comme moi vous utilisez une arme à chambrage standard, c’est de se retrouver avec un collet très fin qui travaille avec beaucoup d’espace autour de lui… Au final les pressions sont irrégulières, la précision tout à fait moyenne et la durée de vie des étuis également. Donc peu de bénéfices au vu de travail fourni.</p>
<p><strong>Mais comment les différencier?</strong></p>
<p>Pour savoir quel type d’outil on possède, après s’être référé à l’inscription sur la boite (si elle en comporte une), il convient de déchiffre les marquages de outils eux-mêmes. Ces derniers varient bien entendu selon les fabricants, mais restent relativement simples. Ainsi un outil full length sera marqué « FL » ou « FULL » ou encore « FLS ». Un neck sizer portera l’inscription « NS » ou « NECK ». Seul le collet die ne porte aucun marquage mais est immédiatement reconnaissable à la base de son manchon de resserrement qui dépasse du bas de la matrice et sur lequel est indiqué, outre le nom du fabricant, le calibre concerné.</p>
<div id="attachment_1432" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/marquage-du-Hornady1.jpg"><img class="size-large wp-image-1432 " title="marquage-du-Hornady" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/marquage-du-Hornady1-565x389.jpg" alt="" width="565" height="389" /></a><p class="wp-caption-text">Marquage du Hornady</p></div>
<p><strong>Les Outils de l’Essai</strong></p>
<p>Le 22-250 Remington étant l’un de mes calibres favoris tant pour le tir récréatif que pour l’usage pour lequel il est conçu, j’ai eu l’occasion d’essayer plusieurs armes de ce calibre ainsi que plusieurs jeux d’outils dont j’ai réalisé un mix. Un peu le principe de la « dream team » appliqué aux outils de rechargement. J’ai donc disposé pour cet essai de trois calibreurs différents : un full lengt de chez Forster, un neck sizer Hornady et un collet die Lee.</p>
<p><strong>Les cartouches du test</strong></p>
<p>Afin de comparer les diverses possibilités offertes au rechargeur, c’est quatre type de cartouches que j’ai rechargées à l’aide des trois outils déjà présentés. Quatre pour trois? Oui, puisque le Full Length (FL) de chez Forster permet un recalibrage intégral ou partiel. Tout est question de réglage (1).</p>
<div id="attachment_1424" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/La-différence-de-fabrication-ninflue-que-très-peu-sur-le-frettage.jpg"><img class="size-large wp-image-1424 " title="La-différence-de-fabrication-n'influe-que-très-peu-sur-le-frettage" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/La-différence-de-fabrication-ninflue-que-très-peu-sur-le-frettage-565x376.jpg" alt="" width="565" height="376" /></a><p class="wp-caption-text">La différence de fabrication n&#39;influe que très peu sur le frettage</p></div>
<p>Les étuis ont donc été préparés à l’identique sauf en ce qui concerne le désamorçage / recalibrage. Il est important de préciser à ce sujet que sur ce point la manière de procéder est totalement différente. Pour ce qui est du Lee il suffit de placer l’étui sur le shell holder et d’actionner le levier de la presse. Le Hornady nécessite une lubrification interne et externe du collet. J’effectue cette opération à l’aide de poudre de molybdène ce qui me dispense d’un nettoyage ultérieur. L’outil le plus contraignant est donc le FL (Forster pour ce test) puisqu’il est nécessaire de lubrifier le corps des étuis ainsi que l’intérieur des collets avant de réaliser le calibrage, intégral ou partiel. L’inconvénient vous l’avez compris, concerne la nécessité d’ôter le lubrifiant avant de recharger.</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_left"><p>Les conditions des tirs sont minimalistes: l’arme est posée sur un bipied et aucun appui arrière n’est utilisé</p>
</blockquote>
<p>Les composants choisis sont donc des étuis Winchester Western, amorces CCI 200, poudre Vihtavuori N 150 et projectile Speer Match de 52grains molycoté. La charge de précision a été définie à 2,40g pour une Longueur Hors Tout de  61,20 mm qui permet au projectile de contacter légèrement les rayures du canon lourd de ma carabine Savage 12. Cette charge n’a d’ailleurs pas été développée avec le Collet Die, mais avec le Hornady Neck Sizer.</p>
<div id="attachment_1428" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Les-quatre-types-de-munitions...-difficilement-reconnaissables.jpg"><img class="size-large wp-image-1428 " title="Les-quatre-types-de-munitions...-difficilement-reconnaissables" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Les-quatre-types-de-munitions...-difficilement-reconnaissables-565x376.jpg" alt="" width="565" height="376" /></a><p class="wp-caption-text">Les quatre types de munitions... difficilement reconnaissables</p></div>
<p>Ce premier test va d’abord permettre de différencier les capacités des quatre types de préparation de l’étui avant de passer au tir de la charge de précision de mon arme. La particularité des canons Savage dans ce calibre est de présenter un pas de rayure de 12 pouces (305 mm au tour) au lieu du conventionnel 14 pouces (355 mm). Pour faire bref, ma carabine affiche une forte préférence pour les projectiles varmint de 60 grains (3,89 grammes) à base plate molycotés par mes soins et référencés S 1375 chez Sierra. Les autres caractéristiques de la munition ne changent pas si ce n’est une baisse de la charge de poudre à 2,25 grammes.</p>
<p><strong>Au stand de tir</strong></p>
<p>Après avoir accroché mes C 50 flambant neuves à la distance de 200 mètres, les tirs sont tous effectués le même jour en conservant les réglages de ma cartouche usuelle. Chaque essai comporte dix coups afin de minimiser un éventuel effet « coup de chance  ». Un nettoyage, suivi d’un séchage ainsi qu’un coup de flambage sont effectuée avant chaque série. Les conditions des tirs sont minimalistes : l’arme est posée sur un bipied et aucun appui arrière n’est utilisé.</p>
<p>Les premiers résultats sont plutôt parlants : les munitions réalisées à l’aide du calibreur intégral (FL) permettent l’obtention d’un groupement de 67 mm (65 mm de largeur), soit un peu plus d’une minute d’angle à 200 mètres (cible n°4). Six des impacts sont nettement groupés dans le dix de la cible et deux groupes de deux viennent élargir nettement le groupement sans qu’un coup de doigt n’ait été annoncé.</p>
<div id="attachment_1426" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Lee-collet-die-sans-appui-à-200m.jpg"><img class="size-large wp-image-1426 " title="Lee-collet-die-sans-appui-à-200m" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Lee-collet-die-sans-appui-à-200m-565x376.jpg" alt="" width="565" height="376" /></a><p class="wp-caption-text">Lee Collet Die sans appui à 200m</p></div>
<p>Etonnamment l’usage du même outil de calibrage, réglé en partiel n’amène pas d’amélioration en terme de groupement puisque ce dernier s’élargit à 70mm (avec 60 mm de largeur). Cependant une certaine régularité est visible dans le placement des impacts, montrant une dispersion équivalente en site et en dérive.</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>Les derniers tirs (Lee collet die) engendrent un groupe de 30 mm de large</p>
</blockquote>
<p>Le troisième groupement réalisé avec les munitions recalibrées  à l’aide du Hornady neck sizer atteint la barre de la minute d’angle avec une valeur de 59 mm en largeur. Le placement des impacts est plus homogène mais la dispersion latérale reste importante.</p>
<p>Les derniers tirs (Lee collet die) engendrent un groupe de 30 mm de large, gâché par un coup de doigt annoncé à la quatrième cartouche. Les neufs impacts correctement placés affichent une dispersion verticale de 60mm, valeur équivalente à la minute d’angle.</p>
<p>Afin d’interpréter ces résultats il est très important de prendre en compte les valeurs de dispersion horizontales, dues à la munition puisque la valeur du vent était négligeable lors du test, et verticales plus vraisemblablement dues à l’usage conjugué du bipied et d’un réticule un peu épais.</p>
<p>Alors afin de séparer le bon grain de l’ivraie la seconde partie du test sera réalisée à l’aide de la munition de précision de l’arme telle que décrite précédemment. Les conditions de tir changent également puisqu’afin de limiter les jeux verticaux la carabine est posée sur un appui de bench rest comportant un support avant et un coussin arrière. La distance quant à elle reste de 200 mètres.</p>
<div id="attachment_1427" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Lee-collet-die-sur-bench-à-200m.jpg"><img class="size-large wp-image-1427 " title="Lee-collet-die-sur-bench-à-200m" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/10/Lee-collet-die-sur-bench-à-200m-565x376.jpg" alt="" width="565" height="376" /></a><p class="wp-caption-text">Lee Collet Die sur bench à 200m</p></div><br />
<blockquote class="pullquote pullquote_left"><p>Un écart qui excède légèrement le potentiel habituel de mon arme</p>
<p>
</blockquote></p>
<p>Dès les premiers tirs je constate que les groupements obtenus restent conformes (toute proportions gardées) aux premiers obtenus. Le FL tient la minute d’angle sans broncher et un peu moins lorsqu’il est utilisé en calibrage partiel. Mais là encore les deux chargements les plus précis se révèlent être ceux obtenus avec les munitions rechargées à l’aide des outils  Hornady neck sizer et Lee collet die. Ce dernier génère un groupement de 30mm (mesure extérieure) soit très exactement une demi minute d’angle, écart qui excède légèrement le potentiel habituel de mon arme… Le vent c’est sur !</p>
<p>Et le neck sizer? Et bien il s’en sort avec un groupe d’exactement 10 mm de plus que le collet die ce qui, à cette distance est un très bon résultat.</p>
<p><strong>Alors pour conclure…</strong></p>
<p>Qualité, prix, facilité d’emploi… Il semblerait que le Collet Die de LEE réunisse ces points positifs. Mais la liste n’étant pas exhaustive, je vous laisse donc le plaisir de découvrir les autres par vous-même.</p>
<p>Les charges communiquées le sont avec les réserves habituelles relatives aux composants et armes utilisées. Elles ne sauraient en aucun cas engager la responsabilité de l’auteur.</p>
<p><em>(1) – Voir « Le réglage des outils de rechargement » sur ce même site. </em>.</p>
<p><em>(2) – A l’heure actuelle seul Redding produit régulièrement ce type d’outillage. </em></p>
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		<title>Système de Camouflage Adaptive GhostBlind &#8211; La Cache Chasse Parfait</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Jun 2011 15:04:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ben S.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Armes]]></category>

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		<description><![CDATA[Système de camouflage adaptive pour la chasse, observation, pris de photo, etc&#8230; Le GhostBlind Predator est composé de 4 panneaux réflectifs articulés mesurant 260cm de long sur 116cm de hauteur, ce qui lui donne environ 160 degrés de dissimulation. La conception unique permet au chasseur de tirer en position assise. Légère, le GhostBlind ne pèse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Système de camouflage adaptive pour la chasse, observation, pris de photo, etc&#8230;</p>
<p><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/06/ghostblind.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1396" title="ghostblind" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/06/ghostblind.jpg" alt="" width="525" height="524" /></a></p>
<p>Le GhostBlind Predator est composé de 4 panneaux réflectifs articulés mesurant 260cm de long sur 116cm de hauteur, ce qui lui donne environ 160 degrés de dissimulation. La conception unique permet au chasseur de tirer en position assise.</p>
<p>Légère, le GhostBlind ne pèse que 6kg. Le verso (coté non-réflectif) est imprimé avec le nouveau camouflage GhostBlind.</p>
<p>Livré avec un sac de transport Deluxe pour le transport de votre GhostBlind, chaise et accessoires.</p>
<ul>
<li>Bretelle de portage type sac à dos</li>
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<li>Facile à nettoyer</li>
<li>Dimensions totale: 260x116cm (longueur x hauteur)</li>
<li>Fabriqué aux Etats-Unis</li>
</ul>
<p>Disponible chez votre armurier via le dstributeur TMX.<br />

<a href='http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/2011/06/24/systeme-de-camouflage-adaptive-ghostblind-la-cache-chasse-parfait/ghostblind/' title='GhostBlind - Système de camouflage adaptive'><img width="150" height="150" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/06/ghostblind-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="GhostBlind - Système de camouflage adaptive" title="GhostBlind - Système de camouflage adaptive" /></a>
<a href='http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/2011/06/24/systeme-de-camouflage-adaptive-ghostblind-la-cache-chasse-parfait/ghostblind2/' title='GhostBlind - Système de camouflage adaptive'><img width="150" height="150" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/06/ghostblind2-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="GhostBlind - Système de camouflage adaptive" title="GhostBlind - Système de camouflage adaptive" /></a>
<a href='http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/2011/06/24/systeme-de-camouflage-adaptive-ghostblind-la-cache-chasse-parfait/ghostblind3/' title='GhostBlind - Système de camouflage adaptive'><img width="150" height="150" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/06/ghostblind3-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="GhostBlind - Système de camouflage adaptive" title="GhostBlind - Système de camouflage adaptive" /></a>
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</p>
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		<title>Rechargement et Essai du 11mm73</title>
		<link>http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/2011/04/06/rechargement-et-essai-du-11mm73/</link>
		<comments>http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/2011/04/06/rechargement-et-essai-du-11mm73/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 06 Apr 2011 14:38:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>picantin60@yahoo.fr</dc:creator>
				<category><![CDATA[A l'Affiche]]></category>
		<category><![CDATA[Armes]]></category>
		<category><![CDATA[Tutoriaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Je suis depuis mon plus jeune âge,  passionné par l’armement français et plus particulièrement par les armes réglementaires de la fin du 19ème siècle. En effet, cette période de transition technologique est certainement la plus riche en inventions et brevets, nos armes modernes sont directement issues de cette période glorieuse où le génie armurier s’exprimait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis depuis mon plus jeune âge,  passionné par l’armement français et plus particulièrement par les armes réglementaires de la fin du 19ème siècle. En effet, cette période de transition technologique est certainement la plus riche en inventions et brevets, nos armes modernes sont directement issues de cette période glorieuse où le génie armurier s’exprimait au grand jour.</p>
<p>Une arme en particulier a toujours suscité un vif intérêt à mes yeux, le revolver militaire modèle 1873, avec sa munition si particulière. Le rechargement du 11mm modèle 1873 est un véritable serpent de mer, de nombreux ouvrages ou articles ont ces vingt dernières années présenté des solutions ou des protocoles relativement précis mais parfois contradictoires. Néanmoins les résultats en cibles présentés sont généralement à la hauteur des munitions modernes de gros calibres.</p>
<p>Il est assez distrayant d’évoquer le rechargement de cette munition sur un pas de tir, dans le cadre d’un concours TAR ou simplement avec des passionnés. Après quelques minutes et l’exposé des généralités, chaque rechargeur exposera sa méthode, son protocole qui seront bien évidemment meilleurs que ceux des voisins, bref une histoire sans fin. Je n’ai pas la prétention d’exposer ici la méthode universelle de rechargement de ce calibre au combien attachant, mais d’exposer un compromis permettant d’associer de bonnes performances balistiques et une grande facilité de rechargement.</p>
<div id="attachment_1349" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-1.jpg"><img class="size-large wp-image-1349 " title="Photo-1" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-1-565x423.jpg" alt="" width="565" height="423" /></a><p class="wp-caption-text">Deux exemplaires réglementaires modèle 1873, entourés des différents matériels destinés au rechargement de la munition de 11mm73 A noter le paquet de cartouches d’origine.</p></div>La munition de 11mm73 ou encore 11x17R, est la première munition à étui métallique et à percussion centrale adoptée par l’Armée de Terre Française. Elle est mise en service trois ans après l’adoption par la Marine de la cartouche 11mm70 destinée au revolver modèle 1870. La longueur initiale de l’étui est de 17,15mm. La charge initiale de poudre noire fine de 0,65gr, propulse la balle de 11,6gr à 130 mètres par seconde. Les performances de cette munition jugées « modestes » en rapport avec les munitions réglementaires d’autres pays (455 Webley, 45 Long Colt, …) entraîne en 1890 des modifications permettant d’augmenter légèrement les performances.  L’étui est renforcé, la charge légèrement accrue et la balle pèse désormais 10,6 gr. Cette nouvelle cartouche permet d’atteindre les 190 mètres par seconde. Toute une gamme de munitions est déclinée, avec des munitions à blanc, à balle bois, à balle friable.</p>
<p><blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>La cartouche modifiée 1890 est plus puissante que le modèle précédent,  elle possède un étui plus résistant en laiton étiré par emboutissage</p>
</blockquote></p>
<p>Les côtes moyennes relevées sur des munitions du premier type sont les suivantes : diamètre du projectile 11,52 mm, diamètre de l’étui au collet 11,54 mm et à la base 11,80 mm , diamètre du culot 12,54 mm. L’étui est long de 17,15 mm et la cartouche assemblée de 28,9 mm. L&#8217;étui cylindrique à bourrelet de premier type est en laiton, renforcé à sa base par une rondelle de carton dans lequel est enchâssé un petit tube, celui-ci reçoit l&#8217;amorce. La cartouche modifiée 1890 est plus puissante que le modèle précédent, elle possède un étui plus résistant en laiton étiré par emboutissage. Cet étui reçoit une amorce de type Berdan avec vernis d&#8217;étanchéité.</p>
<p><div id="attachment_1350" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-2.jpg"></a><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-2.jpg"><img class="size-large wp-image-1350" title="Photo-2" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-2-565x125.jpg" alt="" width="565" height="125" /></a><a href="../wp-content/uploads/2011/04/Photo-3.jpg"></a><a href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-3.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-1351" title="Photo-3" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-3-565x140.jpg" alt="" width="565" height="140" /></a><p class="wp-caption-text">Panorama des munitions, de gauche à droite : 11mm73 premier modèle, puis modèle 1890. Cartouche Paris Sport, 11mm73 système GALAND, munition SPALEK, H&amp;C Collection, Cartouche sur base d’étui de 44 magnum Modifié, douille de 44 Magnum et 44/40 Winchester.</p></div>
<p>Les deux revolvers utilisant cette munition sont principalement les armes d’ordonnance modèle 1873 et 1874 de type Chamelot Delvigne. Ces armes magnifiques sont de surcroît mécaniquement très fiables. A l’époque où beaucoup d’armes de poings sont encore en simple action, nos Manufactures Nationales ont produit une arme à simple et double action. Autre tour de force, chaque arme est entièrement démontable, un simple tournevis suffisant à démonter la plaque de recouvrement. A noter que l ‘extrémité de l’axe de barillet est usinée afin de pouvoir remplacer ce tournevis, en ordre de marche l’arme est donc démontable indépendamment de tout outillage extérieur. Les modèles 1873 seront produits de 1874 à 1885, à environ 338.000 exemplaires. Les modèles 1874, destinés aux officiers, sont bronzés et cannelés au niveau du barillet. Ils seront produits de 1875 à 1886 à 35.000 exemplaires. Le parcours de ces revolvers est exemplaire, ils participeront aux différentes étapes de la colonisation asiatique et africaine, resteront en service durant la première guerre pour palier au manque d’armes de poings. Durant la seconde guerre, ils seront  encore utilisés par certaines  troupes de seconde ligne, certains seront même rechambrés pour utiliser la munition de 45 ACP. On verra des 1873 jusqu’aux évènements d’ Algérie, où certains personnels l’auront encore en dotation, comme un de mes amis alors affecté dans un mess …</p>
<div id="attachment_1352" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-4.jpg"><img class="size-large wp-image-1352 " title="Photo-4" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-4-565x340.jpg" alt="" width="565" height="340" /></a><p class="wp-caption-text">La conception de revolver de type CHAMELOT DELVIGNE est aussi simple que fiable. La plaque de recouvrement ôtée, le mécanisme est disponible pour nettoyage ou démontage. Seul un tournevis est nécessaire à cette opération.</p></div>
<p>De nombreux revolvers militaires ont été vendus aux civils dès les années 1890, via les catalogues d’armuriers tel La manufacture d’Armes et Cycles de Saint Etienne. Certains étant de « pur » surplus, d’autres ayant été assemblés avec des pièces disponibles en Manufactures. Des revolvers civils vont aussi être chambrés pour cette munition, citons les Fagnus Maquaire et certains revolver Belges de type Bulldog ou RIC.</p>
<p>Il va sans dire que cette munition est de nos jours obsolète, tant par sa mise en œuvre et sa conception, que par l’énergie qu’elle développe. De nombreux écrits ces dernières années ont systématiquement décriés et critiqués en tout point cette munition, ainsi que celles qui seront adoptées ultérieurement, comme la 8mm92 et le 7,65 Long. Je ne vois pas l’intérêt et la pertinence de juger a posteriori de l’adoption d’une munition, l’histoire ne se réécrit pas et nous devons traiter cette dernière comme un héritage culturel et armurier. Il est vrai que de nombreuses questions peuvent se poser sur l’adoption des calibres d’armes de poing en France, nous nous sommes toujours détachés de nos voisins en adoptant des couples de calibres identiques entre les armes longues et les armes de poings, 11mm73 et 11mm Gras, 8mm92 et 8mm Lebel, 7,65 Long et 7,5 Mas… Cette tradition sera abandonnée avec l’adoption du PA Modèle 1950 et son calibre de 9mm Parabellum.</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_left"><p>La munition de 11mm73 a la spécificité d’avoir un projectile dont le diamètre est identique au corps de la douille</p>
</blockquote>
<p>Nous utilisons aujourd’hui ces munitions dans le cadre de notre activité sportive et pacifique, il convient donc d’aborder le potentiel réel nous intéressant, la précision du couple arme et munition. Disons le immédiatement, pour tordre le cou à toutes les idées reçues, que les trois munitions réglementaires évoquées ci-dessus sont à la fois précises et fiables, même à longue distance.</p>
<p>Outre sa faible vitesse, notre munition de 11mm73 présente une particularité singulière qui pose de réels problèmes aux rechargeurs. Sur ce point, il faut convenir que la mise au point de la cartouche a singulièrement manqué de bon sens ! En effet, à l’instar d’une cartouche de 22 Long Rifle, la munition de 11mm73 a la spécificité d’avoir un projectile dont le diamètre est identique au corps de la douille. Autant dire que tout sertissage du projectile au sens moderne du terme est impossible.</p>
<div id="attachment_1353" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-5.jpg"><img class="size-large wp-image-1353 " title="Photo-5" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-5-565x347.jpg" alt="" width="565" height="347" /></a><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-6.jpg"><img class="size-large wp-image-1354" title="Photo-6" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-6-565x185.jpg" alt="" width="565" height="185" /></a><p class="wp-caption-text">Le système GALAND proposé à la fin du 19ème siècle une solution original. Afin d’assurer une bonne rétention du projectile, ce dernier était fileté et si vissé directement dans la douille. La pince permettait toute les opération de chargement, le moule présente un profil pour le moins inhabituel.</p></div>
<p>Fort de tous ces « défauts » cette munition est attachante puisqu’elle nécessite une réelle recherche de protocoles. C’est cette particularité singulière qui permet à chaque tireur ou presque d’apporter sa pierre à l’ édifice !</p>
<p>Deux écoles existent. La munition d’origine étant chargée à poudre noire, certains tireurs souhaitent respecter ce chargement et se cantonnent dans la duplication des premières munitions. D’autres tireurs, adoptent des poudres modernes pour faire revivre leurs armes.</p>
<div id="attachment_1355" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-7.jpg"><img class="size-large wp-image-1355 " title="Photo-7" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-7-565x423.jpg" alt="" width="565" height="423" /></a><p class="wp-caption-text">Deux projectiles disponibles dans le commerce, à gauche le projectile H&amp;C, à droite BALLEUROPE. Notez le rétreint inférieur permettant de siéger progressivement la balle.</p></div>
<p>En premier lieu, beaucoup de tireurs évoquent une réglementation qui classerait en 8ème catégorie les munitions chargées à poudre noire et en 1ère celles chargées à poudre sans fumée. Personnellement malgré mes demandes, je n’ai jamais eu de confirmation de quelques autorités que ce soit…. A l’inverse, une 9mm Parabellum chargée à poudre noire est elle classée en 8ème catégorie ? évidemment non.</p>
<p>L’utilisation de la poudre noire présente un avantage manifeste, outre le respect du chargement historique, la nature de cette poudre corrige le défaut de sertissage des projectiles. Rappelons en premier lieu que la poudre noire est explosive, alors que la poudre sans fumée est inflammable. Notre cartouche est problématique au sertissage, la rétention du projectile posant problème. Le recours à la poudre noire va en partie pallier à ce problème, puisque l’inflammation et la montée en pression se feront beaucoup plus rapidement que la PSF.  Cette dernière nécessite une inflammation plus longue , devant être associée à une rétention suffisante du projectile pour que les gaz développent un maximum de pression dans l’étui.</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>Mes 1873 ont plusieurs milliers de coups à leur actif sans aucun incident et signe d’usure</p>
</blockquote>
<p>L’utilisation de la poudre sans fumée simplifie à la fois les opérations de rechargement et le nettoyage a posteriori. Il convient cependant de respecter scrupuleusement les données de chargement indiquées dans des manuels sérieux et d’éviter certaines poudres. Rappelons que cette arme de grande qualité est prévue initialement pour le tir de poudre noire et que les aciers n’ont pas les mêmes caractéristiques que nos matériaux actuels. Je rassure quand même les tireurs « modernes », mes 1873 ont plusieurs milliers de coups à leur actif sans aucun incident et signe d’usure, il convient de rester modeste dans les charges et de mettre en place des mesures strictes de contrôle afin d’éviter toute surcharge. Personnellement  mon objectif a été de mettre au point la munition la plus précise avec la charge de poudre sans fumée la moins importante, afin de préserver la mécanique de ces armes.</p>
<p>Le choix de la douille constitue un des éléments essentiels de la fiabilité du rechargement. En effet sa qualité mais surtout son adéquation avec le projectile utilisé sont capitales. Plusieurs types de douilles ont successivement été mises sur le marché ces trente dernières années :</p>
<p>L’une des plus emblématique est le couple douille munition de Paris Sport qui a, de nombreuses années, mis à son catalogue une douille en laiton tournée très épaisse (voir tableau récapitulatif des composants) avec un projectile spécifiquement élaboré pour cette dernière. Je n’ai jamais personnellement testé cette cartouche, n’ayant que six de ces munitions dans ma collection. Une des particularités singulières de cette réalisation, l’amorce est de type small pistol, ce qui est déroutant vu le calibre…</p>
<p>D’autres douilles sont commercialisées par le HUSSARD ou SPALEK, elles respectent les côtes originelles. Ces douilles sont relativement fines et conviennent particulièrement au rechargement à  poudre noire.</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_left"><p>La transformation est relativement simple, mais nécessite un minimum de matériel et de savoir faire</p>
</blockquote>
<p>La société HC-Collection propose également des douilles, elles reproduisent également les profils et côtes réglementaires avec une extrême régularité et une grande qualité de réalisation. Elles sont de surcroît associées à un projectile propre à leur dimension et élasticité, mais peuvent recevoir les principales balles destinées à ce calibre, manufacturées ou coulées.  Ces douilles sont à mon sens les plus pertinentes du marché.</p>
<p>Une autre méthode, consiste à modifier des étuis du commerce en 44/40 winchester ou en 44 Magnum. Le premier avantage est le classement en 5ème catégorie de ces deux douilles, pouvant dès lors être acquises sans procédure contraignante. La transformation est relativement simple, mais nécessite un minimum de matériel et de savoir faire. Ces deux douilles doivent dans un premier temps être raccourcies au case trimmer à la longueur réglementaire de la munition de 11mm73. L’autre étape nécessite un tour d’atelier, bien que d’autres solutions plus anecdotiques soient possibles. L’outil de coupe va devoir diminuer par l’intérieur l’épaisseur du bourrelet à 1,08mm. Ces deux étapes sont relativement simples et permettent d’obtenir une douille quasiment inusable et dont l’épaisseur permet de siéger correctement le projectile.</p>
<div id="attachment_1356" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-8.jpg"><img class="size-large wp-image-1356 " title="Photo-8" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-8-565x371.jpg" alt="" width="565" height="371" /></a><p class="wp-caption-text">L’outil manuel LYNX HR a été l’un des premiers outils disponible. C’est le plus économique, il est disponible auprès du HUSSARD</p></div>
<p>Dans le cadre de cet essai, les tests ont été réalisés avec des douilles et composants H&amp;C ainsi que des étuis de 44 magnum raccourcis.</p>
<p>Le choix des projectiles dans le commerce est relativement faible. Disons qu’en termes de qualité et de fiabilité d’approvisionnement, le choix se limite à deux fabricants :</p>
<p>-La firme BALLEUROPE produit depuis de nombreuses années des projectiles destinés au 11mm73. D’un diamètre de 11,52mm pour 12,96gr, ils comportent à leur base un retreint progressif permettant de siéger en force l’ogive dans la douille et surtout d’évaser légèrement cette dernière. Lorsque la douille sera partiellement recalibrée, l’élasticité du métal maintiendra en place le projectile. Notons que depuis quelques années la qualité de production de cette marque s’est considérablement améliorée, les productions actuelles étant régulières et parfaitement exploitables.</p>
<p>-H&amp;C Collection propose un projectile semi ogival de même diamètre mais d’un poids identique à la balle originel M90 de 11,45gr. D’une excellente finition et structure, elle possède une base à retreints plus importante et permet un siégeage efficace des balles dans toutes les douilles du marché, exception faite des douilles ayant une base de 44 magnum. La gorge supérieure assure notamment plus de facilité pour refermer la douille après les opérations de positionnement du projectile.</p>
<p>-Pour les tireurs coulant leurs projectiles, peu de moules sont disponibles neufs sur le marché. Toutefois, au grès des annonces, sont régulièrement vendus des moules de la société LYNX, produisant un projectile pointu de 11,45gr. La structure du rétreint est moins pertinente que sur les deux balles précédentes, mais permet un siégeage correct sur les douilles relativement fines.</p>
<div id="attachment_1357" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-9.jpg"><img class="size-large wp-image-1357 " title="Photo-9" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-9-565x483.jpg" alt="" width="565" height="483" /></a><p class="wp-caption-text">Le barillet déposé illustre les douilles utilisées dans le test, douilles de 44 magnum et H&amp;C. Les tolérances peuvent légèrement varier entre plusieurs armes, il est au préalable intéressant de déterminer l’épaisseur maximum du bourrelet.</p></div>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>Récemment la firme LEE Précision, a développé un jeu complet à moins de 50 euros</p>
</blockquote>
<p>L’offre en outils de rechargement s’est considérablement accrue ces dernières années, offrant aux tireurs un choix important et surtout une plus grande amplitude tarifaire. Le 11mm73 peut indifféremment se recharger avec des outils classiques utilisés sur une presse, soit avec des outils manuels. Historiquement seul RCBS proposait des outils de bonne qualité, fiables mais relativement coûteux puisque classés dans la catégorie custom.  Avec un budget de 200 euros beaucoup de tireurs étaient dissuadés de recharger. Puis des outils plus économiques sont apparus, avec les outils Lynx diffusés il y a une vingtaine d’années par le Hussard, puis par la firme américaine très dynamique CH4D. Le budget restait cependant élevé avec des tarifs oscillants entre  100 et 170 euros. Récemment la firme LEE Précision, a développé un jeu complet à moins de 50 euros ! De présentation classique, ce jeu d’outils apporte toutes les qualités recherchées même  si quelques spécificités sont à prendre en compte. En effet, je pense que ce kit a été élaboré à partir d’outils existants sans réellement prendre en compte tous les paramètres de la munition. Le shell holder  fourni avec les outils est un peu trop large et profond pour la plupart des douilles présentes sur le marché, néanmoins le peu de force nécessaire au recalibrage assure un bon fonctionnement. L’expandeur ne présente pas de pertinence particulière mais est également présent dans le kit. C’est pourtant ce fabriquant que j’ai retenu, pour l’aspect économique premièrement, mais surtout pour la flexibilité d’emploi et sa grande polyvalence. Les côtes du recalibreur sont particulièrement serrées et permettent avec un réglage ad-hoc un quasi sertissage du projectile. J’ai réglé le problème du shell holder en le remplaçant par celui du 44 magnum. Simple et peu onéreux !</p>
<p>Les outils manuels sont présents depuis de nombreuses années sur le marché, en premier lieu car ce sont historiquement les premiers à avoir été développés pour un usage civil ou militaire. Souvent présentés sous forme de pinces, d’autres configurations sont matricielles, tel les JO LEE manuels proposés dans de nombreux calibres depuis des décennies. Pour le 11mm73, plusieurs modèles ont été proposés ces vingt dernières années, les principaux étant ceux de SPALEK ou du HUSSARD. Ces outils ont le mérite d’être économiques, mais ne permettent pas une réelle exploitation de la cartouche, les amplitudes de réglages étant limitées. Ils conviennent en priorité aux tireurs occasionnels ne recherchant pas les performances. Un nouvel outil est diffusé depuis quelques années et connaît une renommée  méritée. Conçu et distribué par H&amp;C Collection, il reprend en partie l’organisation du JO manuel LEE et est particulièrement efficace pour le sertissage des projectiles. Il est disponible sous forme de kit, composé de tous les composants nécessaires à confectionner la munition (hormis la poudre). Simple et bien conçu, il est particulièrement destiné aux tireurs occasionnels ou au collectionneur voulant faire revivre son arme. En parallèle du jeux d’outils LEE, un kit H&amp;C illustre cet essai.</p>
<div id="attachment_1358" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-10.jpg"><img class="size-large wp-image-1358" title="Photo-10" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-10-565x255.jpg" alt="" width="565" height="255" /></a><p class="wp-caption-text">L’outil H&amp;C est à la fois complet et fonctionnel. Extrêmement simple, il est abordable pour des novices ou des rechargeurs occasionnels.</p></div>
<p>Ma vision du rechargement, quel que soit le calibre, est relativement simple. Cette pratique doit apporter un plaisir, puisqu’elle est en général la condition sine qua none de notre activité de tireur. Elle doit cependant rester suffisamment simple et productive, pour assurer un réel confort et ne pas devenir une activité contraignante. Mon optique a donc été de trouver les solutions les plus simples et les plus efficaces pour mettre au point une cartouche fiable et précise. Trop de possesseurs de 1873 ou 1874, évoquent encore aujourd’hui la réelle difficulté de rechargement, or il n’en est rien !</p>
<p>Dans le cadre de cet essai, j’ai utilisé des composants « maison » à savoir des étuis modifiés à partir de douilles de 44 magnum, mais également des douilles provenance H&amp;C Collection. Les projectiles sont de trois provenances, BALLEUROPE, H&amp;C Collection et LYNX.</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>Ma vision du rechargement, quel que soit le calibre, est relativement simple</p>
</blockquote>
<p>J’ai rechargé les différentes cartouches à la fois à l’aide de matrices classiques de marque LEE, puis d’un jeu d’outils manuel H&amp;C Collection. Un des objectifs a été de démontrer l’inter-compatibilité des  différents composants en mixant les ogives et les douilles dans les différents outils.</p>
<p>Pour les essais je n’ai retenu qu’une seule poudre, la A1 de la SNPE. En effet rechargeant depuis plusieurs années ce calibre, c’est cette dernière qui à mon sens est la plus flexible. Certains tireurs utilisent la BA10, autrement plus vive. Dans ce type d’arme historique, les risques liés à ce type de poudre m’incitent à l’exclure. La première justification des tireurs n’utilisant pas la poudre A1 concerne les résidus d’imbrulés relativement nombreux. Il est nécessaire de rappeler à ce propos qu’il est important de peser une charge, mais que le rapport volumique et la montée en pression dans l’étui sont également des  facteurs importants. La A1 est une poudre qui demande une densité importante de chargement, à la différence de la BA10. Les douilles modifiées de 44 magnum ont une capacité volumique (voir le tableau concernant les relevés techniques) inférieure de 20% à la plupart des douilles du commerce.  Associées à un projectile correctement positionné, cette association assure une combustion propre, complète et régulière des charges.</p>
<p>Les charges employées dans l’essai dépendent de la douille utilisée. Pour les étuis sur base de 44 magnum, 0,22gr de A1 ont été utilisé. Pour les douilles H&amp;C dont la capacité volumique est plus importante, j’ai utilisé 0,26gr de A1.</p>
<div id="attachment_1359" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-111.jpg"><img class="size-large wp-image-1359 " title="photo-11" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-111-565x563.jpg" alt="" width="565" height="563" /></a><p class="wp-caption-text">La A1 nécessite une densité de chargement importante. A gauche, douille de 44mag avec 0,22gr, à droite douille H&amp;C avec 0,26gr.</p></div>
<p>Les outils LEE se présentent de façon traditionnelle, composés des trois dies classiques pour des calibres d’armes de poings. Pour les rechargeurs non familiers de la marque, il convient de préciser que LEE assure une très bonne qualité, mais évite tout superflu. Ainsi toutes les pièces n’étant pas soumises à une contrainte particulière sont en plastique ou en aluminium. Si cela peu rassurer certains, je possède des outils de cette marque qui ont plusieurs dizaines de milliers de rechargement, et ne présentant aucun signe de faiblesse.</p>
<p>Pour le calibre qui nous concerne, le jeux d’outils comprend un recalibreur avec tige d’extraction d’amorce, un expandeur et un sertisseur. L’expandeur peut être remisé, en effet il ne présente aucun intérêt, puisque les ogives destinées à notre arme ont une base rétreinte devant évaser la douille progressivement.  Personnellement, sur ce calibre je ne recalibre pas les douilles, afin d’une part de les économiser et surtout d’assurer un chambrage au plus serré dans les chambre du barillet. J’assure l’extraction des amorces usagées avec un désamorçeur universel.</p>
<div id="attachment_1360" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-12.jpg"><img class="size-large wp-image-1360 " title="Photo-12" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-12-565x753.jpg" alt="" width="565" height="753" /></a><p class="wp-caption-text">Le réglage de l’outil sertisseur est délicat et doit être progressif, un enfoncement excessif détériore l’ogive.</p></div>
<p>En premier lieu, je démonte la tige du désamorceur afin de réserver cette matrice au futur sertissage de la munition. L’amorçage de type large pistol est assuré soit à la presse, soit à l’aide d’une pince à amorcer. Une fois la douille prête, poudre en place, deux étapes vont clôturer le rechargement : la mise en place de l’ogive, puis le « sertissage » de la munition avec l’outil recalibreur. Quel que soit le type de projectile ou de douille, l’effet recherché est identique. Comme évoqué précédemment,  la balle est au diamètre de la douille, donc tout sertissage classique est impossible. Les projectiles disponibles sur le marché ou coulés possèdent donc un rétreint à leur base, plus ou moins prononcé, permettant dans un premier temps de siéger le projectile dans la douille, puis d’écarter les lèvres de cette dernière à la manière d’un expandeur. La cartouche en l’état ne peut être chambrée. Cette déformation volontaire après siégeage dépend de l’épaisseur des douilles mais également du diamètre des rétreints de la balle (voir tableau sur les caractéristiques des composants). Le réglage du positionneur d’ogive est on ne peut plus simple, il devra cependant être modifié à chaque changement de type de projectiles ou de douilles. Cette étape doit permettre de siéger la balle sur la douille, pour ce faire l’intégralité du rétreint doit être inséré dans la douille, les lèvres de cette dernière venant directement au contact de la partie cylindrique au diamètre des rayures. Cette étape doit être réalisée avec une attention particulière, afin de ne pas endommager la balle et permettre sa rétention dans la douille, elle doit être parfaitement alignée au moment du siégeage.</p>
<p>L’étape suivante doit consister à renforcer la rétention du projectile dans la douille en refermant les lèvres sur le projectile. Le recalibreur va permettre cette opération avec un réglage extrêmement simple. La munition en position sur le shell holder, mettre le bélier de la presse en position haute. Visser ensuite le recalibreur sur la presse (tige de désarmocage déposée) jusqu’au contact de la munition. Une fois en butée, abaisser le levier de la presse et redescendre l’outil de 1 à 2mm. Ce réglage va permettre de resserrer les lèvres de la douille sur le projectile et d’assurer dès lors une meilleure rétention assurant une bonne inflammation de la poudre et une précision satisfaisante. Attention, si la munition est introduite trop profondément dans le recalibreur, le retreint de la balle va être irrémédiablement déformé et le projectile se désolidarisera de la douille, il convient donc de procéder par étapes et de régler progressivement l’outil.</p>
<div id="attachment_1361" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-13.jpg"><img class="size-large wp-image-1361 " title="Photo-13" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-13-565x121.jpg" alt="" width="565" height="121" /></a><p class="wp-caption-text">De gauche à droite, le couple étui de 44 magnum et ogive BALLEUROPE , douille et balle H&amp;C. Les trois étapes du positionnement du projectile sont illustrées. Mise en place de l’ogive, enfoncement complet du rétreint, puis fermeture de la douille sur la partie haute de ce dernier.</p></div>
<p>Hormis le positionnement du projectile et l’utilisation du recalibreur en fin de rechargement, les opérations de rechargement sont classiques. Les douilles H&amp;C sont relativement flexibles à l’usage, leur épaisseur assure une rétention suffisante du projectile sans forcer. Tous les types de projectiles peuvent être monté sur ces douilles, avec un rendement intéressant.</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_left"><p>L’autre alternative de rechargement est proposée sous forme de kit manuel par la société H&amp;C Collection</p>
</blockquote>
<p>Les douilles sur base de 44 magnum sont aussi simple à recharger, leur capacité volumique inférieure permet un meilleur rendement avec une charge de poudre inférieure. Les douilles étant plus épaisses, la rétention du projectile est réellement importante et constante, néanmoins, seuls les projectiles BALLEUROPE peuvent être correctement montés. Les balles H&amp;C ont un diamètre de rétreint trop important et déforment la douille, les balles Lynx ne présentent pas un rétreint suffisamment pour évaser la  douille au siégeage. Il convient pour l’utilisation de ces douilles, de se munir du shell holder ad-hoc en 44 magnum, afin d’assurer une prise correcte et un bon guidage de la douille dans les outils.</p>
<p>L’autre alternative de rechargement est proposée sous forme de kit manuel par la société H&amp;C Collection. Cette société dynamique doit être connue par la majorité des tireurs collectionneurs, elle communique en effet régulièrement par voie de presse ou sur les différentes bourses ou salons. Le catalogue des calibres anciens disponibles est important et varié, la méthodologie repose toujours sur un système de mandrins servant à constituer une munition sans avoir recours à une presse ou autre équipement moderne de rechargement.</p>
<div id="attachment_1362" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-14.jpg"><img class="size-large wp-image-1362 " title="Photo-14" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-14-565x329.jpg" alt="" width="565" height="329" /></a><p class="wp-caption-text">Tableau de synthèse des éléments de rechargement illustrant l’essai.</p></div>
<p>Dans ma jeunesse, j’avais utilisé quelques jeux d’outils manuels, notamment en 11mm73. Je dois avouer que je n’ai pas que d’excellents souvenirs, lenteur de rechargement, réglages aléatoires ou impossibles, problèmes de compatibilité des composants, bref j’ai rapidement relégué le tout dans un coin de mon atelier. Il faut quand même avouer que ces kits avaient le mérite d’exister, faute de grive on mange du merle dit-on…</p>
<p>L’outils mis à ma disposition par H&amp;C est relativement pertinent, il reprend en effet beaucoup d’éléments du célèbre outil manuel LEE. Présenté dans un coffret en bois compartimenté, il est complet. Il comporte en effet l’outil de rechargement, mais également des ogives, des douilles et des amorces. Le tireur ou collectionneur possède donc immédiatement les premiers éléments de rechargement, ne lui reste que la poudre à fournir en fonction de son choix (PN ou PSF).</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>L’achat pour quelques euros d’une pince à amorcer me semble un bon investissement</p>
</blockquote>
<p>L’outil se compose d’un mandrin à deux entrées, la première faisant office de recalibreur, la seconde de positionneur sertisseur. Une base est également adjointe au mandrin, afin de supporter la douille pendant les opérations d’amorçage désamorçage, de sertissage, etc. Le positionneur d’ogive est facilement réglable par un écrou, bloqué lui même par un contre écrou. Une tige de désamorçage et une tige d’extraction de douille complètent cet outillage. La fabrication est irréprochable, l’acier est de qualité et ne présente visuellement aucun défaut esthétique, c’est beau…. Presque chirurgical !</p>
<p>Avant toute utilisation, le fabricant met à notre disposition un mode d’emploi. Il est simple, factuel et bien illustré, bref après lecture il ne reste que peu de questions sur le mode opératoire. Après acquisition d’un beau et fort maillet en caoutchouc, j’ai donc entamé mes premiers chargements. Je n’ai perçu aucune difficulté dans les réglages ou dans l’utilisation des différentes parties de cet outils. Le couple douille et balle H&amp;C est particulièrement efficace, le rétreint de la balle correspondant parfaitement à l’élasticité et à l’épaisseur de la douille. J’ai également positionné d’autres projectiles sur ces douilles, sans aucune difficulté, confortant la grande polyvalence des éléments. Le sertissage reprend le même principe évoqué précédemment, le réglage est simplissime, 4 rondelles d’acier introduites dans la base de l’outil viennent surélever la munition qui dès lors s’enfonce plus dans le sertisseur. Simple et infaillible… Le seul bémol, il y en a toujours un la perfection n’étant pas de ce monde, concerne l’amorçage. Le fait d’enfoncer les amorces dans la douille à l’aide d’un maillet n’est pas forcement aisé au début et je dois dire me laisse perplexe. L’achat pour quelques euros d’une pince à amorcer me semble un bon investissement.</p>
<div id="attachment_1363" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-15.jpg"><img class="size-large wp-image-1363 " title="Photo-15" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-15-565x423.jpg" alt="" width="565" height="423" /></a><p class="wp-caption-text">Les éléments de visée sont typique de la fin du 19ème siècle et demandent un peu de pratique. Le guidon perlé doit venir prendre position dans la hausse en demi lune. La luminosité ambiante est un facteur essentiel pour la précision.</p></div>
<p>Encore une fois, les douilles modifiées depuis le 44 magnum se sont encore différenciées, elles sont en effet trop épaisses et trop rigides pour pouvoir être utilisées dans ce type d’outillage. Pour les personnes vivant en appartement, mieux vaut avoir des voisins  conciliants, car les opérations sont relativement bruyantes… J’ai été surpris essentiellement par deux points : d’une part la fiabilité et la simplicité de fonctionnement, mais surtout par la rapidité de rechargement presque similaire à un jeu d’outils matriciels classique. Ce kit montre toute sa pertinence pour des personnes non équipées en presse de rechargement ou rechargeur occasionnel de ce calibre. Pour ma part, mes 1873 me suivent généralement en congés d’été et ce kit va m’assurer une plus grande autonomie en munitions, pouvant à demeure recharger sur place !</p>
<p>Les essais en stand ont été effectués à la distance de 20 mètres, en extérieur. En effet la visée du revolver 1873 est caractéristique de la fin du 19ème siècle, avec un guidon perlé et un cran de mire demi lune. Cette prise de visée nécessite une certaine adaptation, mais surtout un éclairage suffisant pour assurer une constance dans les prise de visée.</p>
<div id="attachment_1364" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-16.jpg"><img class="size-large wp-image-1364 " title="Photo-16" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-16-565x423.jpg" alt="" width="565" height="423" /></a><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-17.jpg"><img class="size-large wp-image-1365" title="Photo-17" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-17-565x423.jpg" alt="" width="565" height="423" /></a><p class="wp-caption-text">L’équilibre de l’arme est réellement bon, son poids lui confère une bonne stabilité. De bonnes conditions de luminosité sont indispensables pour obtenir de bons résultats. Le recul n’est pas violent, progressif et très agréable il est facilement maîtrisable.</p></div>
<p>Notre revolver est parfaitement équilibré, sa masse est de 1133gr. La position sur la main est relativement haute, la crosse étroite permet une bonne prise en main. Le barillet n’étant pas basculant, l’alimentation s’effectue via la portière latérale. Le barillet est débrayé lorsque le chien est au cran de demi armé, le chargement ne pose aucun problème et s’effectue rapidement. Pour les opérations d’extraction d’étuis, une tige est à demeure sur l’arme et assure parfaitement cette fonction.</p>
<p>La prise de visée est calée sur le 6 de la C50 à 6 heures, la mise du chien à l’armé requiert une certaine force, les ressorts sont pour le moins vigoureux. Le départ est dur, mais franc et extrêmement régulier, le recul est sec mais agréable. Afin d’apprécier au mieux le potentiel de l’arme, nous avons bloqué cette dernière sur un sac de sable, les résultats parlent d’eux mêmes avec un magnifique 58 sur 60 …</p>
<p>Avec la méthode illustrée plus haut, en veillant à optimiser la capacité volumique et la rétention du projectile, les résidus d’imbrulés sont peu nombreux. Ils n’empêchent en aucun cas le tir de plusieurs barillet sans nettoyage et n’altèrent pas la précision.</p>
<div id="attachment_1366" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-18.jpg"><img class="size-large wp-image-1366 " title="Photo-18" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-18-565x565.jpg" alt="" width="565" height="565" /></a><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-19.jpg"><img class="size-large wp-image-1367" title="Photo-19" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-19-565x563.jpg" alt="" width="565" height="563" /></a><p class="wp-caption-text">Les deux meilleurs groupements réalisés à 20m arme reposant sur appui. En haut, munition sur base d’étui de 44 magnum, 0,22gr de A1 et ogive BALLEUROPE. En bas, composants H&amp;C 0,26gr de A1. La prise de visée s’effectuant à 6h dans le 6 de la C50.</p></div>
<p>Aujourd’hui je pense qu’il n’y a plus aucun frein au rechargement du 11mm73, l’évolution des composants disponibles sur le marché et les alternatives de rechargement offrent un large panel aux tireurs.  Ce couple arme munition est particulièrement attachant. En premier lieu l’arme est en 8ème catégorie, donc disponible sans aucune formalité administrative, sa munition est très précise, économique à la fabrication et très polyvalente pour le tir sur cible ou sur gong métallique.</p>
<p>Si certains tireurs considèrent que cette munition est particulièrement difficile à recharger, j’espère avoir pu leur démontrer le contraire et les inciter à sortir les revolvers de leurs  étuis jambon.</p>
<div id="attachment_1368" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-20.jpg"><img class="size-large wp-image-1368 " title="Photo-20" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/Photo-20-565x583.jpg" alt="" width="565" height="583" /></a><p class="wp-caption-text">Tir de riposte en double action à 7m. 5 impacts dans la zone centrale et un hors zone dans le chapeau… La pertinence de notre arme et de ses munitions n’est plus à faire</p></div>
<p><strong>Remerciements </strong>:</p>
<p>- Philippe VIAL gérant de H&amp;C Collection www.hc-collection.com<br />
- Johannes COUTURIER Le HUSSARD        www.lehussard.eu<br />
- Yoanne MARTIN et François GRANDJANIN pour leur aide technique.<br />
- Yves ETIEVANT, pour la mise à disposition des photos concernant le 11mm système Galant</p>
<p><strong>Sources </strong>:</p>
<p>- www.armesfrancaises.free.fr<br />
- Mr Patrick FORET  www.armeetpassion.com<br />
- Armes à feu françaises modèles réglementaires 1833 – 1918 par Jean Boudriot.<br />
- Le Guide Pratique des Armes Françaises, Crépin-Leblond Editions, Jean Huon et Jean Claude Schlinger.</p>
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		<title>Banc d’Essai du Pistolet Unique Mikros en 22 Short</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Apr 2011 15:28:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>picantin60@yahoo.fr</dc:creator>
				<category><![CDATA[A l'Affiche]]></category>
		<category><![CDATA[Armes]]></category>

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		<description><![CDATA[Discutant dernièrement avec un collègue de stand, nous nous sommes posé la question suivante : « Reste t-il des fabricants d’armes de poing en France ? ». La réponse, prévisible, est douloureuse.  Ainsi sans bruit et sans émouvoir l’opinion générale ni celle de la plupart des tireurs, une partie de notre industrie armurière s’est éteinte. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Discutant dernièrement avec un collègue de stand, nous nous sommes posé la question suivante : « Reste t-il des fabricants d’armes de poing en France ? ». La réponse, prévisible, est douloureuse.  Ainsi sans bruit et sans émouvoir l’opinion générale ni celle de la plupart des tireurs, une partie de notre industrie armurière s’est éteinte. Le sentiment d’avoir laisser passer quelque chose, un peu comme l’on se surprend d’apprendre qu’un acteur ou un homme publique est décédé depuis plusieurs mois ou plusieurs années sans y avoir pris garde.</p>
<div id="attachment_1317" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-1.jpg"><img class="size-large wp-image-1317 " title="photo-1" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-1-565x560.jpg" alt="" width="565" height="560" /></a><p class="wp-caption-text">haut le modèle MIKROS K en 6,35, en bas le modèle en 22 Short illustrant cet essai. A noter la boite d’origine et la notice typique de cette époque. </p></div>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>Dans la sinistrose ambiante, on peut s’interroger sur l’avenir de nos entreprises et de nos manufactures… rien de réellement positif</p>
</blockquote>
<p>Si quelques productions anecdotiques ou purement artisanales peuvent exister, toute production commerciale d’armes de poings est terminée. Notre pays était  autrefois un marché florissant pour les armes en général et les armes de poing en particulier. Un nombre important de marques ou de fabricants a produit des pièces de différentes valeurs ou qualités. Rien que pour la période d’après guerre, la seconde, l’on peut citer les principaux : La MAB, Manufacture d’Armes de Bayonne, ayant produit des armes civiles et réglementaires ; UNIQUE, connu des tireurs sportifs pour avoir produit des armes de très haute qualité, MANURHIN, emblématique fabricant des revolvers de police et de gendarmerie, mais également de pistolets et revolvers  de défense et de sport. Dans la sinistrose ambiante, on peut s’interroger sur l’avenir de nos entreprises et de nos manufactures… rien de réellement positif.</p>
<div id="attachment_1318" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-2.jpg"><img class="size-large wp-image-1318 " title="photo-2" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-2-565x375.jpg" alt="" width="565" height="375" /></a><p class="wp-caption-text">Verso de la notice présentant un extrait du catalogue disponible.</p></div>
<p>La dernière des marques Françaises à disparaître fut UNIQUE en 2001. Fondée en 1923 à Hendaye, UNIQUE  est en fait la marque commerciale de la Manufacture d’Armes des Pyrénées Françaises. Restée une entreprise familiale, l’activité cesse en 2001, enfin pas totalement. Les établissements FMR à Pantin ayant acquit la marque et des composants. Les carabines RS1 actuelles ont donc de l’UNIQUE dans leurs gènes</p>
<p>Cette société est emblématique, car la qualité de sa production a toujours été considérée comme un modèle du genre ! que ce soit en armes de poing ou armes longues, la lecture de leur catalogue n’est qu’un écho de récompenses sportives ou d’armes légendaires…  notons les armes les plus emblématiques de sa production, Carabine Audax, Dioptra, X51 et X51 bis en 22 lr, pistolet DES 69, étant encore une référence dans le tir sportif, un nombre d’armes de poche dans divers calibres, notamment la gamme MIKROS faisant l’objet de cet essai.</p>
<div id="attachment_1319" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-3.jpg"><img class="size-large wp-image-1319 " title="photo-3" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-3-565x188.jpg" alt="" width="565" height="188" /></a><p class="wp-caption-text">Eclaté de l’arme. Document reproduit depuis la notice. </p></div>
<blockquote class="pullquote pullquote_left"><p>La 6,35 reste aujourd’hui une munition particulièrement redoutable dans une arme de poche</p>
</blockquote>
<p>Dès le début des années 60, UNIQUE va lancer sur le marché la gamme MIKROS, répondant à la demande d’un marché encore pérenne, celui des armes de poche de défense. Les différents modèles de cette gamme ont pour héritage les différentes productions d’avant et d’après guerre(Unique modèles 10 et 11 .. copies moyennes du Browning 1906, car possédant un marteau caché), s’inspirant entre autre des systèmes Browning.  La plupart des MIKROS rencontrés de nos jours sont dans le traditionnel mais non moins efficace 6,35 Browning, 25 ACP chez nos cousins d’Amérique. De plus rares versions ont été produites dans des calibres plus  étonnants, tel le modèle d’essai de cet article en 22 short.  La pertinence d’une telle arme en 6,35 n’est pas discutable, les critiques fleurissent en général chez les personnes n’ayant jamais tiré ni testé la balistique de ce petit calibre. La 6,35 reste aujourd’hui une munition particulièrement redoutable dans une arme de poche. Si le pouvoir d’arrêt n’est pas comparable aux calibres de défense classique, notons que la force de pénétration de cette petite diablesse est particulièrement importante et la précision, pour tordre le cou à certaines idées, est honorable à des distances  de l’ordre de 10m à 15m, soit largement supérieure à la distance classique de combat.</p>
<div id="attachment_1320" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-4.jpg"><img class="size-large wp-image-1320 " title="photo-4" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-4-565x315.jpg" alt="" width="565" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Le canon démonté et la munition de 22 Short pour donner l’échelle. </p></div>
<p>Il semble que même aux Etats Unis le « bigger is better » ait du plomb dans l’aile, puisque se développent aujourd’hui de plus en plus de petits calibres avec des chargements pour le moins musclés, tels les 25 et 32 NAA produits par CORBON. Le chambrage en 22 short ne peut s’expliquer que par le développement de cette munition dans certaines disciplines sportives (et de fait le coût faible de cette munition lors de l’adaptation de cette arme à ce calibre).. Techniquement très inférieur au 6,35 et pour un poids et un encombrement identiques, le 22 short n’apporte pas un grand intérêt en terme de balistique de défense.</p>
<div id="attachment_1321" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-5.jpg"><img class="size-large wp-image-1321 " title="photo-5" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-5-565x423.jpg" alt="" width="565" height="423" /></a><p class="wp-caption-text">Comparaison des munitions, 22 bosquette, 22 short, 22 Long Rifle, 6,35 et 7,65 Browning. </p></div>
<div id="attachment_1322" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-6.jpg"><img class="size-large wp-image-1322 " title="photo-6" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-6-565x240.jpg" alt="" width="565" height="240" /></a><p class="wp-caption-text">Cartouche de 22 short dans le chargeur du MIKROS. La cale rajoutée est bien visible au culot de la cartouche.</p></div>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>La finition de cette arme est remarquable; le bronzage est profond et homogène</p>
</blockquote>
<p>Dès la première prise en main, les dimensions du pistolet sont étonnantes. Il tient certes dans le creux de la main, au sens propre, mais il est également particulièrement ergonomique pour une tenue correcte et une prise de visée efficace. La fabrication tout en acier, lui confère un poids raisonnable de 342gr. A noter que le modèle MIKROS 6,35 présent sur les photos a une carcasse en alliage léger (Ergal).  Les dimensions relevées sont les suivantes, longueur totale 11,2 cm, hauteur 7,8 cm, largeur, 2,1 cm, le canon mesurant lui 5,5 cm. Le terme d’arme de poche prend tout son sens ! De fait, la MAPF a voulu réaliser une arme pratiquement aussi compacte que le déjà ancien Walther Modèle 9.  La finition de cette arme est remarquable, les jeux fonctionnels sont minimes, le bronzage est profond et homogène. Il n’y a aucune trace d’usinage sur les parties internes ou externes. Il s’agit d’une véritable petite beauté. Point amusant, vous remarquerez sur les différentes photos que le code couleur concernant la sécurité est inversé entre les deux MIKROS. Sur notre modèle en 22 Short lorsque la sécurité est engagée, c’est l’indicateur blanc qui est visible… singulière inversion (probablement une erreur du fabriquant).</p>
<div id="attachment_1323" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-7.jpg"><img class="size-large wp-image-1323 " title="photo-7" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-7-565x376.jpg" alt="" width="565" height="376" /></a><p class="wp-caption-text">Bigger is better? Les deux extrêmes réunis. </p></div>
<div id="attachment_1324" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-8.jpg"><img class="size-large wp-image-1324 " title="photo-8" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-8-565x311.jpg" alt="" width="565" height="311" /></a><p class="wp-caption-text">L’arme tient réellement dans le creux de la main.</p></div>
<p>Les marquages sont bien profonds, nets et en cursives. Sur le flanc droit : Armes UNIQUE Hendaye BP France, en dessous le numéro de série à 6 chiffres. Sur le flanc gauche : MODELE « K » MIKROS Made in France.  Le dessus du canon indique le calibre et la capacité : CAL 22 SHORT 6 COUPS.</p>
<div id="attachment_1325" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-9.jpg"><img class="size-large wp-image-1325 " title="photo-9" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-9-565x469.jpg" alt="" width="565" height="469" /></a><p class="wp-caption-text">Cartouche prête à être chambrée. </p></div>
<div id="attachment_1326" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-10.jpg"><img class="size-large wp-image-1326 " title="photo-10" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-10-565x423.jpg" alt="" width="565" height="423" /></a><p class="wp-caption-text">Chargeur en 22 short et en 6,35 de première fabrication. </p></div>
<p>Hormis ses dimensions, la mise en œuvre de ce pistolet est très conventionnelle. L’alimentation s’effectue via un chargeur en acier de 6 cartouches en acier. Ce dernier est libéré de l’arme via un bouton poussoir situé sur le bas de la crosse, face de gauche.  L’arme tire en simple action, culasse non calée. La percussion   est annulaire, le percuteur ayant la forme d’une lame(retenu et guidé par 2 goupilles traversant la culasse, et qui différencient immédiatement le modèle 22 court du modèle 6,35). Celui-ci est particulièrement sensible à l’encrassement et doit ponctuellement être nettoyé puis lubrifié. Il n’y a pas d’arrêtoir de culasse, après le dernier coup, cette dernière reprend sa position initiale. Le pistolet est également dépourvu de sureté de chargeur, il convient dès lors d’être particulièrement vigilant dans les  manipulations et le démontage, si une cartouche est chambrée, elle peut être percutée accidentellement ! Il est étonnant que cette disposition n’ait pas été retenue, car à sa date de production les suretés de chargeurs étaient déjà fréquentes. A noter qu’il y a une totale interchangeabilité des éléments entre le modèle en 6,35 et en 22 short, canon carcasse et culasse.  Les chargeurs sont également identiques, le modèle en 22 short ayant les lèvres modifiées et surtout une cale positionnée à l’arrière de la rampe assure un calage correct des munitions. Simple et fiable…</p>
<div id="attachment_1327" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-11.jpg"><img class="size-large wp-image-1327 " title="photo-11" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-11-565x565.jpg" alt="" width="565" height="565" /></a><p class="wp-caption-text">Arme partiellement démontée pour le nettoyage d’entretien.</p></div>
<p>Le démontage est un exemple de simplicité, il convient dans un premier temps de s’assurer par les mesures classiques de sécurité, que l’arme n’est pas approvisionnée. Retirer le chargeur et actionner plusieurs fois la culasse en vérifiant visuellement qu’aucune cartouche n’est chambrée. Rappelons que l’arme étant dépourvue de sécurité de chargeur, elle peut faire feu sans ce dernier…<br />
Une fois l’arme vérifiée, positionner le levier latéral gauche en position de sécurité, en le pivotant vers l’arrière. Tirer la culasse en arrière, cette dernière va rester bloquée en position ouverte, retenue par l’ergot du levier de sécurité.</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>Le groupement obtenu est significatif: 2,5cm sur 5,5cm à dix mètres</p>
</blockquote>
<p>Le canon est déverrouillé et peut être extrait (en configuration de tir, c’est le chargeur qui empêche le retrait du canon). En effaçant le levier de sécurité, la culasse est débloquée et extraite avec le ressort récupérateur. Le remontage s’effectue naturellement en sens inverse, il est important de noter que le remontage est aussi simple que le démontage, ce qui est loin d’être une généralité.</p>
<p>La prise en main est excellente, ce qui est surprenant vu la taille de cette arme. Le fait que tous les éléments soient correctement proportionnés en est certainement l’une des explications. La visée est soignée et nette, bien que le guidon soit fin. La longueur de ce dernier ne permet cependant pas une exploitation correcte à des distances supérieures à une vingtaine de mètres, mais ce n’est pas l’objectif de ce pistolet. Comme beaucoup de pistolets de dimensions réduites, il faut être particulièrement prudent dans le positionnement du haut de la main, les bords de la culasse sont tranchants et peuvent facilement couper les chairs lors du recul de cette pièce.</p>
<p>Pour les essais en cibles, j’ai retenu 3 munitions : des CCI standard, des RWS et des Winchester super speed à balles cuivrées. Les essais ont été réalisés dans différentes positions, force est de constater que la conjonction entre prise en main et éléments de visée permettent des résultats honorables à une dizaine de mètres. La photo illustrant les résultats a été réalisée à dix mètres,  arme calée sur un support. Le groupement obtenu est significatif : 2,5cm sur 5,5cm.</p>
<div id="attachment_1328" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-12.jpg"><img class="size-large wp-image-1328 " title="photo-12" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-12-565x753.jpg" alt="" width="565" height="753" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche, groupement réalisé à 10m, arme sur appui. </p></div>
<p>Les sensations de tir sont quasi inexistantes, pas de recul, des départs francs et réguliers. Il faut souligner que l’arme a tendance à s’encrasser après quelques dizaines de tirs, avec pour conséquence des défauts de percussion. Un simple passage de chiffon sur la rampe de culasse et sur la cuvette de tir règle le problème. Les cartouches donnant les meilleurs résultats sont sans conteste les Winchester super speed, assurant une remise en batterie rapide et permettant un tir soutenu.</p>
<div id="attachment_1329" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-13.jpg"><img class="size-large wp-image-1329 " title="photo-13" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2011/04/photo-13-565x353.jpg" alt="" width="565" height="353" /></a><p class="wp-caption-text">La prise en main malgré les dimensions réduites demeure excellente. </p></div>
<p>Il est des armes qu’on a plaisir à découvrir ou redécouvrir, la famille des MIKROS en fait partie. Ils sont les témoins d’une industrie armurière destinée aux civils et à la défense personnelle aujourd’hui révolue. Ce pistolet a également une cote d’affection particulièrement élevée, dès qu’il sort de sa boite, les tireurs voisins viennent rapidement jeter un œil sur cette curiosité et ne rechignent pas à le tester. Les coffres d’armurerie sont souvent encombrés de petits pistolets détenus autrefois à titre de défense. On les trouve souvent dans des états proches du neuf, n’ayant jamais tiré. Leur valeur neutralisé ou en état de tir est relativement faible autour de 100 euros. obtenir une autorisation de quatrième catégorie permet de détenir un bout de cette histoire armurière. Notre modèle étant à percussion annulaire, il rentre dans le quota des 7 armes de quatrième catégorie à percussion annulaire que peu de tireurs ont atteint. Pour ma part c’est avec regret que j’ai restitué ce pistolet qui décidemment convenait parfaitement à la taille de mes poches !</p>
<p><strong>Merci à François pour le prêt des armes et la mise à disposition de la documentation.<br />
Les établissement FMR-UNIQUE sont situés au  3 rue Michelet  93500 Pantin Tel 01.49.42.91.81</strong></p>
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		<title>Les Revolvers de Police en 8mm92</title>
		<link>http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/2010/11/05/les-revolvers-de-police-en-8mm92/</link>
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		<pubDate>Fri, 05 Nov 2010 16:18:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>picantin60@yahoo.fr</dc:creator>
				<category><![CDATA[A l'Affiche]]></category>
		<category><![CDATA[Armes]]></category>
		<category><![CDATA[Militaria]]></category>

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		<description><![CDATA[En ce début de 20ème siècle, les forces de polices n’ont pas encore en dotation des armes de poing en 8mm92. L’avènement du revolver 1892 dans sa version réglementaire et de son calibre 8mm est saluée par un large public, l’arme est magnifique et le calibre prometteur. Dans un contexte de militarisation et de prestige [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En ce début de 20ème siècle, les forces de polices n’ont pas encore en dotation des armes de poing en  8mm92. L’avènement du revolver 1892 dans sa version réglementaire et de son calibre 8mm est saluée par un large public, l’arme est magnifique et le calibre prometteur. Dans un contexte de militarisation et de prestige national, ces deux réalisations vont devenir de réels symboles.</p>
<div id="attachment_1102" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/police_1892_1.jpg"><img class="size-large wp-image-1102 " title="police_1892_1" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/police_1892_1-565x457.jpg" alt="" width="565" height="457" /></a><p class="wp-caption-text">Les revolvers en 8mm92 illustrant cet article : de haut en bas, 1892 Saint Etienne, modèle non identifié de type « Ami », revolver type « Municipal », revolver « Agent ».</p></div>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>La majorité de ces pièces sont manufacturées en Belgique et livrées aux différents revendeurs et armuriers.</p>
</blockquote>
<p>Les différents acteurs de l’époque ayant à posséder une arme de poing pour le service ou la défense, policiers ou particuliers, vont être particulièrement demandeurs d’une arme chambrant cette cartouche. Si le revolver réglementaire n’est pas vraiment discret et approprié à être dissimulé sous des vêtements, différents modèles de révolver civils vont apparaître sur ce marché.  Ces revolvers destinés à la défense personnelle ou aux forces de l’ordre vont être manufacturés pour la plupart en Belgique puis distribués par différents armuriers ou catalogues, dont la célèbre Manufacture d’Armes et Cycles de Saint Etienne. Les principaux revolvers seront du type « Agent, Municipal ou Brigadier Municipal ». Cet article propose un essai sur le terrain de ces deux premières armes.</p>
<p>Pour replacer ces armes dans leur contexte, quelques rappels sont nécessaires. Tout d’abord, la majorité de ces pièces sont manufacturées en Belgique et livrées aux différents revendeurs et armuriers qui apposeront leur marque commerciale, ce qui explique la similitude des modèles et les poinçons d’épreuves de Liège. Les dénominations « Agent et Municipal » sont propres aux armes vendues sur le catalogue de la  Manufacture d’Armes et Cycles de Saint Etienne. Il existe cependant de nombreuses variantes, les deux armes testées en sont un bon exemple. Le revolver Agent est bien marqué de la Manufacture d’Armes et Cycles de Saint Etienne, mais le nom du modèle n’est pas frappé sur l’arme. Le Municipal est lui non identifié, hormis les poinçons de Liège, aucun élément ne permet de lui attribuer une origine commerciale. Ces armes rentrent dans la famille des revolvers « renforcés » destinés à pouvoir tirer des munitions du commerce voir des munitions réglementaires à poudre sans fumée.</p>
<div id="attachment_1103" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/police_1892_2.jpg"><img class="size-large wp-image-1103" title="police_1892_2" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/police_1892_2-565x201.jpg" alt="" width="565" height="201" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche, comparaison entre le modèle Agent et un Smith&amp;Wesson modèle 60 en 38 spécial. A droite, modèle Agent vue de gauche.</p></div>
<blockquote class="pullquote pullquote_left"><p>La finition de cette arme est remarquable, un bronzage profond des reflets bleus et bruns du meilleur effet.</p>
</blockquote>
<p><strong>« L’Agent »</strong> est apparu dans sa première version en 1906. En 1908 son canon deviendra hexagonal. C’est un véritable « subnose » avant l’heure, extrêmement compact et bien proportionné. Sa longueur de 19cm et son poids de 500 grammes permettent de le porter discrètement dans une poche ou un étui. Sa capacité de 5 cartouches lui assure une puissance de feu suffisante pour une utilisation de défense.</p>
<p>La finition de cette arme est remarquable, un bronzage profond des reflets bleus et bruns du meilleur effet, l’équilibre et la prise en main sont agréables.  Un anneau de calotte est normalement présent sur ce modèle, l’intérêt est là plus commercial que rationnel, le but étant de rappeler l’aspect « réglementaire » de cette arme (A noter que notre modèle en est dépourvu). La ligne de visée est courte mais bien proportionnée, les départs en double action sont très durs, en cause le ressort en V puissant qui assure une grande force de percussion.  Le barillet est fixe, le chargement s’effectue par une portière latérale, le déchargement par la même portière avec l’utilisation de la baguette à demeure pour éjecter les étuis. Notons que le mécanisme de l’arme n’est accessible qu’après un démontage total, aucune plaque de recouvrement amovible type revolver 1892 n’a été mise en œuvre. L’analogie entre ce modèle et les revolvers actuels type subnose ou port discret est évidente. L’agent était résolument moderne, alliant puissance de feux et compacité !</p>
<div id="attachment_1104" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/police_1892_3.jpg"><img class="size-large wp-image-1104" title="police_1892_3" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/police_1892_3-565x211.jpg" alt="" width="565" height="211" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche, l’arme sommairement démontée, à noter la dimension du ressort de percussion. A droite, poinçon de la Manufacture A gauche, marquage commerciale de La Manufacture Française d’Armes A droite, détail du système d’extraction et de maintien du barillet A gauche, revolver type « Municipal A droite, chargement de l’arme via 19ème siècle. C’est une arme plus compacte que le 1892 identique. De bonne facture, cette Française d’Armes et Cycles de Saint Etienne.</p></div>
<div id="attachment_1105" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/police_1892_4.jpg"><img class="size-large wp-image-1105" title="police_1892_4" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/police_1892_4-565x206.jpg" alt="" width="565" height="206" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche, marquage commerciale de La Manufacture Française d’Armes A droite, détail du système d’extraction et de maintien du barillet A gauche, revolver type « Municipal A droite, chargement de l’arme via 19ème siècle. C’est une arme plus compacte que le 1892 identique. De bonne facture, cette Française d’Armes et Cycles de Saint Etienne. et Cycles de Saint Etienne ite, barillet. A noter la qualité du bronzage.</p></div>
<p>« <strong>Le  municipal</strong> »  est commercialisé dès 1906 dans le catalogue de la Manu, mais cette arme est présente sur le marché depuis la fin du 19<sup>ème</sup> siècle. C’est une arme plus compacte que le 1892 réglementaire, elle conserve néanmoins des dimensions respectables. D’une longueur totale de 23 cm pour 690 grammes, la capacité du barillet a été conservée à  6 cartouches. Le barillet est fixe comme sur l’Agent, le protocole de chargement déchargement est identique. De bonne facture, cette arme est capable de tirer les munitions réglementaires.</p>
<p>Le tir en double action est encore plus dur que sur l’Agent ! La simple action est nette mais également d’une grande dureté. Tout comme sur l’Agent, il n’est pas prévu de portière de démontage du mécanisme, autant dire qu’il vaut mieux éviter le tir de toute cartouche à poudre noire.</p>
<div id="attachment_1107" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/police_1892_6.jpg"><img class="size-large wp-image-1107" title="police_1892_6" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/police_1892_6-565x204.jpg" alt="" width="565" height="204" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche, poinçon d’épreuve de Liège. A droite, marquage commercial « St Etienne ».</p></div>
<div id="attachment_1108" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/police_1892_7.jpg"><img class="size-large wp-image-1108" title="police_1892_7" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/police_1892_7-565x203.jpg" alt="" width="565" height="203" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche, le revolver sommairement démonté, à noter le type de ressort A droite, marquage du barillet, à droite « LG » pour Liège.</p></div>
<p>Peu de ces armes sont parvenues en bon état jusqu’à nous, du moins non neutralisées. La plupart étaient détenues par d’honnêtes citoyens qui n’ont pas eu le choix que de s’en défaire après la capitulation de 1940, ces armes ayant alors étaient détruites pour la plupart. J’ai eu l’occasion de pouvoir tester ces deux armes via un collectionneur allemand. Il est à souligner que ces pièces sont encore classées en 4<sup>ème</sup> catégorie en France, à l’instar d’armes de poings modernes de gros calibres&#8230; Il faut souhaiter que le législateur prenne en compte l’obsolescence et la rareté de ces pièces dans les critères de classement.</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>Le tir avec le modèle Agent est particulièrement dynamique.</p>
</blockquote>
<p>Dans le cadre de cet essai, nous avons tiré plusieurs séries de munitions à la distance de 5 mètres.  Deux chargements ont été testés, les armes ne m’appartenant pas et leur résistance n’étant pas avérée, je me suis employé à réaliser des munitions en charge réduite.</p>
<p>- La première cartouche est composée d’une douille MEN, d’une ogive Balleurope de (111 grains) et de 0,20 gramme de A1. C’est un rechargement particulièrement souple, ne posant aucun problème dans ce type d’arme, recherchant avant tout la sécurité de fonctionnement plutôt que la précision.</p>
<p>- La deuxième cartouche est plus folklorique… sur la même base de douille et la même charge de poudre, j’utilise une balle en bois. Cette balle est confectionnée avec une cheville en bois de 8mm coupée à la longueur du projectile. Cette cartouche assure étonnamment une bonne précision, ne procure aucune pression et aucun recul.</p>
<p>Le tir avec le modèle Agent est particulièrement dynamique, malgré la faible charge des munitions, le recul est réel et presque désagréable. La dimension de la crosse ne permet pas une réelle prise en main et la masse de l’arme est vraiment légère. La visée s’effectue sous le visuel, la prise de visée est excellente, bien nette, elle correspond presque à nos standards modernes, avec une hausse découpée dans la carcasse et un guidon carré. Seules les dimensions de cette dernière empêchent un tir de riposte, le guidon couvrant presque intégralement la largeur de la hausse.</p>
<p><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/police_1892_8.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-1109" title="police_1892_8" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/police_1892_8-565x101.jpg" alt="" width="565" height="101" /></a></p>
<p>Avec nos balles en bois le résultat est navrant, nous passons donc de suite à nos cartouches plombs. Le groupement réalisé est acceptable, mais une partie de projectiles arrivent légèrement en biais… c’est également le cas avec des cartouches à charges normales. Le profil des rayures est particulier, ces dernières étant très fines et saillantes. Je pense que la stabilité des projectiles n’est pas assurée faute d’une vitesse suffisante, je ne souhaite cependant pas augmenter les charges. Malgré ce désagrément, force de constater que notre « Agent » tient le visuel à une distance honorable pour ce type d’arme.</p>
<div id="attachment_1110" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/police_1892_9.jpg"><img class="size-large wp-image-1110" title="police_1892_9" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/police_1892_9-565x201.jpg" alt="" width="565" height="201" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche, l’Agent au tir, quelques particules de poudre sont visibles en projection. A droite, les projectiles arrivent en cible en biais, cependant le groupement reste correct pour ce type d’arme.</p></div>
<blockquote class="pullquote pullquote_left"><p>Au tir l’arme est confortable et très stable.</p>
</blockquote>
<p>Le tir avec le revolver Municipal est lui beaucoup plus confortable, le poids de l’arme et sa prise en main se rapprochant du modèle réglementaire. Les départs en simple et double action sont presque aussi durs que sur le modèle agent. Les résultats en cible sont obtenus en visant la zone du 1 à 6 heures ! En effet, pour une raison inconnue (probablement la détérioration de ce dernier), le guidon de notre exemplaire a été arasé. Les impacts sont donc situés à environ 30cm du point visé. Au tir l’arme est confortable et très stable. Le tir de charges proches de la cartouche réglementaire est à mon sens possible, la qualité de réalisation de cette arme le permet. Nous obtenons un 51 sur 60, résultat honorable à cette distance.</p>
<div id="attachment_1111" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/police_1892_10.jpg"><img class="size-large wp-image-1111" title="police_1892_10" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/police_1892_10-565x222.jpg" alt="" width="565" height="222" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche, l’Agent au tir, stable et parfaitement maitrisable. A droite, le groupement est contenu dans le visuel.</p></div>
<p>En conclusion, ces armes sont un témoignage particulier d’une époque révolue, celle ou chaque citoyen pouvait acquérir une arme de poing dans un calibre « moderne et novateur ». Dans les faits, ce luxe était réservé à une certaine classe de la population, ces pièces pouvant couter de 30 à 59 francs, soit une large partie du salaire d’un ouvrier. Une bonne partie de ces pièces ont été emmenées par leur propriétaire lors de la première guerre mondiale, afin de palier au carence en armes de poings. Il est dommage qu’elles soient encore classées en 4<sup>ème</sup> catégorie à l’instar d’armes modernes. Leur relative rareté et l’obsolescence du calibre en font avant tout une pièce de collection.</p>
<p><strong><em>Avertissement</em></strong></p>
<p><strong>Cette étude porte sur des armes dont l’auteur dispose et n’est pas applicable à toute arme de même calibre. Seule la méthode est applicable en fonction de l’état de l’arme et des composants. L’arme dans son intégralité devra être vérifiée par un professionnel. Il en va de même pour le projectile et la charge de poudre.</strong></p>
<p>Sources :</p>
<p>Les Revolvers du commerce en 8mm92, JP Bastié et D Casanova, Editions du Portail.</p>
<p>Gazette des Armes numéro  349, article de H Vuillemin.</p>
<p>Gazette des Armes numéro 367, article de H Vuillemin.</p>
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		<title>Le Schmidt Rubin K-31 et les Balles Plomb</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Nov 2010 15:35:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jl_scacchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[A l'Affiche]]></category>
		<category><![CDATA[Armes]]></category>
		<category><![CDATA[Militaria]]></category>
		<category><![CDATA[Optique]]></category>
		<category><![CDATA[Rechargement]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout a commencé par un dilemme de tireur, couleur et rechargeur : trouver une arme longue capable de tirer (et donc de tester) les nombreux projectiles disponibles pour le calibre .30 (le fameux 7,62) si cher aux nord Américains. Mais attention, si trouver un bâton à feu qui tire ne pose à première vue aucun [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tout a commencé par un dilemme de tireur, couleur et rechargeur : trouver une arme longue capable de tirer (et donc de tester) les nombreux projectiles disponibles pour le calibre .30 (le fameux 7,62) si cher aux nord Américains.</p>
<div id="attachment_1074" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/2.jpg"><img class="size-large wp-image-1074 " title="2" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/2-565x376.jpg" alt="" width="565" height="376" /></a><p class="wp-caption-text">Même muni de ses « abominables » accessoires, le K-31 présente la silhouette caractéristique d’un fusil militaire du début du XX° siècle. </p></div>
<p>Mais attention, si trouver un bâton à feu qui tire ne pose à première vue aucun problème, en trouver un capable de grouper convenablement ses impacts, qui comporte une détente correcte et sur lequel il est possible de monter une visée optique tient plus de la recherche du mouton à cinq pates, encore plus si le budget envisagé est limité. A ce stade de mon cahier des charges deux solutions se sont imposées : soit l’achat d’un canon neuf à monter (sur ma SAVAGE de préférence) soit une arme d’occasion.</p>
<div id="attachment_1075" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/3.jpg"><img class="size-large wp-image-1075 " title="3" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/3-565x376.jpg" alt="" width="565" height="376" /></a><p class="wp-caption-text">Le montage latéral adapté se clampe à l’aide d’une seule vis, et ça tient très bien!</p></div>
<p><strong>Le calibre?</strong></p>
<p>Cette question se posant à ce moment de la réflexion, il me semblait que l’idéal se trouvait dans les capacités d’étuis comprises entre les .308 Winchester et .30-06 Springfield, couplé à un pas de rayures oscillant entre 10 et 12 pouces au tour (254 à 305mm) permettant de tirer l’ensemble des projectiles du calibre. Règlementation Gauloise oblige, la liste des calibres .30 non classés en 1° catégorie est relativement restreinte. Le choix le plus courant se limite donc au 300 Savage, 30-06CC, 30-284 et 300 Winchester Magnum. Ce dernier n’étant pas compris dans le volume utile que je recherchai, je me suis donc logiquement retourné vers les trois restants. N’ayant pas trouvé de 300 Savage, les 30-06CC et 30-284 s’imposaient d’eux même.</p>
<div id="attachment_1076" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/5.jpg"><img class="size-large wp-image-1076 " title="5" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/5-565x376.jpg" alt="" width="565" height="376" /></a><p class="wp-caption-text">Un avantage de ce système: les organes de visée conventionnels restent dégagés. </p></div>
<blockquote class="pullquote pullquote_left"><p>Le K-31 est une version largement modifiée et améliorée du modèle de 1911 de l’armée Suisse.</p>
</blockquote>
<p>La différence entre les deux cartouches (à part leur apparence physique) n’est pas aussi grande que ce que l’on pourrait penser. En effet il s’avère que les volumes internes de ces deux étuis sont très voisins (de l’ordre du décigramme) et, au vu des résultats délivrés par le 30-06 original dans moult chargements, ma recherche s’est donc recentrée sur des armes chambrées pour ces calibres.</p>
<p>Le Springfield 1903 ou l’US 17 sont incontestablement de superbes fusils dont la précision n’est pas à mettre en cause, mais l’avènement du T.A.R aidant, leurs prix respectifs les ont rapidement éliminés de mon cahier des charges… C’est donc par l’intermédiaire d’un ami tireur que j’ai acquis un .30 purement helvétique en l’espèce un K-31 entrant parfaitement dans mon budget.</p>
<p><strong>Le fusil</strong></p>
<p>Pour les profanes en armes militaires (comme moi) le K-31 est une version largement modifiée et améliorée du modèle de 1911 de l’armée Suisse. Produit à un peu moins de 600 000 exemplaires (information variable selon les sources). Adopté par l’armée en juin 1933 il a été produit jusqu’en 1958. Le K-31 n’ayant pas été engagé au combat, il est facilement trouvable en bon état. Il arrive souvent que la partie voisine du talon de la crosse soit colorée différemment du reste sur les fusils ayant été attribués car elle était souvent utilisée pour racler la neige collée aux bottes…</p>
<div id="attachment_1077" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/7.jpg"><img class="size-large wp-image-1077 " title="7" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/7-565x376.jpg" alt="" width="565" height="376" /></a><p class="wp-caption-text">La bouche du canon est usinée en retrait pour protéger la sortie des rayures</p></div>
<p>Physiquement parlant, il présente une silhouette conforme à celle des autres armes militaires de l’époque à ceci près que son système de culasse est complètement différent. Contrairement au système à quatre mouvements extrapolé des Mauser le K-31 présente une action à armement rectiligne et verrouillage rotatif. Le résultat au verrouillage est identique, la différence se trouvant dans la manipulation puisque le tireur n’a plus qu’à tirer le levier latéral pour déverrouiller et ouvrir la culasse et à pousser vers l’avant pour verrouiller et fermer. Une caractéristique peu commune pour l’époque concerne le boitier chargeur amovible dont le système d’accrochage a très certainement « inspiré » les ingénieurs militaires Français. La capacité initiale est de 6 cartouches et reste la même pour mon exemplaire chambré en 30-284 Winchester.</p>
<div id="attachment_1079" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/12.jpg"><img class="size-large wp-image-1079 " title="12" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/12-565x376.jpg" alt="" width="565" height="376" /></a><p class="wp-caption-text">La présentation de la munition s’effectue dans l’axe du canon, en légère pente. </p></div>
<p>Le verrouillage est tout ce qu’il y’a de robuste et le boitier du mécanisme,  de recul mais l’appui du mécanisme s’effectue également sur la partie arrière du bloc de détente. Le serrage fort des vis avant et arrière ne devraient donc pas provoquer de flexion parasite du boitier pour peu que la mise en bois soit correctement effectuée.</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>Le verrouillage est tout ce qu’il y’a de robuste.</p>
</blockquote>
<p>Les manipulations sont donc très simples et le K-31 se révèle d’une douceur d’emploi particulièrement appréciable. Sa conception le rend de plus sur aux chocs et à l’ouverture comme à la fermeture. La large boucle visible sur la partie arrière du percuteur permet le désarmement comme l’armement manuel de ce dernier ainsi que sa mise à la sûreté selon le choix du tireur.</p>
<p>Ce que les rechargeurs retiendront des caractéristiques du K-31 c’est que son canon, flottant s’il vous plait, de 652mm comporte 4 rayures droitières au pas de 270mm au tour (10,63 pouces) et que la profondeur de ces dernières est donnée d’usine à 0,14mm. Mes propres mesures montrent un diamètre sur plat à 7,56mm (.297 pouce) et à 7,81mm (.3074 pouce), indiquant une profondeur différente des données d’arsenal et un diamètre sur plat un peu serré pour un calibre .30 habituel. Ces caractéristiques qui ne devraient pas poser de problème pour les projectiles chemisés à noyau de plomb présagent de grands moments de bonheur pour ce qui est de l’emploi de balles coulées…</p>
<div id="attachment_1080" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/15.jpg"><img class="size-large wp-image-1080 " title="15" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/15-565x279.jpg" alt="" width="565" height="279" /></a><p class="wp-caption-text">La longueur du magasin permet la mise en place des projectiles les plus longs sans problème. </p></div>
<p>Une seconde spécificité de nos K-31 rechambrés concerne la longueur de leur cône de raccordement (free bore). Il existe en effet deux possibilités : soit le chambrage est effectué sans toucher au free bore d’origine qui est déjà relativement court auquel cas l’emploi de projectiles lourds et longs peut s’avérer délicat, soit le free bore est légèrement rallongé. Une  solution bâtarde semble avoir été adoptée sur mon exemplaire comme nous le verrons au moment du rechargement. En même temps le dit free-bore est correctement réalisé puisqu’il est parfaitement cylindrique (ne riez pas, on voit de ces choses parfois…), dans le prolongement de l’âme et de diamètre quasiment équivalent à celui du fond des rayures. Il faut également mentionner que la prise de ces dernières est bien progressive. Toutes ces caractéristiques renforcent encore mon intention d’essayer les balles en alliage de plomb.</p>
<p><strong>Le montage de l’optique</strong></p>
<p>Cette partie de l’essai peut déplaire aux inconditionnels du militaria, mais les disciplines officielles ne font pas partie de mon cahier des charges. Si tel avait été le cas, il aurait mieux valu équiper ce K-31 du dioptre spécifiquement conçu pour lui de façon à en tirer le meilleur. Il convient toutefois de rappeler que le prix cet accessoire dépasse à lui seul celui de l’arme. Et puis les modifications apportées à l’arme sont pour ainsi dire inexistantes et permettent une remise en état sans aucune altération si le besoin s’en fait sentir.</p>
<div id="attachment_1078" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/9.jpg"><img class="size-large wp-image-1078 " title="9" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/9-565x376.jpg" alt="" width="565" height="376" /></a><p class="wp-caption-text">Le ruban adhésif autour du corps de lunette évite la détérioration due au choc des étuis éjectés. </p></div>
<p>C’est donc par le biais de petites annonces que je me suis procuré cette embase magique qui se clampe sur la partie droite du boîtier mécanisme et tient en place par l’action d’une vis de serrage. Le système, mis au point par St Marie Graphics semble fiable et bien étudié. Il en existe en fait deux versions, en alliage ou en acier. Celle montée sur mon arme est du premier type et remplit parfaitement son office. Ce montage latéral permet donc de bénéficier d’une embase à rail prismatique de 3/8° de pouce compatible avec les montages de11mm. A première vue le désavantage de ce système consiste en l’absence de fraisages latéraux destinés à empêcher le glissement des colliers. Mais tout a été pensé puisque le rail comporte une butée avant destinée à éviter le glissement du montage.  J’ai donc placé mon collier avant contre cette buttée et n’ai rencontré aucun problème. Les colliers choisis sont des  HAWKE dits « match » du fait de leur double vis de serrage que j’ai freinées à l’aide d’Alox liquide. La lunette est de la même marque que le montage. Il s’agit d’un modèle Endurance de grossissement variable de 3 à 10X comportant une lentille frontale de 44mm. L’avantage de ce modèle, hormis son prix, réside dans la clarté et la définition tout à fait correctes de l’optique ainsi que dans les tourelles de type « semi target » simples à lire et à remettre à zéro et qui délivrent des clicks parfaitement nets et audibles.</p>
<p><strong>Coulée et chargement</strong></p>
<p>Une fois tous ces éléments correctement assemblés, il ne reste plus qu’à confectionner les munitions adéquates. Et s’il est vrai que mon but initial était de tester les projectiles chemisés du marché, je dois dire que je n’en ai encore pas eu le temps et ce n’est pas faute d’avoir tiré avec ce K-31… Des balles plomb bien entendu ! Chassez le naturel…</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_left"><p>J’ai donc choisi d’utiliser des outils LEE Collet Dies dont j’ai pu tester l’efficacité sur d’autres calibres.</p>
</blockquote>
<p>Mais revenons à notre rechargement. J’ai donc choisi d’utiliser des outils LEE Collet Dies dont j’ai pu tester l’efficacité sur d’autres calibres (un article dédié devrait suivre si je m’en sens le courage). Un troisième outil servant à évaser les lèvres du collet des étuis a été ajouté au jeu standard.</p>
<div id="attachment_1081" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/17.jpg"><img class="size-large wp-image-1081 " title="17" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/17-565x332.jpg" alt="" width="565" height="332" /></a><p class="wp-caption-text">Le moule LEE et sa production. </p></div>
<p>Les étuis sont des WINCHESTER en 284 recuits et lubrifiés avant un passage au calibreur de diamètre 30. La préparation est celle standardisée préalable au premier chargement (recoupage et ébavurage des lèvres des collets et ébavurage des lumières d’amorçage). L’inflammation de la charge fait d’emblée l’objet d’un test. Pour ce faire j’ai  bien entendu. Le but est de trouver quel est le modèle préféré convenant à ce type particulier de chargement. Il ne reste plus alors qu’à se décider pour un modèle de balle. Possédant un moule LYMAN 309041 spécifiquement destiné à l’alimentation de ma carabine en 30-30 WCF, j’ai tout d’abord utilisé cette balle afin de vérifier plusieurs petites choses. Cette balle justement est un projectile à gas-check qui comporte XXXxx gorges de graissage et un large méplat faisant toute son efficacité dans un magasin tubulaire et lors d’un usage cynégétique. Elle possède une surface de guidage de XXXmm et tient tout les jours la minute angulaire dans sa 30-30 habituelle. Coulée dans l’alliage que j’utilise (masselottes d’équilibrage de roues) elle pèse presque 179 grains (11,6 g) au lieu des 173 (11,2) annoncés par le fabricant du moule.</p>
<p>Dans un premier temps j’ai choisi de dupliquer tout simplement mon chargement 30-30 en incrémentant mes charges vers le haut par paliers de 0,05g. Le chargement le plus précis s’est avéré être celui à 1,50g de Vihtavuori N130, sans donner de résultats bouleversants (le 10 de la C.50 à 100m sans plus). Ces premiers tests m’ont permis de confirmer et de mettre en avant quelques caractéristiques de mon arme. Tout d’abord celle  concernant la valeur d’enfoncement du projectile. Cette valeur est directement conditionnée par la possibilité (ou non) de contacter la rayure. La forme spécifique de la 309041 permet justement ce contact tout en n’enfonçant pas le cul de la balle plus bas que la base de l’épaulement. Cette constatation m’assure donc du fait que cette arme peut tirer des balles lourdes et met à jour un petit problème de percussion puisque le percuteur de mon arme, un peu long, fait merveille avec les amorces Large Rifle mais perce les Large Pistol. Un démontage en règle (on en profite pour tout nettoyer) suivi d’une petite reprise à la pierre (sur la pointe de la pierre seulement) et le problème est réglé.</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>Une particularité des moules LEE est le fait que l’on doive, pour  obtenir un cul de balle parfait, coller le bec de la louche contre  l’orifice du coupe jet avant de basculer l’ensemble pour verser le  métal.</p>
</blockquote>
<p>Mais il me faut encore trouver un projectile permettant d’exploiter les possibilités de ce K-31. J’ai tout à fait arbitrairement fixé mon choix sur le plus lourd de la gamme des calibres .30 de chez LEE : le C-309-200-R. Cette référence indique que le projectile comporte un rétreint destiné au montage d’un gas-check, que son diamètre brut sera d’au moins 309 millièmes de pouce, que son poids avec l’alliage prévu par LEE atteindra les 200grs (12,96g) et enfin que la forme du nez est arrondie. De plus le concepteur indique un coefficient balistique de .352 ce qui est élevé pour une balle coulée et doit permettre quelques tirs à longue distance. Une petite précision quant à la terminologie employée concerne la définition de la longue distance pour les projectiles non chemisés. 100 et 200m sont des distances d’emploi standard pour la première et respectable pour la seconde. 300 mètres devient une distance pour le moins éloignée et que dire de 400 ? Attention il n’est pas question de TLD avec des calibres anciens et des lingots volants d’au moins 500grs. Les vitesses de départ, si elles sont plus importantes pour nos projectiles de .30 chutent plus vite que pour les gros calibres…</p>
<p>Mais revenons à notre moule LEE. Comme d’habitude il s’agit d’un moule en aluminium fourni avec sa poignée. Les deux cavités de mon exemplaire comportent encore quelques traces d’outil mais cela ne pose aucun problème au démoulage. Afin de ne pas perdre de temps et de mettre toutes les chances du bon coté, il faut impérativement dégraisser un moule neuf. Il existe plusieurs solutions pour retirer l’huile de coupe. Il est possible d’utiliser du liquide de freinage (la norme DOT 4 ou 5 reste au choix de l’utilisateur) mais je fais plus simple en faisant bouillir mes moules neufs durant 10 minutes dans une vieille casserole.</p>
<p>Une fois l’alliage porté à la bonne température (environ 400 degrés Centigrades) le cul du moule (fermé bien entendu) est laissé à tremper quelques instants jusqu’à ce que le métal n’adhère plus à sa surface. La coulée peut alors commencer. Les premiers projectiles obtenus se démoulent facilement mais sont imparfaits, juste le temps de faire chauffer le coupe jet. Une particularité des moules LEE est le fait que l’on doive, pour obtenir un cul de balle parfait, coller le bec de la louche contre l’orifice du coupe jet avant de basculer l’ensemble pour verser le métal. En procédant de cette façon j’obtiens de belles bases aux arrêtes bien nettes.</p>
<p>Les projectiles ayant été triés, leur pesée indique une dispersion moyenne de plus ou moins un grain (0,0648g) et environ 20% de rejets. Le diamètre brut oscille entre .310, 5 et .311 ce qui, dans le cas de mon arme est parfaitement adapté.</p>
<div id="attachment_1082" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/19.jpg"><img class="size-large wp-image-1082 " title="19" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/19-565x328.jpg" alt="" width="565" height="328" /></a><p class="wp-caption-text">Tout ce qu’il faut pour préparer de bons cartons!</p></div>
<p>Le chargement en lui-même ne pose pas de problème une fois les composants définis. Tout ce qui change est l’utilisation d’une fibre synthétique de rembourrage dans certains cas. Le positionnement du projectile est établi de façon à contacter légèrement la rayure. Ceci m’amène justement à parler d’une autre spécificité des moules LEE pour ce qui concerne le calibre .30. Il s’avère en effet que les projectiles obtenus sont de que les Nord Américains appellent des « bore riders ». C&#8217;est-à-dire que le diamètre ne faisant pas partie de la surface de guidage à fond de rayures du projectile contacte quand même le plat des rayures. De cette façon la balle est donc guidée sur une majorité de sa surface et son alignement dans le canon est parfait. Afin de savoir si votre moule produit bien des « bore riders » il suffit donc de présenter le nez de votre balle par l’avant du canon. Le projectile ne doit pas pénétrer plus loin que la partie radiale de son ogive. Si cette observation peut sembler évidente, je vous suggère de tester vos balles sur plusieurs armes de même calibre pour voir… A titre d’exemple la balle LEE de 7mm en 130grs flotte allègement dans la 7-08 Rem alors qu’elle « bore ride » presque (mais presque) dans ma 7&#215;64…</p>
<p><strong>Et si on faisait du bruit!</strong></p>
<p>Une fois mes munitions rechargées et mon arme parfaitement préparée, je peux donc reprendre le chemin du stand de tir. Afin de tirer le maximum de mon couple arme/munition, j’ai effectué tous les tirs en position assise, sur un appui avant, le fût reposant dans ma main faible.</p>
<div id="attachment_1083" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/20.jpg"><img class="size-large wp-image-1083  " title="20" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/20-565x507.jpg" alt="" width="565" height="507" /></a><p class="wp-caption-text">1,95g de N140 à 100m couché sur appui avant.</p></div>
<p>La première constatation que j’ai pu faire concerne le K-31 lui-même, et notamment sa longueur de crosse. Trop courte pour moi, j’ai du la rallonger en y posant un sabot de caoutchouc mis au point par la MAS pour nos productions militaires Françaises de l’époque de la guerre froide. La remarque suivante concerne l’alimentation car bien qu’ayant tiré les premières cartouches en les introduisant une à une, je désirai user des caractéristiques de rapidité du réarmement linéaire. Et c’est là que les ennuis ont commencé. L’alimentation s’est en effet révélée très aléatoire avec une totale impossibilité de chambrer la troisième cartouche (sur les 5 insérées dans le chargeur). En fait il s’avère que les lèvres du magasin sont conçues pour lâcher la munition présentée le plus tard possible. Or ma balle plomb présentant une forme beaucoup moins effilée qu’une autre munie d’un préservatif métallique (il fallait que je la sorte celle là), elle vient butter contre les rebords du boîtier et se plante ainsi sur le pourtour du canon. Le remède est  alors très simple puisqu’il suffit d’ouvrir très légèrement les lèvres du chargeur afin que la cartouche soit lâchée plus tôt. Après, plus de problème. Mais attention! La mention « TRES légèrement » s’entend au sens le plus strict en opérant avec une pince à becs relativement fins (dans mon cas une multiprise) et en y allant petit à petit. Et en plus le simple fait de demander le prix d’un chargeur supplémentaire pour cette arme incite à la modération.</p>
<div id="attachment_1084" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/22.jpg"><img class="size-large wp-image-1084 " title="22" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/22-565x459.jpg" alt="" width="565" height="459" /></a><p class="wp-caption-text">1,80g de N133 dans les mêmes conditions.</p></div>
<p>Ce sera tout pour ce qui concerne les points négatifs de l’arme. Le fait que le montage soit latéral n’occasionne pas vraiment de gêne pour peu que l’œil directeur du tireur soit placé du bon coté. Mon montage un peu haut m’oblige à me tordre un peu le cou lors des séries effectuées couchées mais un appuie joue rajouté va certainement tout arranger. Pour ce qui est du réglage de l’optique il vaut mieux commencer près (50 mètres maximum), toujours du fait du montage déporté qui rend difficile l’opération traditionnelle de mise en concordance du réticule et du canon par simple visée.</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_left"><p>Bien qu’un peu lourde pour mes habitudes, cette détente est très bien établie.</p>
</blockquote>
<p>La prise de détente s’effectue après passage d’une importante course morte jusqu’à la rencontre du point dur après lequel le coup est lâché. Bien qu’un peu lourde pour mes habitudes, cette détente est très bien établie. Elle ne gratte pas et procure un lâcher très net. L’absence de butée arrière n’influe pas sur le pointage de l’arme et la percussion est rapide. Ces caractéristiques favorisent une annonce facile et fiable.</p>
<p>Quel que soit le chargement employé, l’inertie de l’arme rend le tir agréable. Le recul n’est jamais vicieux et s’effectue bien dans l’axe.</p>
<p>Mes premiers résultats de tir me permettent de mettre en avant la régularité des amorces destinées aux chargements de carabine, même et surtout lorsque des petites charges de poudre plus vives sont employées. Dans ce cas la différence se fait par l’absence de « flyers » ou d’écarts irréguliers.</p>
<div id="attachment_1085" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/25.jpg"><img class="size-large wp-image-1085 " title="25" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/25-565x444.jpg" alt="" width="565" height="444" /></a><p class="wp-caption-text">1,35g de N120 dans les mêmes conditions.</p></div>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>L’intérêt de ce test réside dans le fait que, même si la vélocité des  projectiles n’est que légèrement différente, le pic de pression est  situé différemment.</p>
</blockquote>
<p>Au vu de la forme de mon projectile la précision obtenue est plus que correcte sur les 300 premiers mètres avec mes chargements les plus rapides mais se dégrade rapidement entre 400 et 500. Ce phénomène n’est eu aucun cas du à la qualité suisse de la canonnerie, mais au fait qu’à ces distances le projectile est à bout de souffle (vitesse transsonique) et est littéralement balayé par le moindre courant d’air. Une forme « spitzer » serait donc bienvenue mais actuellement réservée au monde du custom. Quoi qu’il en soit, à 400 mètres et en l’absence de vent la minute angulaire est tenue mais réclame tout de même quelques 25 minutes d’élévation supplémentaires.</p>
<p><strong>Commentaires des chargements</strong></p>
<p>Comme le précise le tableau joint, plusieurs vivacités de poudre ont été testées. L’intérêt de ce test réside dans le fait que, même si la vélocité des projectiles n’est que légèrement différente, le pic de pression est situé différemment. De la même façon l’emploi d’une poudre lente, remplissant mieux l’étui peut dispenser de l’usage d’une bourre. Dans ce cas il faut encore que la capacité d’inflammation du propulseur soit suffisante.  C’est justement ce qui explique  le manque de logique apparent quant à l’emploi d’une bourre dans le tableau joint. Bon c’est vrai, j’utilise essentiellement les poudres Finlandaises Vihtavuori pour mes armes d’épaules… Dans le cas présent et si j’en avais eu à disposition, je pense que j’aurai développé une charge à base de Tubal 3000 qui, il faut bien le dire est particulièrement régulière et adaptée au volume du 30-284 pour ce qui est du tir des projectiles de plomb.</p>
<div id="attachment_1086" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/26.jpg"><img class="size-large wp-image-1086 " title="26" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/26-565x448.jpg" alt="" width="565" height="448" /></a><p class="wp-caption-text">2,10g de N150, conditions identiques. </p></div>
<p><strong>Le Bilan</strong></p>
<p>Il faudrait être difficile, au vu de mon cahier des charges initial, pour tirer un bilan négatif d’un tel achat. Les résultats et l’agrément sont là pour le budget considéré au départ. De plus, même en l’absence de pièces faites pour le K-31 est une très bonne base pour diverses petites customisations selon  les gouts de son propriétaire. Et qui plus est il faut reconnaitre que la présence d’une arme de plus dans le coffre fait toujours plaisir.</p>
<p>Après une petite reprise du réglage de l’optique</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="56" valign="top">Etuis</td>
<td width="78" valign="top">Amorce</td>
<td width="96" valign="top">Poudre / charge</td>
<td width="84" valign="top">Vitesse (2m)</td>
<td width="90" valign="top">Bourrage</td>
<td width="108" valign="top">Résultat 100m</td>
<td width="108" valign="top">Résultat 200m</td>
</tr>
<tr>
<td width="56" valign="top">W-W</td>
<td width="78" valign="top">CCI 300</td>
<td width="96" valign="top">N 110 / 1g</td>
<td width="84" valign="top">430m/s</td>
<td width="90" valign="top">Non</td>
<td width="108" valign="top">48mm</td>
<td width="108" valign="top">110mm</td>
</tr>
<tr>
<td width="56" valign="top">W-W</td>
<td width="78" valign="top">CCI 300</td>
<td width="96" valign="top">N 120 / 1,35g</td>
<td width="84" valign="top">480 m/s</td>
<td width="90" valign="top">Non</td>
<td width="108" valign="top">35mm</td>
<td width="108" valign="top">70mm</td>
</tr>
<tr>
<td width="56" valign="top">W-W</td>
<td width="78" valign="top">CCI 300</td>
<td width="96" valign="top">N 130 / 1,50g</td>
<td width="84" valign="top">535m/s</td>
<td width="90" valign="top">Oui</td>
<td width="108" valign="top">47mm</td>
<td width="108" valign="top"></td>
</tr>
<tr>
<td width="56" valign="top">W-W</td>
<td width="78" valign="top">CCI 300</td>
<td width="96" valign="top">N 133 / 1,85g</td>
<td width="84" valign="top">555 m/s</td>
<td width="90" valign="top">Non</td>
<td width="108" valign="top">32mm</td>
<td width="108" valign="top">85mm</td>
</tr>
<tr>
<td width="56" valign="top">W-W</td>
<td width="78" valign="top">CCI 300</td>
<td width="96" valign="top"></td>
<td width="84" valign="top"></td>
<td width="90" valign="top">Non</td>
<td width="108" valign="top"></td>
<td width="108" valign="top"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Essai du MAS 1936, 1er Modèle</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Nov 2010 14:23:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>picantin60@yahoo.fr</dc:creator>
				<category><![CDATA[A l'Affiche]]></category>
		<category><![CDATA[Armes]]></category>
		<category><![CDATA[Militaria]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans son numéro d’avril 2010, la Gazette des Armes consacrait un dossier très complet sur l’armement français en 1940. H Vuillemin a détaillé la diversité du matériel mis en œuvre et replacé les systèmes dans leur environnement historique. Le fusil MAS 1936 tient une place particulière dans cet article, s’agissant de l’arme du fantassin moderne, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans son numéro d’avril 2010, la Gazette des Armes consacrait un dossier très complet sur l’armement français en 1940. H Vuillemin a détaillé la diversité du matériel mis en œuvre et replacé les systèmes dans leur environnement historique. Le fusil MAS 1936 tient une place particulière dans cet article, s’agissant de l’arme du fantassin moderne, qui aurait normalement dû équiper nos armées en ce début de conflit.</p>
<div id="attachment_1040" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/M36_-_complet-11.jpg"><img class="size-large wp-image-1040 " title="M36_-_complet-1" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/M36_-_complet-11-565x422.jpg" alt="" width="565" height="422" /></a><p class="wp-caption-text">Panorama des Mas 36 à notre disposition, de haut en bas : Mas 36 premier modèle, Mas 36 second modèle, Mas 36 modifié 51 avec lance grenade, Mas 36 CR39 à crosse rabattable et canon court.</p></div>
<p>Suite à cet article, j’ai eu la chance de pouvoir tester sur le terrain un fusil MAS 1936 de première génération. En effet l’histoire de l’arme testée est particulièrement singulière.  Habitant dans le nord de Paris, où d’âpres combats ont eu cours en juin 1940, un de mes amis a récupéré auprès d’un particulier  le fusil illustrant cet article. L’arme est restée sur place après l’abandon des positions par le 170<sup>ème</sup> RI. Ce fusil a été ensuite soigneusement  caché à l’occupant pour ne ressortir qu’une cinquantaine d’années plus tard ! Notons que le fait d’avoir caché une arme de ce type représentait un risque majeur pour les responsables et leurs entourages, l’occupant ayant interdit toutes armes à feu dans la zone occupée. Notre fusil est donc un vétéran de cette période tragique.</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_left"><p>Il y a une variété d’armes en service importante, le système d’alimentation de type Mannlicher n’est plus pertinent</p>
</blockquote>
<p>Afin de repositionner l’arme dans son contexte, quelques rappels historiques sont nécessaires. Au lendemain de la première guerre, il y a une prise de conscience par l’Etat Major de la faiblesse et des défauts de notre armement individuel et de la munition. La cartouche de 8mm Lebel est difficilement adaptable sur des armes semi automatiques et automatiques, il y a une variété d’armes en service importante, le système d’alimentation de type Mannlicher n’est plus pertinent. L’Etat Major observe surtout les avantages de notre concurrent direct, le Gewerh 98 et de sa toujours très actuelle 8mm Mauser.</p>
<div id="attachment_1041" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/M36_-_complet-21.jpg"><img class="size-large wp-image-1041 " title="M36_-_complet-2" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/M36_-_complet-21-565x189.jpg" alt="" width="565" height="189" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche, éclaté du mécanisme du Mas 36. A droite, marquage du boitier de culasse.</p></div>Il s’agit donc de développer à la fois une nouvelle munition adaptable à toutes les armes en service (Fusils Mitrailleur, Mitrailleuse, Fusils…) et les armes ad hoc. En 1921, le  programme de modernisation de l’armement / munition est officiellement lancé. L’objectif est la modernisation et la rationalisation des équipements. Dès les années 1930, les premiers prototypes sont testés. En 1934, un prototype de la MAS se distingue, le MAS 34 servira de référent pour le développement du futur fusil d’infanterie.</p>
<p>Environ 250.000 MAS 36 sont produits avant  mi 1940, la production se poursuivant pendant l’occupation. Dès 1945, la production reprend dans des proportions importantes. Le MAS 36 équipait encore la Gendarmerie en 2004. De nombreux pays étrangers ont adopté le Mas 36 au long de sa carrière, essentiellement  en Afrique. Certaines de ces armes sous l’appellation « G1 » seront pourvues d’un chargeur amovible.</p>
<div class="mceTemp"><div id="attachment_1042" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/M36_-_complet-31.jpg"><img class="size-large wp-image-1042 " title="M36_-_complet-3" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/M36_-_complet-31-565x205.jpg" alt="" width="565" height="205" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche, la double grenadière. A droite, les différents guidons premier modèle, second modèle et 36/51.</p></div></div>
<p><blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>
Nos voisins ont eux par contre apporté de nombreux commentaires sur  notre nouvelle arme. En majorité anglo-saxons, il s’agit plus de  critiques et de pamphlets, qualifiant l’arme de « plus laid fusil  d’infanterie ».</p>
</blockquote></p>
<p>Le MAS  36 ne connaîtra pas de modification substantielle entre sa version initiale d’avant guerre et la version la plus commune dit de deuxième type.  Sur le premier modèle, l’embouchoir est en acier usiné avec oreilles de protection pour le guidon, la grenadière à deux pontets et la  crosse en noyer. La finition est d’abord une peinture cuite au four, puis une phosphatation. Sur le second modèle, les garnitures sont essentiellement en tôles embouties, le double pontet sur la grenadière avant n’est plus présent, le guidon est intégralement protégé par un tunnel et la  crosse est en hêtre. La  finition est systématiquement phosphatée. Les hausses du premier et second type présentent également quelques différences mineures. Notons à ce stade que les hausses sont remplaçables via un kit permettant de choisir en fonction des corrections recherchées, une hausse adéquate.</p>
<p>Le MAS 36 a en son temps fait couler beaucoup  d‘encre. Si la France a systématiquement glorifié ses fusils d’infanterie, Chassepot, Gras, Lebel 1886, aucun élan de patriotisme ne reste associé au MAS 36. Peut être doit-on y voir un changement dans les consciences collectives et les politiques de communication ? Nos voisins ont eux par contre apporté de nombreux commentaires sur notre nouvelle arme. En majorité anglo-saxons, il s’agit plus de critiques et de pamphlets, qualifiant l’arme de « plus laid fusil d’infanterie ». En toute honnêteté  et avec le recul nécessaire l’analyse est différente, bien que je sois un inconditionnel de l’armement français et que je trouve toujours des points forts et des qualités à nos « erreurs » et nos choix, sur le MAS 36 le verdict est clair.</p>
<p><div id="attachment_1043" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/M36_-_complet-41.jpg"><img class="size-large wp-image-1043 " title="M36_-_complet-4" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/M36_-_complet-41-565x201.jpg" alt="" width="565" height="201" /></a><p class="wp-caption-text">A gauche, la culasse démontée, aucun outil n’est nécessaire. A droite, la hausse à oeilleton en position tir à 1200m.</p></div>Avec  12 pièces de moins que sur le Mauser 98K, pourtant le modèle du genre, la construction est simple, fiable et efficace. La monture en double partie assure une rigidité certaine à l’ensemble de l’arme, reprenant ainsi les dispositions du fusil 1886M93. La simplicité de mise en œuvre est remarquable, pas de sureté facultative, l’arme est approvisionnée ou non, notons que cette disposition vaut pour les armes Françaises à répétition depuis le Chassepot jusqu’au Mas 36  (le débat est encore d’actualité, parlez Glock avec  un des responsables de l’adoption du Sig 1022…). La maintenance courante de l’arme ne pose aucun problème, le démontage de la culasse se faisant même sans outils ! La ligne de visée et le système d’œilleton sont fiables et bien proportionnés, la baïonnette est logée dans l’arme, évitant toute perte, sa forme cruciforme en fait l’héritière de nos Rosalies. Enfin son calibre est particulièrement efficace et totalement pertinent face à celui de notre voisin germanique.</p>
<p>Soyons clair, le seul vrai défaut du MAS 36 est de ne pas avoir été au rendez vous de l’histoire, sa fabrication à grande échelle n’ayant commencée qu’après la seconde guerre mondiale. Il  restera emblématique pour plusieurs générations de militaires. Malgré l’adoption de plusieurs FSA, notre MAS 36 sera l’armement essentiel pour les guerres d’Indochine et d’Algérie, il constituera l’essentiel des armes d’instructions pour les différentes classes d’appelés du contingent et finira sa carrière en 2004 en étant déclassé de la Gendarmerie (même si dans un journal Tv récent, des CRS avez encore des modèle 51 pour le tir de grenades)…</p>
<p>Hormis les modifications existantes entre le premier et le second modèle, les évolutions principales sont les suivantes :</p>
<ul>
<li>MAS 36 CR 39, avec canon plus court et crosse en aluminium repliable, à destination des chasseurs alpins.</li>
<li>Mas 36 M51, avec dispositif lance grenade.</li>
<li>Quelques autres développements plus ou moins réglementaires peuvent être rencontrés, modèle en 5,5mm ou encore modèle destiné au tir régimentaire avec dioptre et départ réglable.</li>
</ul>
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<p><div id="attachment_1044" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/M36_-_complet-51.jpg"><img class="size-large wp-image-1044 " title="M36_-_complet-5" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/M36_-_complet-51-565x419.jpg" alt="" width="565" height="419" /></a><p class="wp-caption-text">Marquage de crosse, réception de l’arme en Juin 1940.</p></div>
<p>Le MAS 36 est une arme particulièrement compacte, il se positionne comme intermédiaire entre deux systèmes d’armes, le fusil d’infanterie classique et le mousqueton. Son adoption permet donc d’harmoniser théoriquement les dotations en armes des différents corps, la diffusion s ‘effectuant à l’ensemble des personnels. Avec une longueur totale de 1020mm pour 3725gr, notre fusil s’inscrit dans la lignée de ses contemporains, Enfield et Mauser. Le canon mesure 575mm et comporte 4 rayures au pas de 270mm. La capacité nominale est de  5 cartouches dans le magasin, approvisionnées manuellement  ou via une lame chargeur. Le magasin est amovible, il comporte un fond de magasin et un ressort à lame portant la planchette élévatrice. L’arme peut ainsi être facilement désapprovisionnée et mise en sureté. Notons qu’aucun dispositif de sécurité actif ou passif n’est présent sur l’arme, si l’arme est approvisionnée, elle est prête au tir…</p>
<p>La monture est en deux pièces, rappelant intuitivement le montage de son prédécesseur le LEBEL 1886 M 93. Cette structure lui assure une grande rigidité et renforce la solidité de l’ensemble. La crosse est fixée via une vis dans le boitier de culasse, la monture avant est maintenue par deux capucines, donc la première est fixée par une vis (un tournevis à cornes est nécessaire pour son démontage).</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_left"><p>Le remontage s’effectue en sens inverse, sans autre difficulté. Tout simplement génial!</p>
</blockquote>
<p>La réalisation de la culasse est un exemple de simplicité et de rationalisation. Les 2 tenons de verrouillage sont situés à l’arrière de cette dernière, prenant contact dans le boitier de culasse. Cette construction est souvent montrée du doigt, en effet en théorie ces 2 tenons asymétriques n’assurent pas autant de sureté que les verrouillages de type Mauser, se verrouillant eux directement à l’avant du  boitier de culasse. Dans les faits, je n’ai pas trouvé de témoignage probant sur des incidents liés à cette configuration… le vrai tour de force de cette culasse est son extrême simplicité de maintenance, puisqu’elle se démonte intégralement sans outils! Pour extraire cette dernière il suffit de maintenir la détente sous tension et de la tirer vers l’arrière, comme sur la plupart des carabines de jardin et des carabines 22lr. En maintenant fermement cette dernière, enfoncer le bouchon arrière et le tourner dans le sens de la flèche, ce dernier sort en libérant ressort et percuteur. Le remontage s’effectue en sens inverse, sans autre difficulté. Tout simplement génial!</p>
<div id="attachment_1045" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/M36_-_complet-61.jpg"><img class="size-large wp-image-1045 " title="M36_-_complet-6" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/M36_-_complet-61-565x348.jpg" alt="" width="565" height="348" /></a><p class="wp-caption-text">De gauche à droite : Cartouche commerciale de30-284win, 7,5 PRVI, 7,5 rechargée, 3 cartouches réglementaires, 2 balles bois, une cartouche d’exercice carplast, une munition de tir réduit et une cartouche à blanc.</p></div>
<p>L’arme est pourvue d’une baïonnette de 340mm cruciforme, cette dernière est  logée dans le fut de l’arme. La configuration rappelle encore la lame des baïonnettes de la première guerre, cette dernière ne peut donc pas être utilisée comme un outil (couteau, machette, etc.). C’est un point faible qui se rajoute au fait que l’arme est alourdie du poids de la baïonnette en permanence.</p>
<p>La munition destinée au MAS 36 est la nouvelle cartouche de 7,5mm développée dès l’après guerre afin de palier aux défauts de la 8mm Lebel. Initialement les cotes de cette dernière sont  7,5mm X 58, présentant trop de similitudes avec le 8mm Mauser, elle est en 1929 définitivement adoptée après modifications sous l’appellation de 7,5 MAS (7,5x54mm). Cette cartouche a eu un nombre de déclinaisons importantes, leurs descriptions dépassent le cadre de cet article, mais l’on peut citer les chargements classiques, d’exercices, incendiaires, perforants, traçants, etc.…</p>
<p>Cette munition est encore aujourd’hui réputée pour sa précision et sa balistique, des concours internationaux ont d’ailleurs été remportés par des FRF1 chambrés dans ce calibre. Disons nettement que notre cartouche avait les qualités du 7,62 NATO avec  15 ans d’avance.</p>
<div id="attachment_1046" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/M36_-_complet-71.jpg"><img class="size-large wp-image-1046 " title="M36_-_complet-7" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/M36_-_complet-71-565x421.jpg" alt="" width="565" height="421" /></a><p class="wp-caption-text">L’arme au tir, courte et maniable, elle tombe parfaitement à l’épaule. L’alimentation par lame chargeur est fiable et simple.</p></div>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>
Ma préférence se porte sur le JO LEE, simple, fiable et particulièrement économique.</p>
</blockquote>
<p>Pour le tireur actuel, il existe plusieurs solutions permettant de sortir son arme du coffre, rappelons à ce propos que cette cartouche est toujours classée en première catégorie (et toutes les armes chambrant cette cartouche).</p>
<p>En premier lieu, les outils de rechargement sont facilement disponibles, RCBS, CH TOOL et LEE les produisent régulièrement. Ils se présentent sous une forme classique. Ma préférence se porte sur le JO LEE, simple, fiable et particulièrement économique. Les côtes de l’outil sont plus serrées que pour les deux autres marques. Le reste des composants est également simple à acquérir, l’ogive est au standard de 308, et les douilles sont vendues neuves de marque PRVI. Notons pour les tireurs souhaitant sertir les ogives (utilisation en FSA par exemple), qu’il est possible d’utilise l’outil LEE Factory crimp Die du calibre 7,62x54R Russe.</p>
<p>Les tables de chargements sont disponibles auprès de la SNPE Nobel, elles sont compètes et permettent une grande amplitude de chargements.</p>
<p>Pour cet essai, j’ai utilisé 3 types de chargements différents :</p>
<ul>
<li>En premier lieu, des cartouches manufacturées PRVI, avec une balle blindée de 147 grains.</li>
<li>Ensuite une cartouche rechargée à partir de douilles PRVI, ogives PRVI 150grains blindées en 309 et 2,9 grammes  de SP7.</li>
<li>La dernière cartouche de l’essai est une charge réduite, reprenant les mêmes composants mais avec une charge minorée de Tubal 2000.</li>
</ul>
<div id="attachment_1047" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/M36_-_complet-81.jpg"><img class="size-large wp-image-1047 " title="M36_-_complet-8" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/M36_-_complet-81-565x377.jpg" alt="" width="565" height="377" /></a><p class="wp-caption-text">Les résultats à 100m sont parfaitement homogènes, 18 cartouches tiennent le 8 de la C50.</p></div>
<p>Je me rends au stand de tir par un beau matin de printemps, à quelques dizaines de kilomètres du lieu ou ce fusil a participé aux combats de juin 1940. Notons, que le macaron de crosse attestant de la réception de l’arme par le service du matériel date de Juin 1940…. Sacrée coïncidence, cette arme n’a pas eu le temps de se reposer sur un râtelier d’arsenal !</p>
<p>Nos essais s’effectuent à la distance de 100m, le fut de l’arme reposant sur un sac de sable. Comme évoqué précédemment, notre fusil est particulièrement fonctionnel, j’ai même envie de dire que « l’on a vite fait le tour » tant est simple la conception. L’équilibre est particulièrement agréable, même  si l’on ressent une légère tendance à pointer vers l’avant. La crosse est particulièrement courte, il convient de systématiquement la rallonger via un sabot de crosse (réglementaire ou non). Avec cet accessoire la prise de visée devient réellement nette et le recul est en partie absorbé. La prise de visée est particulièrement agréable, nette, l’œilleton permet de cadrer le visuel de la C50 et de bien marquer des repères.</p>
<p>Le remplissage du magasin est aussi aisé avec les lames chargeurs que manuellement. La culasse est fluide et permet un verrouillage complet sans avoir à forcer. A noter que sur le premier modèle de MAS36 la planchette élévatrice ne fait pas arrêtoir de  culasse et donc cette dernière peut être refermée sur une chambre vide en fin de cycle. Ce détail sera modifié sur la deuxième version ou un méplat sur cette planchette viendra bloquer la culasse lorsque le magasin sera vide.</p>
<blockquote class="pullquote pullquote_left"><p>
Le groupement obtenu est correct puisqu’il correspond à la zone du 9 du visuel, mais à 2h.</p>
</blockquote>
<p>Les premiers tirs ont été réalisés avec nos charges réduites, histoire de se familiariser avec l’arme et sa visée. Le départ est loin d’un départ de match, ca « gratte » un peu, la course de détente est un peu longue, le départ s’effectuant autour des 2kg. En dépit de nos prévisions, ce chargement est particulièrement précis et régulier, le groupement s’inscrit dans rectangle de 15cm par 7cm  à 7h dans la zone du 5. Il n’y a cependant aucune sensation de tir, le recul étant quasi inexistant. Cette solution de chargement peut être utilisée à des fins pédagogiques, assurant ainsi une passerelle pour les novices entre le petit calibre et le gros calibre, à suivre…</p>
<p>La deuxième série de tirs s’effectue avec les munitions manufacturées. Autant dire que la différence est largement perceptible ! A vrai dire j’assimile le 7,5MAS au 7,62 NATO, c’est sec mais pas brutal. Le chronographe nous indique une moyenne sur 5 balles de 780 mètres par seconde, ce qui est quasi conforme aux cartouches réglementaires. Le tir, même de séries rapprochées, ne pose aucun problème de confort pour le tireur, hormis le fâcheux mirage qui apparaît au bout de quelques cartouches. Les douilles éjectées sont propres, à peine quelques suies qui nécessite un chiffon huilé. Elles ne présentent aucune déformation ou anomalie et sont aptes au rechargement. Le groupement obtenu est correct puisqu’il correspond à la zone du 9 du visuel, mais à 2h. Il est dommage de ne pouvoir intervenir sur le réglage des éléments de visée qui sont fixes, la solution serait de trouver un jeux d’œilletons permettant de modifier le point d’impact.</p>
<div id="attachment_1048" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/M36_-_complet-91.jpg"><img class="size-large wp-image-1048 " title="M36_-_complet-9" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/M36_-_complet-91-565x316.jpg" alt="" width="565" height="316" /></a><p class="wp-caption-text">Le Mas 36 à coté de son redoutable rival, le 98K allemand. A Droite le recueil des témoignages sur la bataille de Croutoy ou s’est illustré le 170 RI.</p></div>
<blockquote class="pullquote pullquote_right"><p>Il y a un réel plaisir de pouvoir utiliser une munition ayant été à la  pointe de l’évolution en son temps et ayant été en usage aussi longtemps  (presque 70 ans !).</p>
</blockquote>
<p>Notre troisième série s’effectue avec nos cartouches rechargées à pleine charge. Lors du rechargement, qui est classique et ne présente aucune singularité par rapport à d’autres calibres similaires, nous avons constaté la qualité des composants PRVI, les douilles sont fiables et permettent une dizaine de rechargements avant l’apparition de signes de fatigues, essentiellement des ruptures de collets. La sensation au tir est identique aux cartouches manufacturées, les vitesses mesurées sont cependant plus importantes, sur un tir de 5 balles nous obtenons  830 mètres par seconde (avec un projectile pourtant plus lourd !). Les douilles présentent des suies un peu plus importantes qu’avec les cartouches manufacturées, un recalibrage partiel règlerait à mon avis ce désagrément. La précision est correcte, puisque le groupement correspond quasiment à celui des cartouches manufacturées.</p>
<p>Le potentiel de précision est donc tout à fait conforme à nos prévisions et peut certainement être optimisé avec des rechargements plus étudiés (notamment dans le choix du projectile). L’arme peut parfaitement s’aligner lors de concours face à des Mauser, ayant eux une excellente réputation balistique. Il y a un réel plaisir de pouvoir utiliser une munition ayant été à la pointe de l’évolution en son temps et ayant été en usage aussi longtemps (presque 70 ans !).</p>
<p>Pour conclure , nous ne pouvons réellement pas trouver de points réellement négatifs contre cette arme, en remettant cette dernière dans son contexte historique, elle supporte largement toute comparaison avec ses concurrents germaniques et anglo-saxons. Le point fort est d’avoir été en mesure de réaliser un couple arme munition très performant, d’avoir rationalisé et simplifié dans de justes proportions la maintenance, le démontage et la production.  Cette arme est sans aucun doute partie intégrante de notre histoire militaire et armurière. Elle mériterait, maintenant qu’elle n’est plus en service actif, de quitter la première catégorie qui en restreint considérablement l’accès. Le MAS 36, premier modèle en tête sont encore peu fréquent en calibre d’origine sur les compétitions de TAR au profit de calibre civil tel le 30-284W ou le 300 savage, espérons que cela évolue dans un futur proche.</p>
<p><strong><em>Avertissement</em></strong></p>
<p><strong>Cette étude porte sur une arme dont l’auteur dispose et n’est pas applicable à toute arme de même calibre. Seule la méthode est applicable en fonction de l’état de l’arme et des composants. L’arme dans son intégralité devra être vérifiée par un professionnel. Il en va de même pour le projectile et la charge de poudre. Tout rechargement doit être élaboré à partir de tables SNPE, via la méthode consistant à partir de charges minimales et de progresser par paliers.</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Références.</span></p>
<p>Le Guide Pratique des Armes Françaises, Crépin-Leblond Editions, Jean Huon et Jean Claude Schlinger.</p>
<p>Gazette des Armes Numéro 420, L’Armement Français de Mai 1940, Henri Vuillemin.</p>
<p>CROUTOY 9 Juin 1940, de Michel de France, édité par les Corneilles de Croutoy.</p>
<p>Remerciements pour leur aide et les supports techniques:</p>
<p>Ludivine TELLIER / Yoanne MARTIN / François GRANDJANIN</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Essai du fusil d’infanterie 1822 T Bis</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Nov 2010 17:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>picantin60@yahoo.fr</dc:creator>
				<category><![CDATA[A l'Affiche]]></category>
		<category><![CDATA[Armes]]></category>
		<category><![CDATA[Militaria]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis que le virus du tir m’a pris, c’est à dire très jeune, j’ai toujours eu un intérêt particulier pour les armes anciennes. Mon centre d’intérêt principal reste l’armement français et particulièrement celui de transition entre le 19ème siècle et le 20ème siècle. Il n’est pas simple de se limiter dans ses choix et ses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis que le virus du tir m’a pris, c’est à dire très jeune, j’ai toujours eu un intérêt particulier pour les armes anciennes. Mon centre d’intérêt principal reste l’armement français et particulièrement celui de transition entre le 19<sup>ème</sup> siècle et le 20<sup>ème</sup> siècle. Il n’est pas simple de se limiter dans ses choix et ses recherches, tant de pièces présentant des caractéristiques intéressantes. Parfois  c’est à l’occasion d’une rencontre fortuite que germe un nouvel intérêt.  Je n’ai jamais été réellement passionné par les systèmes à percussion. Pourquoi je ne saurais le dire, obsolescence, contraintes et dangerosité de la poudre noire, bref ma rencontre avec le 1822 T Bis peut être qualifiée d’accidentelle. Un de mes amis m’a, il y a quelques mois, mis un 1822 T Bis dans les mains,  l’envie s’est immédiatement installée. Je me suis mis à la recherche immédiate d’un modèle similaire. Quelques semaines plus tard, j’ai  « déniché » mon propre fusil à percussion et j’ai basculé dans le coté obscure, celui de poudreux ! Avant tout propos, je rappelle pour les novices en rechargement que la poudre noire n’a pas du tout les mêmes caractéristiques et propriétés physiques que la poudre sans fumée. Premièrement elle n’est pas inflammable mais explosive et les règles de chargement ainsi que d’utilisation sont conditionnées par cette particularité. L’objet de cet article n’est pas d’initier le lecteur à la poudre noire, pour cela je le renvoie vers le manuel de Didier Bianchi  &#8220;<strong>Manuel de Tir à la Poudre Noire</strong>&#8220;.</p>
<p><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/1822-T-Bis-1.jpg"><img class=" alignnone" title="1822-T-Bis-1" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/1822-T-Bis-1-475x157.jpg" alt="" width="475" height="157" /></a><em><br />
Les deux armes utilisées lors des essais. A noter les différences de teintes des bois, et le fourreau<br />
de baïonnette.</em></p>
<p><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/1822-T-Bis-2.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-978" title="1822-T-Bis-2" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/1822-T-Bis-2-475x318.jpg" alt="" width="475" height="318" /></a><br />
<em>Ci-dessus, platine du modèle 1822 avant les modification T et T Bis. Notez le bassinet en laiton.</em></p>
<p>Commençons par présenter notre arme et l’historique du système 1822 T Bis. Au début du 19<sup>ème</sup> siècle, une des principales avancées technologiques dans le domaine de l’armement concerne les systèmes de mise à feu. En effet pendant plusieurs siècles, la mise à feu par silex a été la plus fiable et universellement adoptée.  Le remplacement du silex par une capsule détonante est une véritable révolution, permettant d’une part de fiabiliser les mises à feu et de simplifier l’emploi sur le terrain. Cette transition s’est faite sur une période relativement rapide, tant le nouveau procédé présente d’avantages. Conséquence directe, un nombre important d’armes à silex en bon état voir totalement neufs sont devenues obsolètes. L’abandon ou la destruction de ces armes étaient impossible en regard de la perte financière considérable et d’une diminution importante de l’arsenal réglementaire. En parallèle aux armes neuves produites à percussion, un nombre considérable de fusils à silex vont être convertis au nouveau système. Plusieurs méthodes de transformations ont été testées dès 1840, mais ayant pour principales défauts d’affaiblir l’arme ou de n’être pas viable économiquement.</p>
<p><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/1822-T-Bis-3.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-987" title="1822-T-Bis-3" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/1822-T-Bis-3.jpg" alt="" width="475" height="173" /></a><em><br />
Platine du fusil modifiée T. Le marquage de la Manufacture Royale de Tulle est clairement visible. Une pièce métallique est venue combler l’emplacement du bassinet. L’ajustage et la finition de la platine sont remarquables pour une arme à vocation militaire. A l’extrême droite de la platine, la gâchette est visible.</em></p>
<p>C’est en 1841 que le principe de transformation définitif est adopté. Le mode opératoire a été établie par le Capitaine ARCELIN. Comme  33 ans plus tard avec les conversions de fusils Chassepot en système Gras, c’est la solution la plus simple qui s’est avérée être la plus fiable et la moins couteuse. Les armes à silex du type 1822 (mais d’autres également),   vont donc repasser en Manufactures afin d’être modifiées à percussion. Si quelques variantes existent, nous pouvons cependant décrire le mode opératoire suivant :</p>
<p>L’ensemble canon et culasse ne subit pas de modification.  Le passage à la percussion nécessite la neutralisation du système à silex, l’ancienne lumière est bouchée et une masselotte portant la nouvelle cheminée est montée sur le canon. Le chien est changé, les mâchoires porte silex laissent la place à une masse percutante, l’emplacement du bassinet sur la platine est masqué par adjonction d’une pièce métallique soigneusement ajustée. Fait important que Jean BOUDRIOT souligne dans son ouvrage, les canons ont légèrement été réalésés dans une optique stratégique ! En effet, en cas de conflit notre armée peu utiliser des balles d’un calibre légèrement supérieur prise à l’ennemi, l’inverse étant naturellement impossible.</p>
<p><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/1822-T-Bis-4.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-988" title="1822-T-Bis-4" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/1822-T-Bis-4.jpg" alt="" width="475" height="167" /></a></p>
<p><em>Le marquage du millésime du canon est présent près de la masselotte. A noter que cette dernière est prise de forge. L’indication du calibre apparaît sur l’autre pan du canon, 18mm.</em></p>
<p>Le fusil devenu 1822 T (T pour transformé) va connaître en 1860 sa dernière transformation réglementaire afin de le doter des dernières avancées techniques, en l’occurrence le canon rayé. Les modèles dit de Grenadier seront également raccourcis afin de standardiser les armes. Cette ultime transformation prendra l’appellation de 1822 T BIS (bis pour deuxième transformation).  L’inscription T bis apparaît sur le bouchon du culasse. Ainsi des armes ayant commencées une carrière militaire au début de 19<sup>ème</sup> siècle seront encore actualisées et en service jusqu’au conflit Franco Prussien de 1870. Notons que le millésime initial de l’arme est encore visible sur la queue de culasse, sauf si cette dernière a été changé au cours d’un des passages en Manufacture, laissant dès lors que le marquage du type. Le calibre est normalisé à 18mm. La baguette va être également modifiée, prenant la forme d’un méplat.</p>
<p><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/1822-T-Bis-5.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-989" title="1822-T-Bis-5" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/1822-T-Bis-5.jpg" alt="" width="475" height="192" /></a><br />
<em>Les rayures obtenues par boyaudage sont culasse, le modèle est refrappé « T Bis » remplacée lors d’une transformation.</em></p>
<p>L’arme faisant l’objet de cet article est donc un vénérable ancêtre de cette période, qui ne peut cependant pas être clairement identifié. En effet, d’une part l’arme n’est pas au numéro et sa composition ainsi que le marquage des pièces laissent à penser que ses transformations ont toutes un caractère réglementaire. En premier lieu, la platine est originellement à silex, la transformation T est bien visible, l’emplacement du bassinet ayant été comblé par une pièce usinée. Cette dernière indique comme provenance la Manufacture Royale de Tulles. La crosse possède un macaron de réception et de contrôle de Mutzig, la date de réception n’étant plus lisible. La joue initialement présente sur la crosse a été supprimée, on peut conclure que la mise en bois a été refaite lors d’une des transformations. De même, le fut a été raccourci, après démontage l’on constate la présence d’un ancien emplacement destiné au ressort de garniture. La crosse était initialement celle d’un fusil de grenadier, raccourcie lors de la transformation de 1860. Le canon ne porte plus de millésime initial et le fait que la masselotte soit directement dans la masse (prise de forge) indique que ce dernier a été remplacé lors de la dernière transformation (le canon initial ne devant plus être suffisamment intègre pour accepté la mise en rayures). Le flanc droit du canon près du bouchon de culasse porte l’inscription 1860, tout les poinçons de contrôles sont présents. Notre arme a donc un vécu particulièrement « riche » puisque une partie de ces composants ont été échangés lors des diverses transformations en Manufacture. Le canon a été rayé, plus précisément boyaudé puisque les rayures ont été obtenues par un reforage du canon. Elles présentent une profondeur de 0,2mm et sont au nombre de 4. L’alésage indiqué sur le canon est de 18mm. Notre fusil mesure 1421 mm hors baïonnette pour un canon de 1029mm. Le poids à vide est de 4,080 kg.</p>
<p><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/1822-T-Bis-6.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-990" title="1822-T-Bis-6" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/1822-T-Bis-6.jpg" alt="" width="475" height="168" /></a><br />
<em>La mise en bois est précise et parfaitement modèle dit « de grenadier ». Lors de la déplacée de quelques centimètres.</em></p>
<p>Réglementairement deux balles sont généralement associées au fusil 1822 T Bis. La balle type 1857 de 17mm de diamètre pèse 32  grammes. Elle a une forme ogivale avec un méplat. A sa base un évidemment pyramidal assure son extension dans le canon sous l’effet de la pression de combustion de gaz. Un problème majeur était rencontré sous la forme d’incidents liés à l’arrachement de la jupe du projectile. C’est pourquoi un nouveau projectile est mis au point dès 1863, mesurant 17,2mm pour un poids plus conventionnel de 36  grammes. Cette nouvelle balle corrige les défauts de la précédente et donne satisfaction. Les charges de poudre usuelles pour les fusils d’infanterie étaient de l’ordre de 4,5 grammes.</p>
<p>Je renvois les lecteurs intéressés vers l’œuvre de Jean BOUDRIOT pour l’illustration des armes et projectiles et également sur l’excellent site d’un collectionneur belge <a href="http://www.littlegun.be/"><em>www.littlegun.be</em></a><em>. </em>On apprend d’ailleurs sur ce dernier le rechargement classique de ces munitions en confectionnant une cartouche en papier, instructif et pertinent.</p>
<p><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/1822-T-Bis-7.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-991" title="1822-T-Bis-7" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/1822-T-Bis-7.jpg" alt="" width="475" height="199" /></a><br />
<em>La cartouche modèle 1863 avec sa charge de poudre. Macaron de crosse indiquant la production MUTZIG.</em></p>
<p>Pour nos essais, nous avons avant tout voulu privilégier la précision et le confort de tir, à la duplication de charges militaires. Tout nos essais ont eu lieu à la distance de 50 mètres sur une cible C50. Après avoir essayé plusieurs type de projectiles issus de moules anciens nous avons sélectionné  3 balles. Premièrement deux balles coulées par un de nos collègues. Une balle ronde de calibre 17,5mm de 33 grammes provenant du moule Lee en calibre 69. La seconde balle est une slug habituellement destinée au armes de chasse issue d’un moule Lee également et mesurant 17,6mm de diamètre et 23 grammes. Pour ces deux projectiles un plomb relativement mou  a été utilisé.</p>
<p>L’autre projectile est une balle ronde en plomb durcit de marque H&amp;N de 34 grammes.</p>
<p>La poudre correspondant le mieux au standard de l’époque par sa vivacité et sa volumétrie est la Mousquet Tir de la SNPE. Relativement flexible et ne générant pas un encrassage excessif . Notons que certaines tables recommandent l’usage de la PNF2, notamment Vectan, mais cette poudre étant beaucoup plus vive que la Mousquet Tir, nous nous sommes cantonnés à cette dernière.</p>
<p><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/1822-T-Bis-8.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-992" title="1822-T-Bis-8" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/1822-T-Bis-8.jpg" alt="" width="475" height="188" /></a><br />
<em>Illustration des projectiles et calepins utilisés pour les tests. La balle de type slug associée au calepin pillow se met en place sans forcer. Le calepin recouvre la quasi totalité du projectile.</em></p>
<p>Pour les tirs plusieurs types de calepins en calibre 69 ont été employés. Des calepins secs  de marque PEDERSOLI en coton, des calepins en cotons épais et pré graissés Thompson Center pilow patchs et enfin des calepins maison découpés dans de la toile de coton. A noter que pour les calepins secs, une graisse réalisées à partir de suif et de paraffine a été réalisée. Lors des essais nous avons nettoyé les canons tous les 5 tirs, avec un mélange d’eau et de dégraissant. Le séchage à été réalisé à l’alcool à bruler.</p>
<p>Pour le novice que je suis, je dois reconnaître que notre arme ne pose pas de problème majeur. Les projectiles étant légèrement sous calibrés, c’est le calepin qui fait contact avec les rayures, d’où une grande fluidité au chargement. Il est nullement nécessaire de forcer le projectile, néanmoins après le tir de plusieurs charges, l’encrassement rend le chargement plus difficile, nous avons pu observer des déchirements de calepins avec les difficultés qui en découlent. Le nettoyage du canon est donc fortement recommandé après le tir de plusieurs charges.</p>
<p>La mise à feu n’a jamais été mise en défaut, il faut dire que lorsque l’on compare les cheminées de notre fusil et celle des modèles commerciaux, il y a un sacrée différence dans les tolérances, notre lumière faisant presque 2mm de diamètre. Inutile de préciser que l’inflammation est importante et que malgré l’encrassement, les mises à feu sont constantes.</p>
<p><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/1822-T-Bis-9.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-993" title="1822-T-Bis-9" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/1822-T-Bis-9.jpg" alt="" width="475" height="152" /></a><br />
<em>Détail de la fixation de la baïonnette, le système se verrouille par une virole montée dernière. Illustration de deux types de crosses, en haut la crosse d’origine à conservée réglementaire, en dessous la remise en bois n’a pas conservé cette particularité.</em></p>
<p>Les départs sont francs et le recul est sec mais modéré. Le tir est particulièrement agréable, il faut dire que la poudre noire à l’air libre occasionne une détonation très plaisante à l’oreille avec un panache de fumée remarquable ! Les enchainements se succèdent et n’occasionnent aucune appréhension pour le tireur. Cependant, il faut souligner que le poids de départ et la course de détente ne correspondent pas à ce que l’on peut imaginer. En effet il faut presque 10 kg d’action sur la queue de détente pour libérer le chien, la masse percutante étant elle même massive, il s’en suit une vibration importante.  La prise de visée est relativement correcte mais nécessite une réelle attention. La planchette faisant office de hausse est largement ouverte en arc de cercle, le guidon relativement fin est lui directement sur la capucine. En fonction de la luminosité il devient difficile, voir impossible de correctement ajuster son tir. Disons qu’un ciel nuageux convient parfaitement à équilibrer les contrastes. A cinquante mètres, le visuel de la C50 s’inscrit presque parfaitement dans la hausse, ce qui assure une aide à la visée non négligeable.</p>
<p>Dans nos différents tests nous avons souvent indiqué que nos armes ne tiraient pas au point visé, dans ce cas précis, bonne surprise, la prise de visée s’effectue plein centre ! Comme évoqué ci-dessus, différents paramètres nous compliquent la tâches, même posé sur notre sac de sable, il est difficile de produire des groupements réguliers. Le poids du départ et le choc vibratoire lié à la masse percutante en sont les principaux responsables. Il est possible sur plusieurs dizaine de coups de déterminer une fréquence d’impact et d’établir des groupements moyens. Pour illustrer nos tirs, nous présentons la photo d’un des groupements les plus significatifs, puisque obtenu avec le tir de seulement quatre cartouches. Tout au long de nos essais, nous avons tiré environ une centaine de charges , soit une cinquantaine de balles type Slug, le reste en balles rondes, coulées ou manufacturées. Avec les deux types de projectiles nous obtenons des résultats très homogènes, l’emploi de calepins pré-graissé de type pillow confirmant ces résultats.</p>
<p><a rel="lightbox[blah]" href="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/1822-T-Bis-10.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-994" title="1822-T-Bis-10" src="http://www.tecmagazin.fr/blog_tir/wp-content/uploads/2010/11/1822-T-Bis-10.jpg" alt="" width="475" height="386" /></a><br />
<em>Le tir des plus forte charges génère une flamme pour le moins impressionnante, niveau de la cheminée s’explique par le diamètre de cette dernière. La cible présente notre meilleur groupement obtenu à 50m.</em></p>
<p>S’il est possible de régulièrement toucher la cible, il ne faut pas à mon sens chercher le maximum de précision avec cette arme. S’agissant d’une arme d’infanterie destinée soit aux tirs de salves, soit aux tirs de courtes distances, elle convient parfaitement à un tir de loisir. L’intérêt essentiel pour le tireur est de pouvoir faire revivre une arme historique et non pas une réplique. Les sensations sont différentes, s’agissant d’une partie de notre histoire militaire qui reprend vie ! J’estime après avoir fait ce test avoir ressenti beaucoup plus de plaisir au tir qu’à la simple exploitation des résultats, le fait de présenter cette arme sur une manifestation de TAR ou sur une démonstration en stand permet d’attirer l’attention sur notre patrimoine. Durant nos tests, de nombreux tireurs ont eu l’occasion de tester nos fusils, la plupart n’étaient pas collectionneur ni utilisateurs de poudre noire. Ce fut à la fois l’occasion d’un baptême et d’une illustration historique.</p>
<p>Sources : Armes à feu françaises modèles réglementaires 1833 – 1918 par Jean Boudriot.</p>
<p><a href="http://www.littlegun.be/arme%20francaise/collection%20fusils/a%20a%20collection%20fusils%20tir%20fr.htm">http://www.littlegun.be/arme%20francaise/collection%20fusils/a%20a%20collection%20fusils%20tir%20fr.htm</a></p>
<p><strong><em>Avertissement</em></strong></p>
<p><strong>Cette étude porte sur une arme dont l’auteur dispose et n’est pas applicable à toute arme de même calibre. Seule la méthode est applicable en fonction de l’état de l’arme et des composants. L’arme dans son intégralité devra être vérifiée par un professionnel. Il en va de même pour le projectile et la charge de poudre. Tout rechargement doit être élaboré à partir de tables SNPE, via la méthode consistant à partir de charges minimales et de progresser par paliers.</strong></p>
<p>Merci à Yoanne Martin pour la fourniture des projectiles et Laurent Bocquery, grâce à qui j’ai découvert cette arme et qui m’a accompagné durant tous les essais.</p>
<p>Remerciements également à JM Riomet du site <a href="http://www.jmpcollectarmes.fr/">http://www.jmpcollectarmes.fr</a> , pour la fourniture de cette arme.</p>
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